:

Anciens combattants,résistants,prisonniers.

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L'assemblée générale des passeurs et filiéristes.

(photo n° 6174)

 

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A droite : Monument aux Morts - Cimetière Halluin.

Vue sur l'Eglise du Mont (entrée rue des F. Martel) - 2010.

(Photo DD 12269  n° p1010490)

(Utilisez la loupe, à droite, pour agrandir

ou déplacer la photo à votre convenance).

 

Au cimetière d'Halluin, le monument central entretient la même mémoire que celui situé, rue de Lille. Ce monument, érigé à la mémoire des soldats halluinois morts pour la Patrie, fut inauguré le 13 octobre 1895. Des inscriptions évoquent les victimes des guerres du Second Empire, d’Italie, de Crimée et de 1870,  ainsi que celles d’Indochine (1947-1954).

 

La Guerre de 1870 - 1871....

et les Halluinois. 

 

La guerre franco-prussienne de 1870-1871 est une guerre dont on parle peu. Elle a été supplantée par les deux guerres mondiales plus récentes et beaucoup plus meurtrières. De plus, la France a essayé d'effacer, d'oublier sa cuisante défaite.

 

La guerre franco-prussienne de 1870-1871 est un conflit qui opposa la France et les états d'Allemagne sous la domination de la Prusse. La guerre franco-prussienne de 1870-1871 fut une guerre courte (à peine six mois) qui se déroula de la mi-juillet 1870 jusqu'à la fin janvier 1871. toutes les batailles de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 eurent lieu en France sauf la première.

 

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Ouverture des hostilités franco-allemandes, en Août 1870.

(Photo DD 12277  n° Img 565)

 

La publication de la dépêche d'Ems par Bismarck déclenche la guerre franco-prussienne de 1870-1871. La guerre franco-prussienne de 1870-1871 peut être divisée en deux périodes : la Guerre Impériale et la Guerre Républicaine (ou de la Défense Nationale).

 

La période impériale de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 d'une durée d'un mois et demi environ vit la perte de l'Alsace, l'invasion de la Lorraine, et le siège de la ville de Metz. La désastreuse bataille de Sedan, tournant de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, amena la chute de l'empire et la proclamation de la République. Pendant cet épisode de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, l'armée de Paris eut à subir le siège de la ville ainsi que son bombardement. Les armées de province essayèrent de dégager la capitale et de couper les lignes d'approvisionnement de l'armée allemande. La guerre franco-prussienne de 1870-1871 prit fin avec la capitulation de Paris. le 28 janvier 1871.

 

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Le 28 Mars 1871 : Proclamation de la Commune,

devant l'Hôtel de Ville de Paris.

(Photo DD 12278  n° Img 566)

Décisions importantes de la Commune :

 Vote la séparation de l'Eglise et de l'Etat,

 la proclamation de la laïcité, la gratuité de l'enseignement.

 

A la suite du traité de paix de Francfort, qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870-1871, signé le 10 mai 1871, la France perd l'Alsace (sans Belfort) et d'une partie de la Lorraine (avec Metz), intégrées à l'empire allemand en tant que "territoires d'empire". De plus, cinq milliards en francs or devaient être payés par la France, une armée d'occupation devant rester sur une partie du territoire jusqu'au versement complet de la somme. Après la guerre franco-prussienne de 1870-1871, Napoléon III s'exila en Grande-Bretagne où il rejoignit sa famille.

 

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Le Monument aux Morts érigé en 1895 : 

Cimetière Halluin - Janvier 2009.

(Photo DD 12283  n° p1000224)

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ou déplacer la photo, à votre convenance).

 

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 Inscriptions des Halluinois

sur le Monument aux Morts - Cimetière.

(Photo DD 12267  n° p1030312)

 

14 Halluinois « Morts pour la France ».  

 

Le Monument aux Morts érigé au Cimetière d’Halluin rappelle aussi le souvenir et les noms de ses « enfants » partis pour cette guerre franco-prussienne. 

