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(Pour agrandir utilisez la loupe, à droite de la photo). 

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La Place Général de Gaulle Halluin,

rénovation terminée en Mai 2010.

(Photos DD 8636 - 8637  n° Img 644 - 646)

 

Depuis mai 2010, la rénovation complète de la Place Général de Gaulle est maintenant terminée. Le parking a fait peau neuve, avec 180 places de stationnement, un nouvel éclairage et des caméras de surveillance.  Aussi, le traditionnel  marché a pu reprendre ses droits, avec des étals plus visibles et de plus larges allées.

 

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 (Photos DD 8638 - 8639  n° Img 647 - 648)

 

 Hommage des Halluinois

 au Général de Gaulle.

 

En la séance du Conseil Municipal d’Halluin du  13 avril 1945, le Maire Gustave Casier donne lecture de la lettre du 5 mars 1945, par laquelle M. le Préfet du Nord rappelle la délibération  du Conseil Municipal du 20 décembre 1944 qui propose de donner le nom du Général de Gaulle à la Place Jean Jaurès.

 

M. le Préfet fait connaître que le Général de Gaulle n’est pas favorable en principe à l’octroi de son nom aux rues et places publiques. Au terme d’un échange de vues auquel prennent part plusieurs membres du conseil municipal présents, M. Henri-France Delafosse souligne que :

 

« La décision du Chef du Gouvernement est dictée par un sentiment de modestie qui grandit celui qui en est animé, mais il pense que le Conseil Municipal peut, en maintenant la délibération susmentionnée, manifester le désir d’honorer l’action du Général de Gaulle qui est à l’origine de la libération de notre Pays ».

 

Les Membres présents sanctionnent cette proposition par leur approbation : ADOPTE.

 

Par cette adoption, Halluin sera l'une des premières villes de France à donner le nom du Général de Gaulle à une rue ou place. 

 

Charles de Gaulle (1890 - 1970).

(Photo DD 21931  n° P1220057)

 

 Les derniers moments...

 Ce 9 novembre 1970.   

 

"La Boisserie" - Colombey-les-Deux Eglises.

  (Photo DD 21927  n° P1220063)

   

Au soir d’une journée de travail consacré au second volume de ses Mémoires appelées "Les Mémoires d'Espoir", il tomba de son fauteuil. C’était Il y a 41 ans, le 9 novembre 1970, Charles de Gaulle s'éteignait à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) où il s'était retiré après avoir quitté le pouvoir un an et demi plus tôt.

 

 

Dernière photo du Général, la veille de sa mort.

(Photo DD 21928  n+ P1220095) 

 

Cette fin d'après-midi d'un automne gris et pluvieux déjà bien avancé, la journée avait suivi son cours à Colombey. Le Général avait reçu son voisin René Piot, cultivateur de son état, pour une affaire de parcelle agricole à gérer. Un entretien cordial d'un bon quart d'heure sur tout et rien. René Piot se souviendra qu'après avoir évoqué un hangar qu'il construisait, le Général lui glissa : « Si vous êtes gêné, je peux vous aider. Vous savez, le Général n'est pas à plaindre. »

 

Ensuite, le Général était allé faire une promenade dans le parc avant de joindre au téléphone son secrétariat particulier à Paris. Vers 17 h, nouvelle promenade puis retour au bureau pour quelques lettres. Peu avant 19 h, il passa la tête à la cuisine comme il le faisait de temps à autre pour parler avec Charlotte et Honorine, les fidèles servantes.

 

Le Bureau du Général à "La Boisserie".

(Photo DD 21929  n° P1220092)

 

Sur le coup de 19 h, le Général ferma les volets. « Ce fut, écrira Jean Mauriac, son dernier regard sur le jardin enveloppé de brume. » Le Général alluma la télévision, s'installa à la table de bridge, prit les cartes pour s'atteler à une patience. Soudain, un cri : « Oh, j'ai mal, là, dans le dos. » Il s'affaissa doucement sur le côté, retenu par le bras du fauteuil.

