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Anciens combattants,résistants,prisonniers.

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Femmes de service au cours du banquet des anciens combattants UNC,

dans la salle des fêtes des anciens combattants au foyer de la paix.

(photo n° 1665)

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Un banquet d'anciens combattants UNC,

au "Foyer de la paix" rue Emile Zola.

(photo n° 1662)

 

L'Union Nationale des Combattants (UNC)...

Historique 1919 - 2009.  

 

L’Union Nationale des Combattants (UNC) est la plus ancienne des associations d’anciens combattants.

En 1917, le Père Brottier, aumônier militaire (cinq citations militaires dont une à l’ordre de l’Armée) persuade le président du Conseil Georges Clemenceau de la nécessité de fonder une association de combattants afin que ces derniers, blessés, convalescents, en permission ou encore de retour dans leurs foyers, puissent être selon la formule consacrée « unis comme au front ». Un journal est créé : « La Nouvelle France ».

 

Le Père Brottier, qui plus tard – en 1923 – sera le fondateur des Apprentis Orphelins d’Auteuil – reçoit l’appui du général Durand, héros de la défense du Grand Couronné de Nancy au début de la Grande guerre. Parmi les réalisations de l’association, il convient de citer :

 

- Création de la Fédération Interalliée des Anciens Combattants en 1920.

- La proposition de la retraite mutualiste, officiellement créée par la loi du 4 avril 1923.

- Fondation de la Caisse Autonome de Retraite des Anciens Combattants en 1924.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’UNC est placée en sommeil. Après la Libération, l’association reprend son activité. Les guerres de décolonisation lui apportent de nouveaux combats et de nouvelles missions, comme la reconnaissance des soldats français « Morts  pour la France » au-delà de la date des Accords d’Evian en 1962 pour la Guerre d’Algérie (des combats se sont poursuivis jusqu’en 1964 en Algérie et en Afrique du Nord).

 

En 1997, l’UNC est devenue une Fédération qui intègre les  « Soldats de France » et par un protocole d'accord de 2007 les veuves de guerre (AEVOG).

1/12/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Femmes de service, au banquet des anciens combattants,au café

des vieux amis. La patronne Anaïse Menet est au centre.

(photo n° 1651)

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L'UNC en excursion. (photo n° 282)

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Excursion d'anciens combattants le 19/7/1953, à Bruxelles,

devant le manekenpis. (photo n° 279)

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Une délégation d'anciens combattants halluinois 14/18, en excursion le 19/07/1953.

(photos n° 276-277-278)

 

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Banquet des anciens combattants UNC en 1942.

 Les jeunes filles sont les "Madelons" qui servaient le banquet.

 1er rang au centre de la photo, Jules Menet, et à sa gauche,

 Marie-Antoinette Danset Présidente des "Madelons".

(photo n° 36)

 

La Maison du Combattant à Lille. 

 

A l’heure où les Poilus ont tous disparu, comment passer le flambeau ? Des collines meurtries de l’Artois à Lille, on célèbre le 11 Novembre dans toutes les communes. Des manifestations où se côtoient désormais au moins trois générations avec cette question : comment continuer d’entretenir la mémoire à l’heure où les rangs des anciens combattants s’éclaircissent de plus en plus ?

 

Il ne reste aujourd’hui aucun Poilu en France, mais ils continuent de faire l’actualité au travers de leurs témoignages, des ouvrages qui leur sont consacrés, mais aussi et surtout grâce à cette flamme entretenue dans toutes les associations d’anciens combattants où ils ne sont plus physiquement là.

 

Une flamme qui n’est pas prête de s’éteindre malgré le fait que les rangs des anciens combattants des deux grandes guerres soient naturellement de plus en plus clairsemés. Le fruit d’une démocratisation, d’une ouverture d’esprit et, plus simplement d’une ouverture des portes à des jeunes qui ont la chance de n’avoir jamais combattu.

 

A Lille, la Maison du combattant illustre ce tournant. Là où loge l’Union Nationale des Combattants (UNC), une association apolitique et reconnue d’utilité publique, on accueille des « Soldats de France » depuis 1976.

 

Il s’agit entre autres de jeunes ayant fait leur service militaire. Des jeunes à qui l’on passe peu à peu le flambeau. De futurs héritiers déjà actifs. A Lille, la Maison du combattant est véritablement un lieu de vie. Une quarantaine d’adhérents s’affairent ici quotidiennement pour faire tourner la boutique.

 

Il y a les publications à faire parvenir, les questions de droits à régler, les expositions à organiser. Et cela en plus des préparations de congrès, de cérémonies.. Jusqu’aux discours lus dans les écoles, tout est ici préparé religieusement avec cette prise de conscience que les temps ont changé.

 

En cette année 2003, Victor Blanquart est président départemental de l’U.N.C. et il se souvient des banquets du 11 Novembre après l’Algérie.

 

« Il y avait quantité d’anciens de 14-18 et on sentait bien qu’ils voulaient se retrouver entre eux. Il n’y avait ni femmes, ni enfants, car ils craignaient que leur émotion ne soit pazs comprise. E puis, petit à petit, les choses se sont démocratisées. Outre le besoin qu’ils avaient de faire avancer leurs revendications, les anciens combattants de 14-18 ont compris ».

 

Compris qu’ils devaient ouvrir leurs portes pour transmettre et les faits et leurs émotions ou bien souvent couper court à des polémiques récurrentes.

 

« Une guerre est forcément sale et les livres d’histoire comme les médias ne sont pas toujours des reflets exacts ».

 

C’est la raison pour laquelle les anciens combattants sont de plus en plus proches des milieux scolaires. Eux ou ces « Soldats de France » à qui leurs ancêtres ont souvent confié une émotion davantage transmissible par la parole que par l’écrit. 

Ancien proviseur Victor Blanquart prend encore le temps (il est aussi vice-président national de l’UNC) pour aller à la rencontre des lycéens comme récemment à Saint-André.

 

« Nous nous sommes rassemblés sous un arbre que j’avais planté 25 ans plus tôt et j’ai pu expliquer aux élèves que le feuillage des arbres était bien souvent la dernière chose qu’apercevaient les déportés depuis leurs wagons ».

 

Un exemple mais surtout un symbole qui facilite l’ouverture de discussions qui ne s’oublient pas.

 

Et si ces jeunes qui n’ont pas fait leur service étaient les « Soldats de France » de demain ? Le président départemental de l’U.N.C. n’est pas contre. D’autant qu’à Lille, on n’entretient pas que les récits ou les émotions, il y a, comme dans toutes les sections de France, quantité d’objets ayant tous une histoire. Celle de ces Poilus qui (en 2008) ont tous disparus. 

 

En 2008, l’UNC compte 250 sections et  14.000 cotisants dans le Nord.

 

12/12/2010.
Commentaire : Daniel Delafosse