 

Parmi eux 14 soldats Halluinois ne devaient jamais revenir. Leurs noms sont pour toujours gravés sur la pierre. 

 

Carette Auguste 

Catteau Charles-Louis 

Delattre Jules 

Dhalluin Charles-Louis 

Delattre Victor-Charles 

Derveaux Auguste 

Frenoy Désiré 

Lagae Jean-Baptiste 

Lemay Richard-Joseph 

Leplat Henri-Joseph 

Montagne Henri-Joseph 

Macelles César-Joseph 

Olivier Paul-Joseph 

Vantomme Victor

 

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 La Société des Anciens Militaires, avant la guerre de 1914.

Certains d'entre eux sont nés en 1840, et ont fait la Guerre de 1870.

(Photo n° 3261)

 

14/5/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

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A droite au fond : Monument aux Morts - Cimetière Halluin.

Allée principale (entrée carrefour rue Pasteur) - Novembre 2011.

(Photo DD 12270  n° p1030309)

(Utilisez la loupe, à droite, pour agrandir

ou déplacer la photo à votre convenance).

 

Au cimetière d'Halluin, le monument central entretient la même mémoire que celui situé, rue de Lille. Ce monument, érigé à la mémoire des soldats halluinois morts pour la Patrie, fut inauguré le 13 octobre 1895. Des inscriptions évoquent les victimes des guerres du Second Empire, d’Italie, de Crimée et de  1870,  ainsi que celles d’Indochine (1947-1954).

 

Les Guerres de Crimée, d'Italie...

et les Halluinois. 

 

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Monument aux Morts - Cimetière Halluin - Mai  2011. 

(Photo DD 12257  n° p1020146) 

 

La Campagne de Crimée (1854-1856). 

 

La guerre de Crimée est la conséquence de la volonté de Napoléon III de diviser la coalition née de l’Europe du Congrès de Vienne (1815). Elle résulte de l’affaiblissement continuel de la Turquie, « l’homme malade de l’Europe », dans la première moitié du XIX° siècle et des ambitions du tsar Nicolas 1er. Ce dernier rêve de démanteler l’Empire Ottoman afin de s’assurer un protectorat sur les peuples slaves des Balkans. Il espère également annexer Constantinople et les Détroits (Bosphore et Dardanelles) pour contrôler l’accès à la Méditerranée.

 

En 1853, Le tsar invoque le premier prétexte venu, la préférence donnée par le Sultan aux moines latins sur les moines orthodoxes pour la protection des lieux saints, pour adresser un ultimatum à l’Empire Ottoman. Le sultan refuse de se soumettre au protectorat russe. Nicolas 1er fait alors entrer ses troupes dans les provinces roumaines de l’Empire Ottoman (Moldavie et Valachie).

 

L’Angleterre, qui voyait dans les ambitions russes une menace sur la « routes des Indes », se décide à intervenir en faveur de la Turquie et entraîne sans difficulté la France dans le conflit. Selon les historiens Serge Berstein et Pierre Milza, « Napoléon III voit à l’entreprise un triple avantage : elle lui offre, à peu de frais estime-t-il, la gloire militaire dont le régime a besoin pour se consolider. Elle lui permet de briser l’isolement diplomatique qui a suivi la proclamation de l’empire (...). Elle constitue enfin un moyen d’amoindrir l’influence de l’une des puissances qui garantissent l’ordre restauré en 1815 ».

 

En Septembre 1854, les Alliés (France, Angleterre, Piémont-Sardaigne) débarquent un corps expéditionnaire franco-britannique (185 000 hommes) à Varna sur  la mer Noire.

 

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Le rude hiver de 1854-1855, en Crimée.

Un prisonnier Russe (type asiatique),

gardé par des soldats anglais.

