:

Anciens combattants,résistants,prisonniers.

 

03250

Au nom du Groupe de l'Union Nationale des Combattants d'Halluin,

 M. Paul Faidherbe dépose une gerbe,

au Monument aux Morts, rue de Lille, en présence de M. Albert Houte Maire.

De gauche à droite, on peut apercevoir : MM. Robert Descamps, Maurice Ducastel,

Jacques Depuydt, Guy Desreveaux, Michel Bauwens, Paul Huysentruyt.

 (photo n° 3250)

 

M. Paul Faidherbe (1904-1990)... 

Père de l'ancien Maire d'Halluin.  

 

Né à Roubaix (Nord) le 15 décembre 1904, Paul  Faidherbe occupa la présidence des Anciens des armées d’occupation. Il fut longtemps vice-président de cette association et succéda à M. Jules Menet.

 

M. Paul Faidherbe était également responsable de la section halluinoise du Secours catholique, trésorier puis vice-président de l’Union des familles, mais la maladie l’a contraint à abandonner cette fonction. Il était aussi membre de la commission de l’Amicale des anciens sous-officiers, brigadiers et caporaux français.

 

Paul Faidherbe nous a quittés le 26 janvier 1990 à Halluin, dans sa 86ème année. 

Epoux de Claire Castel, Ancienne Adjointe au Maire, Il était le père d’Alexandre Faidherbe Conseiller Général et Maire d’Halluin.

 

Le samedi 25 mars 1989, lors de son élection officielle aux fonctions de Maire d’Halluin, M. Alexandre Faidherbe, dans son discours, dit notamment ceci :

 

(…) Une pensée enfin pour ma famille, mes parents d’abord que l’âge et la maladie tiennent éloignés de cette cérémonie.  

Je suis d’abord ce qu’ils m’ont fait ; Ceux qui les connaissent, savent que leur vie entière a été consacrée au service des autres. A partir d’un tel exemple, le mérite n’était pas grand de suivre un chemin tout tracé. 

Je ne puis que leur redire ce soir mon amour filial et mon respect pour l’exemple qu’ils nous ont donné ».

 

7/7/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

03883
Réception à l' A R A C (anciens combattants)      (photo no 3883)

 

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Equipe de football entre les Deux Guerres mondiales,

 avec Eugène Coopman (1) Charles Verhulst (5) Léon Dekoch (11).

(photo n° 320)

 

Eugène Coopman et la vie halluinoise. 

 

Eugène Coopman, Halluinois depuis toujours, a traversé en quatre-vingts ans, deux guerres mondiales, deux occupations d’Halluin, un séjour de prisonnier de guerre en Allemagne, la reprise du textile à la Libération puis la délocalisation du tissage Sion à Wattrelos au début des années 70.

 

Retraité actif depuis cette époque, il fut un  observateur attentif de la vie de la commune rue Gustave Desmettre, puis les dernières années de sa vie, en compagnie de son épouse, à  l’Orée du Mont d'Halluin, où il décéda en 2009, à l'âge de 98 ans.

 

Jeune témoin de la période 1919 -1939, Eugène Coopman  entré chez Sion à 13 ans en 1923 se souvient surtout des grèves « à tout bout de champ », des « bras croisés », « pour une heure », pour un oui, pour un non, avant la grande grève de 1928-29 qui l’obligea à se déplacer à Roubaix pour gagner de quoi faire vivre sa famille. 

 

 21/2/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

02084

Célébration Franco-Belge d'anciens combattants,

 avec retraite aux flambeaux vers Bruxelles le 22/11/1960.

 Portant le flambeau, le Commandant Pierre Létuvé.

(photo n° 2084)

 

Le décès de Monsieur Pierre Létuvé,

Commandant honoraire des Douanes. 

 

M. Pierre Létuvé Commandant honoraire des Douanes, qui avait exercé à Halluin, est décédé le mardi 13 mai 2008, dans sa 97ème année.

 

Lors des élections municipales de mars 1977, il s’était présenté à la tête de la liste intitulée « L’Union pour Halluin » face à la liste « Union de la gauche » de M. André Bulot et celle de « Halluin-Demain » du maire sortant M. Albert Houte réélu dès le premier tour.

 

M. Pierre Létuvé était Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Ancien prisonnier de guerre Offlag X.B., il avait reçu la Croix de guerre et la Croix du Combattant ainsi que la Médaille d’honneur des Douanes et la Médaille de la Jeunesse et des Sports.

 

En mai 1998, ses compagnons du Rassemblement pour la République lui ont rendu hommage, lors d’un repas, pour ses cinquante années de fidélité au Général de Gaulle. 

