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Culture

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Une pièce de théâtre en 1922 ou 1923          (photo no 5916 ) 
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Le Cercle Dramatique  'L'Avenir' en 1928 et des membres de la
symphonie la Prolétarienne ; en centre le Maire Gustave Desmettre.
              ( Photo no 5895 ) 

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Cyclisme : Prix de la Ducasse d'Halluin... (Années 1960),

 Départ face aux Manèges installés Place de Gaulle.

 On reconnait R.Verfaillie, le 4ème à partir de la gauche au 1er rang.

(photo n° 289)

 

Noces d’Or pour les « Petits Canards »

de la Ducasse d’Halluin... en 1996 ! 

 

Dans le temps, on savait construire du solide ! Pour preuve, ce pilier de la ducasse d’Halluin, « Les Petits Canards », vient égayer les petits Halluinois, en 2011 et chaque année… depuis soixante-cinq ans !

 

Son histoire est loin d’être terminée. En 1996 : Christine et Brigitte Goossens viennent de prendre la relève de leur père, et n’ont pas l’intention de s’arrêter. Elles racontent leur histoire...

 

Ces petits canards à l’œil jovial que tous les Halluinois ont l’habitude de retrouver chaque année à la ducasse n’ont pas une ride. Pourtant, ils viennent s’installer dans la ville depuis cinquante ans ! Une très belle histoire pour les familles halluinoises qui n’ont sûrement pas vu le temps passer, et pour les Goossens qui exploitent ce manège de père en filles.

 

Pour ce qui, finalement, est une vraie fête de famille, la célébration sera à la hauteur de cette étonnante fidélité : fanfare, majorettes, géants d’Halluin et… lancer de petits canards en peluche du balcon de l’Hôtel de Ville.

 

En ce premier samedi de juin 1996, sera lancé la fameuse et traditionnelle ducasse d’Halluin : Les étrangers qui ne manqueront pas de passer dans la ville risquent fort d’assister à des scènes très étranges… Il est en effet tout à fait probable qu’ils puissent observer une forte animation autour du « sporting duck » que tous les Halluinois connaissent comme étant le manège des « petits canards ».

 

La cause en est simple : le manège fête, en cette année 1996, sa cinquantième venue annuelle sur la place.  On y vient donc depuis au moins trois génération, et bon nombre de sexagénaires ont vraisemblablement posé (mais pas usé, n’exagérons pas) leurs culottes courtes sur les petits bancs de bois. Vont-ils fêter cet anniversaire en y retournant, sous les yeux exorbités de leur petite famille ? Voilà qui ne manquerait pas de piquant, d’autant que pour l’occasion, la fanfare des Cavaliers halluinois et les trois géants de la cité seront également là.

 

Les exploitantes de ce « morceau de l’histoire halluinoise » ont décidé, de surcroît, de procéder à un lancement de petits canards en peluche du haut du balcon de l’Hôtel de Ville. Normalement, ces joujoux sont destinés aux enfants, mais gageons que les trois ou quatre générations qui ont également profité de cette attraction auront envie de retrouver leur âme de dix ans en se précipitant eux aussi dans la mêlée.

 

Une longue histoire de fête.

 

Christine et Brigitte Goossens ont pris la suite de leur père il y a deux ans. Et elles n’ont pas l’intention d’interrompre cette belle histoire. Car chez les Goossens, la tradition, c’est  sacré.

 

On y est forain depuis au moins quatre générations ! Une cousine qui tente actuellement de construire un arbre généalogique n’a pas encore pu monter au-delà, puisque chaque enfant est né, au grè du hasard, un peu partout en Europe.

 

« Mais nous pensons que la famille est dans le métier depuis plus longtemps que ça ». Allemagne, Hollande, Belgique, France… « J’ai une tante qui est née à Amiens, pendant une foire, explique Christine, Une autre qui est née à Arras, un oncle à Liège, et mon père quant à lui à Tourcoing. C’est du reste étrangement là qu’il est décédé, il y a deux ans ».

 

La boucle était bouclée. Toute une dédiée à la route, à la fête, avec un autre hasard qui semble être un signe du destin : « Il ressemblait à Achille Zavatta, se souvient Christine. Même voix et même visage ! Du reste, il lui est arrivé de se déguiser en clown pour amuser les enfants. Le plus étonnant de l’histoire, c’est que Zavatta et lui sont décédés à quatre jours d’intervalle ».

 

C’est aussi pour rendre hommage au travail de toute sa vie qu’elles ont décidé de reprendre le flambeau. Christine avec les « Petits Canards », et Brigitte avec un stand de  croustillons, gaufres et crêtes, comme ses grands-parents et arrière grands-parents. Le manège n’a pas beaucoup changé depuis ses premières années de voyage.

 

Après leur père, Christine et Brigitte en prennent soin quotidiennement, veillant jalousement à sa mécanique (eh oui !) et à son esthétique. Le moteur en est le plus vieil élément puisqu’il date de 1932 !

 

Le manège n’a pas beaucoup changé depuis, sauf que les bateaux d’origine ont été remplacés par des canards, que les éclairages sont plus importants, que la sono a pris de la puissance et qu’il existe désormais une toile pour se protéger de la pluie. Ce qui n’est pas forcément du luxe dans notre région.

 

De même, l’emplacement que les « Petits Canards » occupent à Halluin est presque intangible, à quelques mètres près. Du milieu de la rue Marthe Nollet, il a juste glissé en face de la mairie, depuis que celle-ci n’est plus la propriété de la famille Sion. La famille du célèbre manège allait prendre le café chez les industriels et elle a encore en mémoire la gentillesse de leur accueil.

 

 Le nom de la place, devenue Espace François Mitterrand, voici quelques semaines, a lui changé. Pas celui des Petits Canards, ça non…

 

Avec l’installation de la « maison commune », les relations ne se sont pas détériorées. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard sil les barrières installées sur l’espace Mitterrand sont amovibles et que les cabines téléphoniques ont également été déplacées.. Elles permettent notamment au manège de retrouver chaque année son emplacement attitré.

 

Il a plu des canards !

 

Ce samedi 1er juin 1996 à Halluin, il faisait un vrai temps de canard. Du moins au sens propre, car au sens figuré, le soleil brillait plutôt haut dans le ciel, et l’été pointait le bout de son nez. Mais du haut de l’Hôtel de Ville, c’est une pluie de petits canards en plastique qui est tombée sur une foule de badauds.

 

C’est la manière qu’avait trouvé le manège des petits canards, pilier de la ducasse d’Halluin, pour célébrer son cinquantième anniversaire. Christine et Brigitte Goossens qui viennent de prendre la succession de leur père, avaient mis le paquet (de canards) pour réussir la fête. Un moment historique pour les deux patronnes qui, avec la complicité du maire et de bien d’autres élus soucieux de ne pas manquer cela, ont lancé quelque trois cents petits et gros canards des fenêtres de la mairie.

 

Et personne ne s’est volé dans les plumes ! Dans une moindre proportion, l’espace François Mitterrand ressemblait à la grand place de Comines un jour de jetée des Louches, ou à Dunkerque, pour le hareng… Comme prévu, les géants Alphonsine, Hilaire et P’tit Baptiste, les Cavaliers halluinois, le comité des Allumoirs étaient de la fête, ce samedi à 18 h 30 précises.

 

Lors de la réception de Christine et Brigitte, en mairie ce samedi matin, l’un des invités a lâché un Barbarie dans le salon d’honneur… Un vilain petit canard qui, sans aucun regard sur le livre d’or, n’en a néanmoins pas oublié de signer son passage !

 

A l’occasion de cette petite cérémonie, M. Francis Poulain, adjoint aux fêtes, n’a pas oublié un autre fidèle, M. Duhem qui a répondu soixante et onze fois présent à la ducasse d’Halluin : « Et je continuerai tant que j’ai mon permis poids lourds », a dit celui-ci.

 

En 1989... Petit retour en arrière.

 

En septembre 1989, c’est la première fois, faisait remarquer ce forain qui totalise près de 45 années de présence dans les ducasses de la ville, qu’une municipalité d’Halluin accueillait cette corporation en mairie.

 

Lors de cette réception, le maire Alexandre Faidherbe s’exprima au nom de toute la municipalité et insista sur le sens de la fête et l’importance de ce premier contact.  Le maire souhaita à chacun une totale réussite malgré les circonstances économiques un peu défavorables.

 

Le régisseur des fêtes M. Malghem, prit la parole et remercia la ville pour cette rencontre avec les élus. Avant de clore cette réception par un vin d’honneur, Alexandre Faidherbe offrit aux quatre plus anciens, Mmes Bossaert, Dailly et MM Duriez et Goossens, une médaille de la ville en gage d’amitié.

 

En cette Ducasse d'Automme, du 24 au 28 Septembre 2011, le manège des "Petits Canards" est toujours présent, face à la Mairie d'Halluin, pour le plus grand bonheur des petits. 

 

25/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

 Aubade de la "Philharmonie" Halluinoise,

 devant le café du Boulevard en 1960 (face à la rue du 11 Novembre 1918).

 Directeur M. Emile Onraet.

(Photo n° 00325).

 

La "Philharmonie" Halluinoise...

 et ses Prémices.

 

 

La "Philharmonie" a été fondée en 1897. Dès 1900, elle obtint des premiers prix à des concours dans la région et à Paris.

 

Des générations de musiciens furent formés dans cette société musicale. Les pères y amenaient leurs fils, auxquels ils donnaient le goût de la musique. Cette société connut une grande vitalité et participa à toutes les manifestations de la ville. Fréquemment en déplacement, elle donnait régulièrement des concerts en ville.

 

MM. Arthur Defer puis Emile Onraet en furent les chefs d'orchestre.

 

23/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

 La "Concordia" d'Halluin, en 1938, 

et son président d'honneur M. Jean Sion,

au centre, 1er rang, devant son domicile... la Mairie actuelle.

(Photo n° 00094) 

 

La "Concordia" d'Halluin...

 Prémices. 

 

La "Concordia" qui avait succédé à la 1ère Harmonie Municipale d'Halluin créée en 1892, est photographiée ci-dessus, lors d'une fête de la Sainte-Cécile, en 1938.

 

Le président d'honneur était Jean Sion, le président actif G. Mestdag, le directeur et chef d'orchestre Paul Pattyn. C'est M. Ducatillon qui lui succédera.

 

Ouvriers et employés, tous prenaient du temps pour la musique : répétitions chaque semaine pour préparer concerts et concours. En juillet 1949, ils participèrent à un grand concours à Calais. L'été, ils faisaient le tour des plages jusqu'à Ostende. A tour de rôle, avec les autres société musicales, ils donnaient des concerts au kiosque sur la grand-place puis au jardin public, rue de Lille. 

 

L'Harmonie Municipale d'Halluin...

Historique de 1981 à 2011. 

 

Vers les années 1975, l'Harmonie Municipale, la "Philharmonie", la "Concordia", "La Prolétarienne",  "La Fraternelle" et "La Philharmonie-Concordia" (fondée en 1960), toutes ces sociétés musicales avaient périclité et disparu.

 

En novembre 1980, dans son discours de distribution des prix de l'Ecole de Musique, M. Henri Leveugle Maire d'Halluin évoquait l'absence d'une Harmonie Municipale et adressait un vibrant appel à tous les amateurs de musique et aux parents d'élèves premiers concernés, pour qu'ils unissent leurs efforts vers une relance et la renaissance d'une Harmonie locale. Il ajoutait : "La Municipalité est prête à travailler avec tous ceux qui, avec elle, ressentent ce besoin et à leur apporter les moyens matériels et financiers nécessaires.

 

Après plusieurs réunions et contacts divers, le 19 Juin 1981, une assemblée  permettait de lancer officiellement le processus de création d'une société, qui prendrait nom : "Harmonie Municipale d'Halluin".

 

Les bases de fonctionnement étaient jetées, une commission provisoire nommée, la direction serait confiée à M. Guy Deceuninck, bien connu des musiciens. Le début des répétitions était fixé au 10 septembre 1981.

La Municipalité précisait bien sa position : "Bien qu'incitatrice et élément catalyseur, elle ne prétendait pas tout régenter elle-même, mais voulait participer à la vie et à la gestion de la société. Elle donnerait les moyens nécessaires à sa création et à son fonctionnement. Une convention serait signée entre l'Harmonie et la Municipalité".

 

Le jour J, tandis que M. Oscar Crombez, Adjoint à la Culture, présentait aux musiciens M. Marcel Vanwalleghem qui allait devenir leur Président, le Chef M. Guy Deceuninck levait la baguette (symbolique) sur le premier morceau (de sa composition d'ailleurs) et qui deviendra l'indicatif de l'Harmonie.