(Photo DD 12276  n° Img 562)

 

Le maréchal français Achille Leroy de Saint-Arnaud installe ses hommes devant Sébastopol. Commence alors l’interminable siège de la ville : Les alliés hivernent dans une région désertique, marécageuse et malsaine, battue par les vents etla neige. Les hommes, mal équipés, souffrent des rigueurs du froid et des fatigues des travaux de tranchée. De plus, le choléra (qui emporte Saint-Arnaud) le typhus et la dysenterie frappent les soldats sous-alimenté en raison des défaillance de l’intendance.

 

C’est l’hécatombe : Après un an de siège (Sébastopol se rend le 9 septembre 1855) on compte 20 000 hommes tués au combat ou morts de leurs blessures, 75 000 décès dans les hôpitaux et au cours des épidémies, 12 000 évacués en urgence...

 

La paix est signée à Paris le 30 mars 1856. Le tsar renonce à tous ses « privilèges » sur l’Empire Ottoman et sa flotte perd l’accès à la Méditerranée. Côté français, le traité de Paris couronne le triomphe de Napoléon III : il peut renouer avec la gloire impériale de son oncle ; La France vient de briser son isolement diplomatique et de redorer son prestige. Mais à quel prix !

 

La Campagne d'Italie (1859). 

 

Le congrès de Paris, qui fit suite à la guerre de Crimée, contenait en germe l'intervention de la France en faveur de l'Italie pour libérer les provinces occupées par l'Autriche. Celle-ci prit l'initiative des opérations en avril 1859. Napoléon III dirigea personnellement les opérations bien qu'il n'ait jamais été préparé à ce rôle. L'élan des soldats suppléa à l'insuffisance du commandement.

 

Magenta et Solférino furent des batailles de rencontre, imprévues pour les deux adversaires ; les combats seront acharnés, les pertes élevées de part et d'autre et les succès dus en grande partie à la "furia francese". Après Solférino, attentifs aux conseils de modération de la Russie et aux menaces de la Prusse, Napoléon III proposa la paix à l'empereur d'Autriche François-Joseph. L'Autriche perdait la Lombardie ; Nice et la Savoie étaient rattachées à la France au grand déplaisir des nationalistes italiens qui refuseront pour la plupart leur soutien à la France en 1870.

 

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Les Français sur la route de Milan, en juin 1859.

Un détachement de zouaves face aux Autrichiens.

(Photo DD 12277  n° Img 563)

 

1859 : Guerre d'Italie, entreprise en coopération avec le Piémont pour sauvegarder l'indépendance de l'Italie menacée par l'Autriche. — Déclaration de guerre à l'Autriche (3 mai). — L'armée française entre en Italie, combats de Montebello (20 mai), de Palestro (31 mai), succès des Français. — Victoire de Magenta remportée par les Français (Mac-Mahon) sur les Autrichiens (4 juin). — Entrée des Français à Milan (8 juin). — Victoire des Français (Baraguey d'Illiers) à Solferino (24 juin). — Signature des préliminaires de paix à Villafranca (17 juillet). Ils sont suivis du traité de Zurich qui met fin à la guerre et attribue une partie de la Lombardie à Napoléon III qui l'abandonne à Victor-Emmanuel.

 

1860 : Annexion à la ville de Paris de sa banlieue ; division de la Capitale en vingt arrondissements (ler janvier),Traité de Turin, par lequel Victor-Emmanuel cède à la France la Savoie et le comté de Nice (qui formeront les départements de Savoie, Hte-Savoie, Alpes-Marit,). 

 

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Inscriptions sur le Monument aux Morts 

Cimetière - Halluin - 2011. 

(Photo DD 12268  n° p1030311) 

 

18 Halluinois « Morts pour la France ». 

 

Le Monument aux Morts érigé au Cimetière d’Halluin, rappelle aussi le souvenir et les noms de « ses enfants » partis pour la campagne de Crimée (1854-1856) et d’Italie (1859). 

 

Parmi eux, 18 soldats Halluinois ne devaient jamais revenir. Leurs noms sont gravés sur la pierre pour toujours. 