C’est M. René Schmidt qui, à cette occasion, a raconté la vie de celui qui " dès juin 1940, était un fervent adepte du Général de Gaulle", et dont le « soutien n’a jamais été défaillant » notamment en 1944 et en 1958.

 

« Précocité et fidélité » ont marqué selon lui la vie de ce Picard originaire d’Abbeville : il est en effet entré à 19 ans dans l’administration des Douanes pour ne plus la quitter jusqu’à son départ en retraite. 

Il a ainsi eu plusieurs promotions au gré desquelles il a travaillé à Bousbecque, le Havre, Yport, Calais et Halluin à partir de 1950.

 

C’est assez jeune aussi, à 20 ans, qu’il a épousé celle qui, aujourd’hui décédée, fut durant 64 ans sa compagne. 

Le conseiller municipal René Schmidt a ensuite évoqué en détail le gaullisme de Pierre Létuvé : « les sigles passèrent, qu’ils fussent RPF, UDR ou RPR, il ne changera jamais d’opinion ».

 

Mais il s’est surtout attardé sur la période de la 2ème Guerre mondiale. Mobilisé en 1939, Pierre Létuvé, lieutenant, puis capitaine, a été fait prisonnier en mai 1940 du côté de Blériot Plage, et emmené en captivité dans un camp d’officiers en Basse-Saxe, d’où il ne sortira pas jusqu’à sa libération en 1945.

 

C’est dans le camp, à la lecture des journaux nazis, qu’il a appris l’existence du Général de Gaulle et a repris espoir, quand nombre de ses codétenus affichaient encore leurs convictions pétainistes. 

A son retour d’Allemagne, découvrant ses deux maisons d’Abbeville et de Calais rasées, il a dû repartir de zéro. C’est dire si en cette année 1998 il mène une retraite bien méritée à 87 ans !

A l’issue de cet hommage mérité, un cadeau a été remis à M. Pierre Létuvé : le livre d’Alain Peyrefitte, ancien ministre de De Gaulle et académicien « C’était De Gaulle ».

 

Après que Christian Vanneste a mis en avant cet « exemple de fidélité et de constance en ces temps troublés », Pierre Létuvé, très touché, a remercié tous ses amis. « Gaulliste je suis, gaulliste je resterai », a-t-il affirmé.

  

La célébration des funérailles se déroula le Lundi 19 mai 2008 en l’église Saint Hilaire à Halluin. Une bénédiction eut lieu en l’église de Pendé (Somme) le même jour à 15 h. suivie de l’inhumation au cimetière dudit lieu dans le caveau de famille.

 

2/1/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

 

(Pour agrandir ou laisser un commentaire, cliquez sur le titre principal ci-dessus). 

En 1926 : café au "Foyer de la Paix" et à gauche, la salle des Combattants. 

(Photo DD 22792  n° Img 242)   

 

En 1920, sous l'impulsion de Gaston Danset (4ème assis) et Henri-France Delafosse (1er assis g.)

était fondée la première section halluinoise de l'Union Nationale des Combattants.

 

 Au même endroit... rue Emile Zola Halluin - Janvier 2013.

(Photo DD 14731  n° p1100506)

  

Photo de H.F. Delafosse... deux combattants français

et deux prisonniers allemands, dans une tranchée en 1916.

 (Photo DD 22820  n° Img 289)

 

Le Foyer des Anciens Combattants

d’Halluin… Historique. 

 

Le Foyer des Anciens Combattants d’Halluin, à l’enseigne « Foyer de la Paix »,

fut construit en 1922 sur les jardins de la propriété Ovigneur, rue Emile Zola. 

 

Cela fut possible grâce à une souscription publique

organisée par la société « Le Souvenir du Combattant »

dont la devise était « Unis comme au front ».  

 

 (Photo n° 7500)   

 

Ce Foyer comprenait un café

et la première grande salle de fêtes d’Halluin. 

 

(Photo  n° 7501)

 

  Le café fut successivement tenu par MM. Prosper Maes, Demuynck, Charles Windels,

Robert Vanhée, René Dekeyser, Roger Strobbe.

  

Banquet des anciens combattants en 1928,

dans la salle des combattants, rue Emille Zola Halluin.

(Photo n° 3260) 

  

Dès son achèvement, le Café des Combattants connut une grande animation. La salle était prêtée à toutes les associations qui organisaient des fêtes, des soirées théâtrales ou des bals. 

Cette salle servait aussi aux banquets annuels, en priorité à celui des anciens combattants. Aux ducasses, un grand bal attirait toute la jeunesse d’Halluin.   