 

A cette date, ils sont donc plus de quarante : Jeunes de l'Ecole de Musique, anciens élèves et tous autres musiciens chevronnés, ou ayant parfois cessé de pratiquer depuis plusieurs années ; tous se retrouvent chaque jeudi à 19 h 30, à leur local : la salle municipale Wancquet, rue du Stade.

 

En Février 2002, après 16 années consacrées à la présidence de l'harmonie municipale, M. Michel Onraed (âgé alors de 75 ans) a souhaité passer la main. Pour ce "mélomane averti" comme il aime se définir, passer le relais c'est aussi une manière de permettre à l'harmonie d'aller toujours de l'avant, dans cette quête effrénée de perfectionnisme.

 

En effet, depuis sa création en 1981, anciens et jeunes ont su transformer cette chance en réussite, l'école de musique devenant dans le même temps un vivier de talents pour la phalange musicale renaissante.

Michel Onraed, quant à lui, a quasiment écrit sa vie sur une partition. C'est en effet grâce à la musique, qu'il a rencontré sa future épouse par le biais d'un croisement entre deux chorales. Institutrice, pianiste sortie du conservatoire d'Armentières, c'est elle qui intégrera la première l'harmonie municipale, en tant qu'archiviste (en 2011, elle est toujours organiste à la paroisse Notre-Dame de la Lys d'Halluin).

 

"Elle tenait les claviers", se souvient Michel Onraed. Lui va donner des coups de main, jusqu'à ce qu'on lui demande de prendre la présidence, ce qu'il acceptera, avant d'être élu en janvier 1986.

 

Au moment de son départ en Février 2002, Michel Onraed raconte...  Il se souvient aussi des chevilles-ouvrières comme Pascal Crevel, le directeur-adjoint, fidèle depuis les débuts. "On a connu une grosse évolution", reconnaît-il. Ainsi Jean-Noël Oldman, directeur de l'harmonie depuis six ans, a en tant que professionnel de la musique (médaille en trompette) insufflé des exigences de qualité dans le travail mené.

 

"Moi, j'ai surtout été chargé de la partie administrative" reconnaît Michel Onraed qui réfute tout honneur. "J'ai la culture du groupe, de l'équipe, pas celle de la personnalité'". Dès lors, animé de la volonté de se mettre au service de la musique, Michel Onraed n'a jamais été avare d'enthousiasme, de passion.

 

"Ce qui m'a beaucoup marqué, c'est le concours de la fédération des sociétés de musique à Calais, en 1998", raconte-t-il, "alors qu'on était classé en 2ème division 2ème section, on est monté grâce à un 1er prix ascendant en 1ère division 2ème section. Il y avait là-bas une ambiance extraordinaire avec 2000 musiciens qui ont joué. Sur la place de Calais, on en avait gros dans le coeur !".

 

Autre souvenir indéfectible : l'année très dense du 20ème anniversaire de l'Harmonie, c'était en 2001. "On a organisé des concerts formidables qu'on n'avait jamais organisés jusque-là, on a reç une pluie d'éloges pour ces moments forts", souligne-t-il, visiblement encore ému.

"L'harmonie Municipale a évolué dans le domaine de la répartition des instruments, c'est vraiment devenu une harmonie avec des instruments à vent, se félicite-t-il. Et pour l'ancien Président, après 20 années consacrées à l'Harmonie, l'avenir est encore à écrire.

 

En 2010, le chef Jean Noël Oldman a fêté ses 15 ans de direction lors d'un concert hommage à Guy Deceuninck, son prédécesseur. En 2011, les 30 ans de la formation musicale sont  ponctués par 3 temps forts :

 

Le concert de printemps (21 mai), organisé autour de la musique de jazz dans une ambiance cabaret, un concert de prestige (24 septembre) organisé avec Romain Leleu, enfant du pays, ancien élève de Jean-Noël Oldman et lauréat 2009 des victoires de la musique, et un concert lézar'monic avec le groupe rock Lézard Martien (4 décembre). Ce dernier concert tiendra lieu de Sainte Cécile. « Ces manifestations vont permettre de travailler dans un autre registre » a déclaré le chef.

 

En 2010, Jean-Noël Oldman avait ajourné la participation au concours des harmonies de la fédération, malgré le déclassement en découlant, la phalange ayant perdu quelques musiciens de haut niveau. Il a décidé de concourir à nouveau en 2012. « Préparer un concours fait progresser le niveau et également la cohésion du groupe » a-t-il justifié.

 

« Merci d'intégrer les jeunes de l'école de musique, merci pour votre implication dans la vie culturelle halluinoise » a déclaré le maire Jean-Luc Deroo, qui a regretté que les Halluinois ne se déplacent pas en plus grand nombre lors des événements musicaux de la commune.

 

Rappelons que l'Harmonie Municipale participe aux commémorations patriotiques et autres manifestations municipales et organise chaque année quelques événements musicaux, dont deux incontournables : le concert de printemps et le concert de Sainte Cécile. Les répétitions ont lieu à l'Harmonieuse le jeudi à 19 h 30.

 

Depuis le départ de M. Michel Onraed,, c'est M. Dominique Cornille qui préside la société. En janvier 2010, le président  Cornille s'est montré satisfait de l'année 2009, notant l'assiduité grandissante aux répétitions, gage d'une meilleure qualité des prestations. Comme il avait été décidé lors de la précédente assemblée générale, l'Harmonie ne défile plus lors des commémorations patriotiques, mais se rassemble devant le monument aux morts. Le taux de participation est ainsi plus élevé.

 

Des anciens en activités, il reste encore MM. Johnny Mittenaere,  Claude Lesage, Pascal Crevel, les frères Deleu...  La charmante Émilie Martins, chargée de communication au sein de l'orchestre, confie qu'il n'est pas toujours simple de gérer un ensemble de musiciens comme l'harmonie, en soulignant que le président M. Cornille mène le groupe de main de maître, mais aussi avec chaleur, doigté et tact.  Chaque année, de nouveaux membres bénévoles sont intégrés au conseil d'administration.  

 

23/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

 L'Harmonie Municipale d'Halluin, en 1907.

(Photo n° 00017)

 

L'Harmonie Municipale d'Halluin...

 Les Prémices. 

 

La 1ère Harmonie Municipale d'Halluin a été créée en 1892. L'abbé Coulon relate dans "L'Histoire d'Halluin" qu'elle serait issue de la Musique des Pompiers qui existait depuis 1841.

 

Cette photo le confirme, puisqu'elle est prise dans la cour de l'ancienne mairie, devant la caserne des pompiers, rue Abbé Bonpain.

 

Signe particulier de cette société : tous les musiciens portaient le sabre. Le directeur était M. Réglet. Beaucoup de pompiers en faisaient partie. Entre autres : MM Achille Graye, Henri Lamblin, Jules Lesage, Henri Ramaut, Desot, Denève...

 

La guerre de 1914-1918 en a fauché beaucoup. Dès la fin de la guerre, Paul Pattyn a rassemblé les musiciens et a constitué la "Concordia" dont il a pris la direction.

 

A cette époque, il exista des société musicales de sensibilités différentes comme aussi la "Philharmonie" fondée en 1897 et "La Fraternelle" créée en 1907.

 

Vers les années 1975, toutes ces sociétés musicales avaient périclité et disparu.

 

Le 10 septembre 1981, avec le soutien de M. Henri Leveugle, maire de l'époque,  MM. Oscar Crombez, Marcel Vanwalleghem et Guy Deceuninck mirent en place une nouvelle phalange musicale.  Marcel Vanwalleghem en fut le premier président et Guy Deceuninck le premier chef.

 

L'Harmonie Municipale participe aux commémorations patriotiques et autres manifestations municipales et organise chaque année quelques événements musicaux, dont deux incontournable s: le concert de printemps et le concert de Sainte Cécile.

 

Après avoir succédé à M. Michel Onraed (16 ans de présidence) c'est M. Dominique Cornille qui préside la société depuis 2002, sous la direction de son chef M. Jean-Noël Oldman.

   

22/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Remise d'une coupe lors d'un concours d'accordéon,
 devant le siège des Accordéonistes halluinois, rue G.Péri Halluin.
1er à gauche : Gaspard Meurisse Ancien Combattant d'Indochine.
   (photo n° 3848)

 

M. Gaspard Meurisse né à Halluin, le 14 Novembre 1926, est décédé à Tourcoing (Nord) le 4 Septembre 2010, l'âge de 83 ans. Ancien combattant d'Indochine, il était aussi l'ancien Président des Accordéonistes Halluinois.

 

Ses Funérailles se  déroulèrent le Jeudi 9 septembre 2010,  en l'église Saint-Hilaire à Halluin. 

 

Hommage aux Combattants d'Indochine... 

 

L’Indochine comprenait la Cochinchine, l’Annam, le Tonkin, le Laos, et le Cambodge. Tous ces territoires ont été colonisés par la France en 1884. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, les Vietnamiens ont souhaité déclarer leur indépendance.

 

Ce fut alors le début de la guerre d’Indochine (1946-1954), avec l’envoi par la France d’un grand nombre de soldats, pour maintenir son contrôle sur sa colonie indochinoise. En 1954, les forces communistes ont vaincu l’armée française à la bataille de Diên Biên Phu. Les colonies acquirent alors leur indépendance.            

 

La journée nationale d’hommage aux 100.000 soldats français "Morts pour la France" en Indochine a été instituée par  le décret du 26 mai 2005. Chaque année, le 8 juin sera désormais la date officielle de commémoration des victimes de la bataille de Diên Biên Phu.

 

Cette date correspond au jour de l’inhumation du soldat inconnu d’Indochine à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette (Pas-de-Calais) en 1980.

 

8/6/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Vêtus de leurs nouveaux costumes, les accordéoniste halluinois
sont reçus en Mairie, le 22-12-1978, par M. Albert Houte Maire.  
(photo n° 4277)

  

Le Centenaire des Accordéonistes Halluinois,

 (1907 - 2007)... et la Société en 2011.  

 

Un groupement officiel d’accordéonistes qui fête ses 100 ans : il semble que ce soit unique en France !

 

D’où la fierté, bien compréhensible, des 24 membres de la Société des Accordéonistes Halluinois qui ont célébré en 2007 le centenaire de leur association née en 1907.

 

« Et encore, les accordéonistes avaient déjà demandé une subvention officieuse à la Ville en 1903 », sourit Marceau Rompteau, le secrétaire actuel qui ne manque pas de rendre hommage  à tous les anciens.

 

Et notamment à celui que tout le monde appelait « grand-père », le tenancier du Café des Accordéonistes, André Debruyne, figure légendaire de la société pendant… 75 ans (de 1913 à 1987).

 

La société a démarré en 1907 et son chef  Paul Vermeersch était alors le seul à connaître la musique. Elle a toujours eu son siège dans un café de la Pannerie, en particulier l’actuel Café des Accordéonistes, depuis 1945.

 

On animait les bals du samedi et du dimanche après-midi. Les Accordéonistes halluinois sont le plus souvent des mordus.

 

« Même si certains membres viennent de loin (de Douai, de Bauvin !), nous sommes viscéralement ancrés à Halluin, commente le président Juan Simarro. C’est aux Halluinois que nous devons notre longévité et c’est d’abord pour eux que nous avons conçu nos deux concerts du centenaire : celui du 12 mai 2007, à la Salle du Manège » où nous avons voulu souligner l’amitié musicale à Halluin, avec nos amis de la Lyre, de l’Harmonie et de la Chorale du Mont.

 

Le deuxième rendez-vous eut lieu le 13 octobre 2007, toujours Salle du Manège avec cette fois des amis allemands, le Volkschor d’Oer Erkenschwick mais aussi le Cabaret Halluinois ».

 

Instrument populaire, et revendiqué comme tel par ses ambassadeurs halluinois, l’accordéon a trouvé sa place à l’école de musique et permet également d’entretenir des liens très forts avec, notamment, les « jumeaux » de la chorale allemande Volkschor.

 

Les activités de la société ont changé en cent ans…

 

Les répétitions se déroulent le samedi à l’Harmonieuse (la nouvelle salle musicale halluinoise de la Rouge Porte). Quinze à vingt sorties sont organisées par an : des animations de quartier, comme au Colbras ou à la Résidence Pompidou, les médaillés du 1er mai ou la fête des Mères, des thés dansants dans toute la région, le festival d’accordéons de Croix. Mais encore les Foulées Halluinoises, le bal du 14 juillet à la Halle N’Kong Zem, le concert à la maison de retraite, la fête de Saint-Cécile…

 

Les meilleurs souvenirs les plus récents sont : le voyage à Paris, où les participants ont vécu un moment agréable dans une guinguette à la butte Montmartre. Celui à Amiens et la participation à l’émission télé « Sur un air d’accordéon », un moment très convivial.

 

En 2007, la société des Accordéonistes Halluinois se compose d’une vingtaine de musiciens, âgés de 16 à 65 ans. Avec la dynamique Silvina Titeca comme chef et une équipe  dirigeante de cinq personnes, cette association continue à être de tous les bons coups musicaux et on ne voit pas pourquoi la joyeuse aventure s’arrêterait de sitôt…

 

Juan Simarro président actuel...

  

Quatre ans après avoir célébré le centenaire de leur association, en avril 2011, les accordéonistes halluinois ont organisé un premier festival consacré à la pratique. Le célèbre accordéoniste Jérôme Richard, lauréat de nombreux prix, a participé à l'événement.

 

 « Moi j'ai commencé l'accordéon en 1965, j'ai donc 45 ans de pratique derrière moi ! ». Juan Simarro, président de l'association « Les accordéonistes halluinois », est un passionné. Comme beaucoup de musiciens, c'est dans l'enfance qu'il s'est lancé dans la découverte de cet instrument.

Les expériences partagées avec les autres membres du groupe lui apportent un plaisir qui ne s'essouffle pas. « Récemment, en jouant à trois, nous nous sommes rendus compte que nous cumulions 120 ans de pratique ! », précise-t-il avec humour.

 

Aujourd'hui,  l'association regroupe une vingtaine de musiciens, âgés de 25 ans à 56 ans, dont une bassiste et un batteur. « Il est difficile de recruter des jeunes, reconnaît Juan Simarro.

À la fin des années 1960, le groupe comptait 35 accordéonistes. Aujourd'hui ça a changé, beaucoup de musiciens se tournent plus spontanément vers la guitare ou la batterie. Mais on constate quand même un petit frémissement, et nous travaillons en solidarité avec d'autres sociétés d'accordéon comme celles de Croix, Lambersart, Lomme, Coquelles ou Hazebrouck ».

 

La société halluinoise est l'une des plus dynamiques de la région, avec une vingtaine de concerts par an, partout dans la région mais aussi en Belgique et jusqu'en Allemagne et en Angleterre.  En effet, au jumelage d'Halluin avec les communes d'Oer-Erkenschwick et de North Tyneside correspond aussi celui de leurs sociétés d'accordéon respectives.

Les genres abordés brillent par leur diversité. Entre un travail de longue haleine sur La symphonie du Nouveau Monde de Dvorak ou l'animation de la traditionnelle messe de la Sainte-Cécile début décembre, le groupe trouve encore le temps de s'intéresser à la musique de variétés.

 

« Chaque année à la maison de retraite L'Orée du mont à Halluin, nous jouons avec plaisir des airs d'Edith Piaf ou de Jacques Brel, ce qui correspond aux goûts des résidants ».

 

3/6/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Quelques jeunes accordéonistes.

Michel Poppe se trouve au dernier rang (au centre devant la fenêtre).

 (photo n° 4844)

  

Le Décès de Michel Poppe dit "Popy"... 

 

Ancien commerçant halluinois, Michel Poppe dit "Popy" né à Menin (Belgique) le 28 Décembre 1946, est décédé à Roncq (Nord) le 30 Mars 2011, à l'âge de 64 ans.

 

Membre d'Honneur de la Lyre Halluinoise, il était aussi l'Ancien Président du Vélo Club d'Halluin et Ancien Président des Accordéonistes Halluinois.

 

Ses Funérailles se dérouleront  le Mercredi 6 Avril 2011 à 10 H 45, en l'église Saint-Hilaire (centre) à Halluin et inhumé au cimetière de la ville.

 

2/4/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

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03852

M. Legal procède à la remise du drapeau
de la Société des Accordéonistes Halluinois
à M. André Blondeel (derrière lui, Gaspard Meurisse).
(Photos n° 3854 et 3852) 
 
M. André Blondeel est décédé ce 27 Février 2011, dans sa 89ème année.
 
Veuf de Nadine Debruyne, il était l'ancien tenancier du café "Les Accordéonistes". Médaillé d'Or des Ets Lannoy, il était aussi le Porte-drapeau de la Société des Accordéonistes Halluinois. Musicien dans l'âme, André Blondeel a transmis le virus musical à son fils Didier et à son petit-fils David. 
 
Ses Funérailles Civiles se dérouleront ce Jeudi 3 Mars à 15 H au Cimetière d'Halluin.
 
2/3/2011. 
Commentaire : Daniel Delafosse