 

Castelain Henri-Joseph 

Dumont Louis-Désiré 

Desmaitres Charles-Henri 

Dumortier Adolphe-Auguste 

Drouart Vital-Joseph

Dupont Léopold-Joseph 

Graye Victor-Joseph 

Lamblin Pierre-François 

Leplat Henri-Joseph 

Lemont David-Joseph 

Lamblin Simon 

Macelles Jean-Baptiste 

Millescamps Auguste-François 

Pollet Jean-François Joseph 

Poblomme César Edouard-Joseph 

Pétiaux Louis 

Rousseau Charles-Louis 

Vandierdonck Louis-Joseph.

 

 

Une Halluinoise et la Cour de Russie.

 

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Devanture Tabac Delafosse, 

rue de la Gare en 1904. 

(actuellement "Le Longchamp").  

(Photo DD 12272  n° Img 554) 

 

 Ancien combattant de la guerre de 1870, père de 13 enfants, Nicolas Delafosse, originaire du Cher, s'est installé à Halluin en 1900, comme Receveur Buraliste, rue de la Gare. Sa fille aînée, Thérèse, fut notamment gouvernante chez un Prince Russe de la Cour du Tsar Nicolas II. 

 

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En 1920, Thérèse Delafosse (après son retour de Russie),

 et son père Nicolas Delafosse (1843 - 1927),  

devant leur habitation, rue de la Gare Halluin. 

 (Photo DD 12271  n° Impg 553)

 

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Voyage en Russie du président de la République française,

Raymond Poincaré, en juillet 1914.

Il est accueilli par le tsar Nicolas II.

(Photo DD 12275  n° Img 561)

 

12/5/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Mme Yolande Vanackère Veuve Graye,

reçoit la Médaille de la Résistance,

et la Croix du Combattant volontaire,

en Mairie d'Halluin - Mai 1986.

(Photo DD 12163  n° Img 168)

 

 Mme Yolande Vanackère, veuve Graye, a hébergé des résistants durant la guerre 1939-1945. Durant la période d'occupation, au côté de son mari d'alors et au sein du réseau "Bordeaux-Loupiac", Julien Vandekerkhove, elle multiplia les actes d'héroïsme sans que jamais la peur ne l'effleure, est toujours aussi vaillante.

 

Il y a aussi cette histoire que Yolande n'oubliera jamais : cette lettre de dénonciation qu'elle a longtemps caché chez elle, derrière un compteur, pour échapper aux perquisitions avant de la confier à la Libération au comité d'épuration :

 

"C'est un postier de Tourcoing, M. Lucien Lamouche, qui l'a interceptée. Elle était adressée à la kommandatur et cela lui a paru suspect. Il l'a ouverte. On m'y accusait de cahcer des résistants. Je sais bien qui est à l'origine de cette lettre. A la libération, le comité n'a rien pu faire, la personne avait pris soin de ne pas l'écrire à la main"... confiait-elle en mai 1986, alors qu'elle recevait la Médaille de la Résistance et la Croix du Combattant Volontaire.

 

7/5/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Henri Dequeker (assis) Résistant Déporté,

 fait Chevalier de la Légion d'Honneur,

en Mairie d'Halluin, le 5 Mars 1978.

(Photo DD 12165  n° Img 170)

 

Dimanche 5 Mars 1978 au cours d'une réception qui a eu lieu à la Mairie d'Halluin en présence de nombreuses personnalités, M. Henri Dequeker, ancien résistant, a reçu la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

M. Henri Leveugle, adjoint au maire, présida la cérémonie entouré de membres du conseil municipal et de MM. Houssin et Bockstaels, conseillers généraux. M. Dequeker étant un ancien fonctionnaire des douanes, de nombreux représentants de cette administration assistèrent à cette réception. Parmi eux, M. Pezard directeur adjoint des douanes, Lesaffre chef de la subdivision d'Halluin-Reckem, Bavencoffe inspecteur central, Tordo inspecteur divisionnaire accompagné d'une délégation des brigades, Pierre Létuvé commandant honoraire des douanes...

 

A eux s'étaient joints le brigadier-chef Legrand représentant M. Rychener chef de la circonscription de police ainsi que MM Alfred Simono président d'honneur, Velghe président et Vanspeybrouck président honoraire de l'A.R.A.C. entourés d'une importante délégation de ce groupement.

 

M. Henri Leveugle exprima sa satisfaction de recevoir en la personne de M. Dequeker, un homme unanimement estimé pour ses qualités humaines et civiques. Après avoir chaleureusement félicité le récipiendaire et il lui offrit le cadeau de la mairie, accompagnant celui-ci de voeux de santé.

 

Au nom de l'A.R.A.C., M. Alfred Simono souligna l'importance de l'événement faisant remarquer que le nombre de légionnaire à Halluin se limitait à trois. Après avoir remercié la municipalité de son accueil, le président retraça la carrière de M. Dequeker insistant particulièrement sur les événements qui ont marqué on existence, et son action dans la résistance. Il déclara notamment :

 

"C'est à Halluin que ses activités dans la Résistance le firent arrêter par la Gestapo le 4 Janvier 1941. Ce fut le long calvaire où les brutalités succèdent aux interrogatoires et aux brimades. Interné au camp de Flusbach, ce sont les sévices et les travaux pénibles dans des conditions inhumaines. Par sa résistance physique, par sa volonté, il sut ne pas parler.

 

Gravement malade, il fut rapatrié, mais dans quel état de délabrement ! Invalide de guerre 1939-1945, au taux de 100 % à titre de déporté-résistant, Henri Dequeker est déjà titulaire de nombreuses décorations : Médaille Militaire, Croix de Guerre avec palmes, portant la citation suivante : "Déporté en Allemagne pour son action dans la Résistance contre l'ennemi au cours de la période d'occupation, en est revenu grand invalide à la suite des privations et sévices subis dans les camps de concentration. A bien servi la cause de la Libération".

 

A cela s'ajoute bien d'autres distinctions avec, aujourd'hui, la plus belle de toutes". M. Simono conclut : "Cette haute distinction, mon cher Henri, est un honneur qui rejaillit sur ta famille, sur les camarades de notre section et sur les membres du personnel des douanes venus nombreux manifester leur sympathie".

 

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Médaille de la Légion d'Honneur.

(Photo DD 12021  n° Img 927)

 

M. Caudron membre du Conseil National de l'A.R.A.C., secrétaire technique fédéral de cette association, remit alors la croix de la Légion d'Honneur à M. Henri Dequeker sous les applaudissements du public.

 

Après avoir reçu de nombreux cadeaux et gerbes de fleurs, le nouveau légionnaire fut félicité par les personnalités et ses amis.

 

28/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse 

  

 

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Le 11 Novembre 1998 : Pierre Desmedt et sa canne.. Une silhouette bien connue des Halluinois.

(Photo DD 12169 n° Img 173)

  

Ancien Déporté, Pierre Desmedt s'est éteint...

 

C'est une grande figure halluinoise qui a disparu le vendredi 15 Juillet 2005 à Tourcoing (Nord).

Pierre Desmedt, Officier de la Légion d'Honneur, âgé de 91 ans,

dernier résistant halluinois à avoir connu la déportation,

n'a eu de cesse de témoigner de son douloureux passé, pour qu'il ne se répète pas.

 

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 Calicot sur la façade de la Mairie d'Halluin - Avril 2004.

(Photo DD 12171  n° Img 180)

 

Ainsi , en 2004, il avait été le témoin privilégié de l'exposition halluinoise "Passage de mémoire". Né à Bousbecque (Nord) en 1914, Pierre Desmedt va voir sa vie basculer en 1940, quand il refusera la défaite sous le joug nazi. Il s'engagera dans les Forces Françaises Libres, mais en 1942, au cours d'une mission de parachutage d'armes et de munitions, il est dénoncé.

 

Commence alors la valse des prisons françaises, puis en juin 1944, le camp de Dachau, avant l'enfer de Allach.Interné du 9 décembre 1941 au 16 juin 1944, déporté du 17 juin 1944 au 31 mai 1945. A la libération des camps, Pierre Desmedt ne pèse plus que 48 kg. Il recouvre la liberté, mais sera à jamais hanté par les souffrances endurées.

 

Il dira avoir pu survivre aux tortures, au travail forcé et à la faim grâce à la foi : "Je n'ai jamais perdu espoir. J'ai prié tous les jours, c'est ce qui m'a sauvé". Il a aussi toujours confié n'avoir  "jamais haï personne, même dans les moments les plus durs".  

 

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 (Photo DD 12182  n° Img 208)  

 

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Assis : Pierre Desmedt, le 25 Avril 2004,

 à l'inauguration du Square des Déportés, qui portera son nom en 2007.

(Photo DD 12170  n° Img 179)

Couvert de distinctions, Pierre Desmedt gardera de cette terrible épreuve des souvenirs pénibles livrés avec une émotion toujours intacte. Mais de ses séquelles, cette figure halluinoise tirera également un enseignement qui lui tiendra à coeur de transmettre aux générations suivantes.

 

"J'ai une frousse terrible, qu'une dictature revienne" livrait-il à la presse en avril 2001. "On dirait que les jeunes s'en foutent, mais j'ai peur qu'ils le paient un jour. Moi, je ne serai plus là".

 

Les Funérailles de Pierre Desmedt

se sont déroulées le Mercredi 20 juillet 2005,

en l'église Saint-Hilaire Halluin.

 

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 Drapeau des Déportés de la Résistance (au 1er plan) - Monument aux Morts Halluin (Centre) -  Avril 2012.

(Photo DD 12176  n° p1040244)

 

Trois Halluinois,

 

Deux Dates : 14/18 - 39/45

 

Un Espoir : "Plus jamais ça !"

 

"Le sourire, arc-en-ciel des larmes".

                                Jules Renard 

 

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Marie-Antoinette Delafosse-Danset (Pupille de la Nation - 14/18),

 Pierre Desmedt (Dernier Déporté Halluinois - 39/45),

 Daniel Delafosse organisateur de l'exposition organisée à la salle du Manège,

 pour le 80ème Anniversaire de l'Armistice, le 11 Novembre 1998.

(Photo DD 12157  n° Img 145) 

Voir aussi ... cliquez ci-dessous :

Déportation - Halluin (Pierre Desmedt Dernier Résistant Halluinois Déporté - 1/2). 

Déportation - Halluin (Pierre Desmedt Dernier Résistant Halluinois Déporté - 2/2). 

Déportation - Halluin (Deux témoignages : Pierre Desmedt et Alphonse Robach en 1995) 

 Déportation - Halluin (Square Pierre Desmedt et aux Déportés Halluinois : Inaugurations  en 2004 et 2007).

 

 28/4/2012

Commentaire  et Photos : Presse - Daniel Delafosse 

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Pierre Desmedt (à gauche) et Alphonse Robach :

En 1995, les deux Déportés Halluinois témoignent,

 50 ans après la libération des camps de concentration nazis.

(Photo Mairie DD 12105  n° Img 979)

 

 Pierre Desmedt et Alphonse Robach...

témoignent contre l'oubli !

(récit du Magazine Municipal d'Halluin).

 

Le 30 Avril 1995, Halluin commémorait, comme toutes les villes de France, le cinquantenaire de la libération des camps de concentration nazis. Deux hommes ont vécu ces cérémonies sans doute plus intensément : Pierre Desmedt et Alphonse Robach deux Halluinois rescapés des camps de la mort...

 

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Le Camp d'Auschwitz (Pologne).

(Photo X DD 12118  n° Img 989)

 

Pierre Desmedt et Alphonse Robach se sont rencontrés un jour, par hasard. Ils n'ont pas sympathisé parce qu'ils avaient le même métier, la même façon de voir la vie, les mêmes convictions politiques ou religieuses. Non. Ce qui les a rapprochés, c'est leurs souvenirs communs. Ils ne se connaissaient pas et pourtant, dans leur jeunesse, ils ont vécu les mêmes terreurs, les mêmes sévices, les mêmes humiliations, aux mêmes endroits.

En 1995, ce sont les deux rescapés halluinois des camps de concentration allemands de la seconde guerre mondiale. Tous les deux ont été prisonniers à Dachau et Allach notamment.

 

De cette jeunesse de souffrance, il leur reste les souvenirs indélébiles des odeurs de mort qui rôdaient à l'époque autour d'eux. De la haine, ils n'en éprouvent que pour les S.S., leurs bourreaux, le nazisme et les extrémismes en général. D'ailleurs, au bout de l'horreur, la haine ne signifie plus grand chose.

Ce que les deux hommes désirent aujourd'hui, c'est simplement témoigner et laisser dans leur sillage un message de paix et de fraternité aux générations futures, afin qu'elles se nourrissent du passé pour ne pas reproduire les erreurs qui ont fait de ce siècle, le siècle le plus meurtrier de l'histoire de l'Humanité.

Leur témoignage, ils le livrent à chaque fois qu'on leur en donne l'occasion. Pierre Desmedt a accordé le 15 février 1995 une longue entrevue à Daniel Delafosse, amateur d'histoire locale. Alphonse Robach, lui, a déjà visité plusieurs écoles pour raconter et répondre aux questions des plus jeunes.

Les deux rescapés sont heureux de constater que beaucoup de jeunes redécouvrent cette période noire de l'Histoire et s'y intéressent. Il est vrai que ces dernières années, les diverses commémorations du cinquantenaire ont remis dans la lumière ces heures sombres. Elles ont également permis de délier les langues de tous ceux qui ont vécu les camps et en ont réchappé. Il leur aura fallu tout ce temps pour guérir des blessures, pour trouver la force de parler et de livrer leurs souvenirs terribles à la mémoire collective.

Pierre Desmedt aime à citer cet écrivain allemand qui a dit un jour "les peuples qui veulent oublier leur histoire sont condamnés à la revivre...".

 

 

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 A la libération des camps, les Américains ont trouvé des détenus

dans un état de maigreur invraisemblable.

(Photo X DD 12155  n° Img 143)

 

Alors, Pierre Desmedt et Alphonse Robach n'oublient pas les mois passés à errer dans ces camps de la mort, vêtus d'un simple chandail, parfois nus, chaussés de planchettes de bois sommairement ficelés aux pieds. Ils n'oublient pas les trop rares soupes d'orties servies avec une tranche de pain à la sciure de bois, et ces moments où il fallait trouver dans le fond des poubelles de quoi vivre encore quelques heures. Ils n'oublient ni les sévices, ni les coups de poing, de pied, ni ces nerfs de boeuf qui lacéraient le corps squelettique, et les insultes, les humiliations.

Mais ils n'oublient pas non plus cette volonté farouche, cette foi inébranlable, cette force morale et psychologique, cette fraternité qui leur ont permis d'espérer toujours quand le corps était à bout de vie.

Alors, souvenons-nous et écoutons ce qu'ils ont à nous dire car l'actualité du monde d'aujourd'hui nous prouve tous les jours que les leçons de l'histoire sont loin d'être retenues par tous et que, si l'on n'y prend garde, la barbarie et la cruauté ont encore de beaux jours devant elles.

 

Voir aussi ... cliquez ci-dessous :   

Déportation - Halluin (Pierre Desmedt Dernier Résistant Halluinois Déporté - 1/2). 

Déportation - Halluin (Pierre Desmedt Dernier Résistant Halluinois Déporté - 2/2). 

Déportation - Halluin (Pierre Desmedt 1914 - 2005).

Déportation - Halluin (Square Pierre Desmedt et aux Déportés Halluinois : Inaugurations  en 2004 et 2007). 

25/4/2012

Commentaire et Photos : Presse - Daniel Delafosse