Si les bals disparurent dans les années cinquante, les combats de coqs - qui avaient lieu dans un hangar derrière la salle - y ont subsisté jusqu’en 1975. 

 

Combats de coqs, salle des combattants, rue Emile Zola Halluin.

(Photo n° 6325)

 

En 1965 : les Ets Provost s'installent dans les bâtiments.  

Depuis 2008, ce bâtiment a servi d’enseigne professionnelle de Matériaux divers,

et actuellement, en 2014, est installé un Tapissier - Garnisseur - Matelassier.  

 

A l'emplacement de l'ancien café, est installé 

Sébastien Rosseel Tapissier - Garnisseur - Matelassier.

(Photo DD 14647  n° p1060270)

 

Au 1er plan : L'ancienne salle des Combattants,

rue Emile Zola Halluin - Janvier 2013.

(Photo DD 14732  n° p1100505) 

 

Voir aussi :  

 

Création de l'UNC Halluin en 1920 (Historique) :  

 http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=3281:guerre-1418-creation-de-lunc-halluin-en-1920&catid=11:guerre-14-18-&Itemid=219&lang=fr 

 

Ets Provost (Historique 1963 - 2013) :  http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=6998:ets-provost-historique-1963-2013&catid=66:industrie-metallurgique-&Itemid=271&lang=fr 

 Ets Ovigneur - Historique (1859 - 1965) :  http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=9372:ets-ovigneur-historique-1859-1965&catid=121:textile--autres-entreprises&Itemid=274&lang=fr   

17/12/2010 - 8/12/2014

Commentaire et Photos : ARPH - Daniel Delafosse 

 

01977

 

01978

Une cérémonie au Monument aux Morts, le 24/2/1974,

en souvenir de Verdun, avec M. Auguste Doléans (photo ci-dessus). 

Porte drapeau AFN (1ère photo) tenu par Bernard Beaurieux,

Croix de Guerre en Algérie.

 (photos n° 1977-1978) 

  

 

Photo de Henri-France Delafosse : Combattants français

 dans une tranchée - Bataille de Verdun 1916.

(Photo DD 22823  n° Img 293)

  

Citation de Henri-France Delafosse :

 

« Nous agaçons, parfois, avec nos revendications, avec nos défilés, avec nos décorations, mais nous devons continuer à être les témoins du devoir accompli, nous devons continuer à élever une protestation contre le péché du monde que sont les guerres, nous devons continuer à être un reproche contre l’oubli et l’ingratitude ».

 

                                                                                                                                      Ancien Poilu Halluinois. 

 

 « Les cérémonies du 11 novembre n’ont pas pour but de célébrer une victoire, mais bien de se souvenir des sacrifices inouïs qui ont été acceptés pour la défense du pays. C’est la commémoration des morts et du sentiment national ».

 

1/12/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse
 

 

01641

Au Monument aux Morts, cérémonies du 50ème anniversaire

de l'Union Nationale des combattants, en 1968.

(photo n° 1641)

 

 

 

01720

Le 1er à gauche, Henri-France Delafosse, en 1954.

 

01721

A gauche, Marie-Antoinette Danset et son époux Henri-France Delafosse.

 

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Assemblée et banquet de l'UNC d'Halluin, en 1954.

(photos n° 1720 -1721-1725)

 

Henri-France Delafosse... et la Banque. 

 

Henri-France Delafosse est né le 1er Octobre 1894 à Saint-Florent (Cher). Il est le benjamin d’une famille de treize enfants, fils d’un receveur buraliste qui se fixera à Halluin en 1900.

 

Après sa démobilisation le 15 août 1919, il put reprendre son emploi à Halluin et, fut nommé fondé de pouvoirs du Crédit du Nord.

 

En 1924, son excellente réputation, ses capacités professionnelles et l’estime générale dont il jouissait à Halluin, le firent choisir par le conseil d’administration de la Banque Scalbert à Lille, qui lui confia le soin de diriger l’agence qu’elle fondait à Halluin, et cela durant trente années, jusqu’au  31 décembre 1954 date de sa mise à la retraite.

 

A l’occasion du centenaire de sa naissance le 1er octobre 1994, Maurice Schumann ancien ministre, académicien et sénateur du Nord écrivait ces mots :

 

"Les conseils judicieux qu’il m’a prodigués comme directeur de l’importante succursale d’une banque régionale m’ont prouvé qu’une parfaite connaissance des contraintes économiques n’avait pas émoussé son sens du devoir social".

