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En 1905 : L'abattoir d'Halluin situé rue Gabriel Péri.

 

L’abattoir d’Halluin... Historique :

 

Il pouvait paraître étonnant à certains que la ville d’Halluin dispose de son propre abattoir, mais il suffit de consulter les chiffres qui figurent au tableau ci-dessous pour se rendre compte de son utilité.

En effet, au cours de l’année 1969, l’abattoir d’Halluin a produit près de 2.000 tonnes de viande ; pour être plus exact 1.972.808 kgs. En voici le détail :

 

2.874 bovins………………     947.030 kgs

 1.141 veaux……………….    111.228 kgs

  65 moutons………………..        1.629 kgs

13.253 porcs………………     879.418 kgs

   83 chevaux……………...        33.503 kgs

 

A ces chiffres, il faut ajouter 160.000 kgs venant de l’extérieur.

Ce tonnage était en augmentation par rapport aux années précédentes. Non seulement l’abattoir alimentait toute la ville, mais encore il distribuait la viande dans toutes les communes de la vallée de la Lys et même aussi en partie sur Tourcoing et Roubaix.

 

Les bêtes abattues à Halluin étaient rigoureusement sélectionnées selon des critères de qualité par les chevilleurs qui n’hésitaient pas à faire de longs déplacements pour acheter les plus beaux animaux de viande.

Ainsi la plupart des bœufs venaient du Limousin, de la Vendée et des Vosges ; les moutons de Hollande.

 

Déjà avant la guerre, l’abattoir d’Halluin était homologué pour l’exportation. En effet, les méthodes modernes d’abattage et de conservation et la rapidité avec laquelle la viande était écoulée, assuraient à celle-ci des qualités de rigoureuse fraîcheur.

L’abattoir d’Halluin était un  abattoir rentable, car le droit d’abattage n’était que de 0,10 F, ce qui était d’un excellent rapport pour l’administration, qui n’employait que très peu de personnel à Halluin.

L’abattoir d’Halluin avait sa raison d’être, nul ne pouvait le nier.

 

C’est en 1897, que Monsieur Victor Ducastel, chevilleur, ouvre un abattoir à gestion municipale.

 

Les bouchers choisissent leurs bêtes dans les fermes environnantes, les achètent et les amènent directement à l’abattoir. Ce service est très apprécié.

Monsieur Maurice Ducastel et ses fils améliorent la méthode de travail et de conservation, afin de fournir une viande de qualité.

C’est en 1962, qu’est publié un plan gouvernemental d’équipement des abattoirs publics qui doit conduire à la suppression de l’établissement halluinois.

 

Un arrêté préfectoral du Nord en date du 30 décembre 1969, propose de fixer la fermeture des abattoirs d’Halluin, d’Armentières et de Seclin dès que les travaux entrepris donneront à l’abattoir de Lille une capacité suffisante. 

 

Pour 1971, il y a eu 19088 bêtes abattues dont plus de 3000 bovins, cela représente 2 730 520 kilos de viande.

Finalement c’est le samedi 30 décembre 1972 à 11 H 30, que la dernière bête était abattue à Halluin.

 

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Une scène quasi quotidienne de cet établissement
Les animaux sont pris en charge. 
On les retrouvera plus tard .... sur l'étal du boucher
et ensuite dans l'assiette du consomateur

 

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BD15868Mr Lowagie de Wevelgem était boyauteur

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25/8/2010.

Commentaire et Photos : ARPHalluin - Daniel Delafosse