 

Madame de Gaulle se précipita avec Charlotte tandis qu'Honorine téléphonait au docteur Lacheny à Bar-sur-Aube ainsi qu'à l'abbé Jaugey, curé de Colombey. À son arrivée, le médecin ne put que constater que le Général sombrait dans le coma. L'abbé Lacheny lui administra les derniers sacrements. 

À 19 h 25, le coeur cessa de battre. Rupture d'anévrisme. Stoïque, sans une larme, Yvonne de Gaulle fut la seule à parler : « Il a tant souffert au cours de ces dernières années, c'était un roc. » Sur sa demande, la nouvelle de la mort sera tenue secrète jusqu'au lendemain matin. 

 

Yvonne et Charles de Gaulle, en 1965.

(Photo DD 21930  n° P1220069)

 

Elle chargea l'abbé Lacheny de prévenir le contre-amiral Philippe de Gaulle alors à Brest, lequel ouvrit les courriers confidentiels que lui avait remis son père quelques années auparavant, les mêmes que Georges Pompidou possédait depuis 1952.

« Je veux que mes obsèques aient lieu à Colombey... » Au petit matin du 10 novembre 1970, la France est sous le choc. Colombey, 391 habitants, devient pour quelques jours le centre du monde. Dès la fin de matinée, une noria de voitures envahit le village, déversant des escouades de journalistes, proches, compagnons, curieux.

Sans attendre la journée de deuil national, la France s'est mise comme en suspension.

 

Les obsèques à Notre-Dame de Paris le 12 Novembre 1970 à 11h30, 

en présence de Georges Pompidou président de la République.

(Photo X DD 21936  n° Img 830)

 

Le 12 novembre au matin, quatre-vingts chefs d'État assistent à l'hommage solennel à Notre-Dame de Paris. Retransmise en mondovision, la cérémonie est suivie par trois cents millions de spectateurs.

 

 

Le cercueil du Général, recouvert du drapeau tricolore,

quitte La Boisserie pour l'église du village.

(Photo Paris Match DD 21935  n° Img 829)

 

Le corps du Général est transporté sur un un engin blindé de reconnaissance.

(Photo DD 21934  n°  P1220139)

 

À 15 h, tandis que toutes les églises de France sonnent le glas, le peuple de France, 40 000 anonymes entourant les proches - seuls sont admis les Compagnons de la Libération - accompagnent à sa dernière demeure « le plus illustre des Français ». Hommage simple, discret, infiniment respectueux, à l'image des douze jeunes gens du village choisis pour porter le cercueil recouvert d'un drapeau tricolore. 

 

Douze jeunes garçons de Colombey portent le cercueil en terre.

(Photo Paris Match DD 21932  n° Img 827) 

 

Permettez-moi de terminer cet hommage à Charles de Gaulle, en associant celui qui fut le Porte-parole de la France Libre, et qui entretenait des liens privilégiés avec les Halluinois de toutes tendances politiques.

 

Maurice Schumann était l’un de ces premiers compagnons. Nul mieux que lui n’avait connu de Gaulle, du début jusqu’à la fin de sa vie.  Le 17 juin 1990 à Colombey-les-deux –Eglises, il avait dit devant la foule : 

 

« Le jour approche mon Général, où parmi ceux qui marcheront vers votre tombe, il ne restera plus aucun de vos premiers compagnons. Mais qu’importe ! Si votre vieille garde a fait son temps, votre temps commence à peine ». 

 

Maurice Schumann est parti à son tour. Mais sa voix n’a pas fait son temps. Elle résonnera longtemps encore. 

 

 

Les Parisiens, par milliers, sont venus fleurir l'Arc de Triomphe. Au matin, la place de l'Etoile

aura changé de nom. Elle s'appellera place Charles-de-Gaulle.

(Photo Paris Match DD 21933  n° Img 828)

 

Voir aussi : 

  http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=8605:place-du-general-de-gaulle-70-ans-apres-sa-denomination-1944-2014&catid=12:guerre-39-45&Itemid=221&lang=fr 

 

 http://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=619:congres-eucharistique-de-1952267&catid=12:guerre-39-45&Itemid=221&lang=fr#comment-739

 

9/11/2011 et 13/9/2014

Commentaire et Photos :  Paris Match Daniel Delafosse