 

1/10/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse   

 

02059

Assemblée des Veuves et Orphelins de Guerre,

vers 1950, en présence de M. Georges Paux (debout).

 

1945 : Halluin renaît après la Libération.

 

Un récit de Roland Verkindère Historien local.

 

Du 2 au 6 septembre 1944, le territoire communal est libéré de la présence ennemie, et bientôt la rue de Lille voit passer les troupes anglaises. Halluin, Roncq, Bousbecque, Tourcoing, Menin… se délivrent d’une oppression éprouvante.

 

Certes la joie partagée n’est pas sans mélanges : les combats libérateurs ont fait des victimes, des prisonniers et déportés sont encore sous le joug, l’ennemi lui-même n’est pas anéanti.

Mais cette année-là se dessine une ère nouvelle, fruit de l’union née progressivement dans la Résistance sous toutes ses formes,  nourrie de l’intervention des alliés. Halluin, à cette date, se met à l’heure anglaise, au chocolat et aux Player’s.

 

Le changement de gestion municipale s’est fait sans heurt apparent. Elle émane largement du comité local de Libération. Celui-ci, constitué dans la clandestinité dès le second semestre 1943, apparaît publiquement à l’ancienne mairie, rue de l’Eglise, en septembre 1944. Il comporte notamment des hommes comme Gustave Casier, Charles Dereus, Gérard Verkindère, Albert Myngers puis André Verkindère.

 

A noter que pendant toute cette période 1939-1944, Stéphane Dubled, secrétaire général de mairie et Edouard Penasse, receveur municipal, tous deux proches de la municipalité d’avant 1939, ont assuré leurs tâches de gestion et tenu administrativement la mairie.

 

A Noël 1944, la délégation municipale prend une délibération pour proposer de nouvelles dénominations à un certains nombres de rues halluinoises. Il s’agit d’honorer nos martyrs. C’est à partir de cette date que nous appelons rue Marthe Nollet l’ancienne rue de la Gare, rue Maurice Simono, l’ancienne rue du Midi, rue Arthur Dennetière l’ancien chemin de la Grande Ville, rue de la Libération, l’ancienne rue du Moulin.

 

Un vaste plan de réalisations municipales et sociales sont aussi urgentes qu’indispensables. Sont nécessaires, compte tenu de l’importance d’Halluin à cette époque (14 000 habitants) : une justice de paix, un notaire, un huissier, des bureaux de bienfaisance et de chômage plus accueillants, une caisse d’épargne et un bureau de poste adaptés aux besoins, une clinique chirurgicale, une maternité, une école primaire supérieure, etc.

 

 Vaste programme pour lequel l’aide de l’Etat est sollicité avec d’autant plus de raison qu’en 30 ans (de 1914 à 1944) Halluin a été occupée dix années, connaissant de ce fait un retard d’investissements collectifs considérable.

Début 1945 le diagnostic est lucide, la volonté affichée. 

 

Des élections municipales exceptionnelles.

 

C’est la première fois depuis 1936 que le corps électoral est appelé à s’exprimer dans les urnes. Prévues d’abord en février 1945, ces élections municipales sont reportées en avril de la même année.

La constitution des listes électorales n’est pas une mince affaire. Car il y a une innovation fondamentale ; les femmes pour la première fois dans l’histoire française sont à la fois électrices et éligibles.

 

A Halluin, deux listes sont en présence : la liste d’Union patriotique républicaine et antifasciste, animée par le Parti communiste, le Front national, les Forces unies de la jeunesse patriotique et la CGT avec notamment Gustave Casier en tête de liste et la liste des candidats du Mouvement républicain populaire.

Un seul tour suffit il n’y a pas à cette date de candidats de la SFIO. La liste menée par Gustave Casier l’emporte de plus de mille voix et gagne tous les sièges.

 

Des préoccupations demeurent : problèmes de ravitaillement alors que la Belgique toute proche attire avec son pain blanc, ses bas nylon, ses textiles plus disponibles.

 

C’est le retour des prisonniers et de déportés qui domine. Avec la fin de la guerre, la vie se relance. Mais pas n’importe comment. Ainsi s’élève une protestation massive relayée par la municipalité contre l’implantation d’une usine polluante au « caoutchouc ». La vie se réorganise autour d’une volonté partagée d’améliorer les conditions de vie et le cadre de vie : sécurité sociale, assurance chômage, logement un peu plus de confort ménager. C’est bien parti.

 

Dès 1947, une nouvelle élection municipale va faire bouger la donne sortie de la guerre. Une mutation est en cours.

 

 15/9/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse