:

colonies de vacances

10711

Les colonies de vacances des filles à Châtel en haute Savoie en 1960,

prêtes pour un départ en promenade.

(photo n° 10711)

10684

Les colonies de vacances, le groupe des filles en 1957, en Hollande.

On peut y reconnaître entr'autres :

Agnès Gontier,Bernadette Desot,Michèle Gryspeert,Francine Vulstecke,

Joelle Gevaert,Michèle Maret,Danielle Vanwalleghem,Christiane Christiaens,

Renée Decorne,Thérse Odoux,Ricarda Verhulst......etc....

(photo n° 10684)

10708

Les colonies de vacances, le groupe des filles, en hollande en 1957.

( photo n° 10708)

BD16192

COLLECTION JOËLLE GEVAERT.BD16192

 

BD5060

Colonie de vacances à Chinon en Juillet 1964,
après la messe de départ.
  ( photo no 5060) 

 

BD15824

Avant le départ pour St Genest Malifaux messe d'action de grace pour les colons BD15824


05059

Colonies de vacances à St Genest-Malifaux (Loire) en 1971
               ( photo no 5059 )
BD15851
DEBOUT ,DE GAUCHE à DROITE: JEAN-JACQUES CROMBEZ, ? , PHILIPPE BOUVIER, JEAN GROUWEZ, 
DOMINIQUE REMBRY, MICHEL BOUCKENOOGHE, CHRISTOPHE PARMENTIER, FICHAUX, JEAN-PIERRE COUDERC,
                                                             ACCROUPIS : FRANCK VILLE, LEPERS, BERTRAND CHOTEAU, EMILE SPLETE, ? , DECONNINCK
 

03695

Camp d'ados halluinois vers 1966-67...
Au 1er rang assis, le 5e en partant de la gauche :
Pierre Declercq.
(photo n° 3695)

L’Halluinois Pierre Declercq  « L’indépendantiste »,

assassiné en Nouvelle Calédonie...  Il y a 30 ans !

Sollicitée par le « Comité 30 ans Pierre Declercq », la municipalité d'Halluin s'associe à la commémoration de l'assassinat de Pierre Declercq, perpétré le 19 septembre 1981 en Nouvelle-Calédonie.

 

Pour ce 30ème anniversaire, du 16 au 19 septembre 2011, la salle Pierre-Declercq (341, rue de la Lys), qui porte son nom depuis 1998, est pavoisée avec le drapeau de la kanaky et des affiches rappelant son parcours professionnel, syndical et politique. La messe de 11h15, ce dimanche 18 septembre à l'église Saint-Hilaire d'Halluin, a été célébrée en sa mémoire.

En 1997, l’ancienne salle paroissiale Notre Dame des Fièvres était entièrement rénovée par la ville, pour servir de restaurant scolaire (où l’on pratique désormais la formule du self-service), et doter le Colbras d’une salle supplémentaire accessible à la population halluinoise.

Ce nouvel équipement municipal était baptisé salle « Pierre Declercq » en hommage à cet halluinois assassiné pour être allé jusqu’au bout de son idéal.

Lors de l’inauguration, Mme Declercq a rappelé les moments forts de la vie de son époux : son engagement pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, la création d’un syndicat qui a obtenu la reconnaissance égale de tous les enseignants quelle que soit la couleur de leur peau, évoqué son combat pour une justice équitable envers tous les hommes :

« Il a été assassiné en 1981 mais sa disparition n’a pas détruit l’idéal qui était enraciné au cœur de la population » a indiqué Mme Declercq, tout en remerciant la ville pour l’hommage rendu à son mari.

"Moi-même (D. D.), je me souviens, tout jeune, l’avoir eu comme moniteur, lors des colonies de vacances organisées par la paroisse".

 

 " Qui était vraiment Pierre Declercq ?"

Né le 30 mai 1938 à Halluin, Pierrot était ce petit garçon qui traversait quatre fois par jour la ville depuis le quartier de la Rouge-Porte jusqu’à l’école du Sacré-Cœur, cet adolescent qui prenait le bus pour se rendre à l’EIC de Tourcoing.

Parallèlement, il fréquentait le patronage et les Cœurs Vaillants, les colonies de vacances, comme colon puis comme moniteur, les Scouts et les camps de jeunes travailleurs. Il a entrepris ensuite des études secondaires et a obtenu une licence en sciences.

L’halluinois Pierre Declercq découvre pour la première fois en 1965 par le biais de la coopération la Nouvelle Calédonie.

Il épouse à Nouméa le 11 décembre 1968 Marguerite-Marie Delmotte. De retour en France, il achève ses études en sciences économiques puis devient enseignant au collège du Sacré-Cœur de Tourcoing en 66/67.

Au terme de cette dernière année scolaire, il retourne à Nouméa vers cette terre et ce peuple qui le fascinent. Avec son épouse, également enseignante, il fonde le syndicat laïc des professeurs de l’enseignement catholique au collège de Nouméa. Il prend par la suite la direction de l’établissement Blaise Pascal où il désigne comme collaborateur un autochtone.

Un acte de vaillance qui ne plait guère aux parents d’élèves ! Il démissionne, écoeuré par tant de discrimination.

Ses contacts permanents avec les jeunes le conduiront au syndicalisme et à la politique. Là-bas, le luxe creuse le lit de la misère et le fossé qui sépare les pauvres des nantis ne cesse d’accroître les inégalités.

Son engagement politique découle de ces constats. En 1977, il est élu à l’Assemblée territoriale. Il devient alors secrétaire général de l’Union calédonienne, et leader du Front indépendantiste. Les membres du Front étaient regroupés depuis 1979 au sein du Front indépendantiste Kanak.

Pierre Declercq luttait contre le colonialisme. C’est lui qui intervenait auprès du gouvernement français pour mettre en forme l’indépendance. Il avait déjà rédigé un premier projet en 1979, et avait rencontré le Président de la république François Mitterrand en Juillet 1981.

Depuis longtemps il se sait menacé. D’ailleurs, l’hebdomadaire « Corail » du 23 juillet 1981 écrit : « En ce qui concerne les colons armés, une seule remarque : alors qu’ils sont si nombreux et si prompts sur la gâchette, comment se fait-il que Declercq soit encore en vie ? ».

Cinquante-huit jours plus tard, le 19 septembre 1981, il est assassiné dans sa maison de Mont-Doré, atteint par plusieurs balles. L'enseignant paye de sa vie son engagement auprès du peuple kanak en lutte pour son indépendance. Il laisse derrière lui son épouse et trois filles.

Toute la famille se rend en Nouvelle-Calédonie afin d’assister aux funérailles, le jeudi 24 septembre. Pierre Declercq tenait en effet absolument à être enterré là-bas, et les Canaques ne comprendraient pas que sa dépouille mortelle quitte sa terre d’adoption.

Si à l’époque de nombreux témoignages ont condamné cet acte de violence inacceptable, aujourd’hui encore Pierre Declercq reste gravé dans la mémoire de tous ceux qui l’ont côtoyé.

Le Président de la République François Mitterrand, lors de sa première conférence de presse le 24 septembre 1981, rendait hommage à Pierre Declercq.

Il laisse le souvenir d’un homme profondément humaniste, un chrétien passionné qui est allé jusqu’au bout de ses convictions, jusqu’au sacrifice de sa vie. Pierre Declercq était le fils de M. Julien Declercq ancien Adjoint au Maire d'Halluin de 1959 à 1965.

Aujourd'hui, en Nouvelle-Calédonie, un hommage spécial est rendu, car là-bas, l'homme demeure une figure de la lutte pour l'égalité entre kanak, le peuple de Nouvelle-Calédonie, et les colons Européens.

"Nous n'avons pas été étonnés d'apprendre sa mort" se souvient Annie Bagein, sa soeur et ancienne adjointe du Maire d'Halluin Jean-Luc Deroo. "Nous l'avons vu en juillet 1981, quand il est venu rencontrer François Mitterrand. Il était assez sombre..."

Pierre travaillait sans relâche, cherchant à concevoir une nouvelle constitution pour ce pays : "Il n'était ni révolutionnaire, ni extrémiste, mais il voulait l'égalité" explique Annie Bagein.

Quelques jours après son assassinat, un journal le cite : "L'objectif d'une société kanak signifie la construction d'un peuple multiracial, solidaire et fraternel".

L'assassin de Pierre Declercq n'a jamais été identifié, et l'affaire semble avoir été étouffée. A la suite de tensions graves, une amnistie a été décidée en 1990.

La Nouvelle-Calédonie est depuis 1988, une collectivité d'outre-mer. Un référendum sur l'autodétermination est prévu en 2014.

19/9/2011.

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

03349

Avant le départ pour Les Houches en 1966,

 devant l'église St Hilaire d'Halluin.

Debouts à gauche, les organisateurs du Camp des Ados :

 Roger Beke (1) et l'abbé Pierre Chuffart (2).

 (photo n° 1966)

 

Roger Beke nous a quittés

dans sa 66ème année... 

 

Né à Halluin le 18 Février 1945, Roger Beke aurait eu 66 ans aujourd’hui. Il est décédé ce lundi 14 février 2011, d’un arrêt cardiaque, à son domicile halluinois.

 

La Presse Locale  a résumé (ci-dessous) l’empreinte très importante laissée par M. Roger Beke, au sein de la vie associative locale, durant 40 ans :

 

Roger Beke amoureux de la vie et de sa ville.

 

(…) C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de Roger Beke  Militant inlassable, il a consacré toute sa vie à l'engagement associatif. Un grand homme. Un modèle. Roger Beke était de ces hommes acquis à une seule cause : les autres.

 

Diplômé de lettres et d'histoire-géographie à La Catho en 1968, il consacre sa vie professionnelle à l'enseignement. Il passera 35 ans à l'EIC de Tourcoing. Durant ses études, il s'occupe de la bibliothèque paroissiale. Son goût pour l'écriture l'amène à contribuer au Corpo de Lettres durant ses années de fac (600 pages par numéro).

 

Personnage intrépide, il écrit aussi pour « Le petit fraudeur », un journal associatif halluinois. En 1978, il prend la présidence de la MJC et anime le réseau SVP lecture avant d'adhérer à l'association des Amis du Moulin dont il deviendra président quelques années plus tard. Le Moulin « J.-P. Verschave » était sa grande fierté.

 

Amoureux de sa région, fier de ses racines, il entre aussi au Comité flamand de France à travers lequel il coordonne la rénovation des fresques de l'église Saint-Hilaire. Passionné de musique, amateur de folklore, Roger Beke est également à l'origine de l'association Klappende Kloef dont les célèbres bals folks ont réuni, encore dernièrement, toutes les générations. Roger Beke laisse derrière lui une ville orpheline.

 

Une figure halluinoise disparaît…

 

(…) Sa disparition soudaine a profondément ému le tissu associatif où ce militant aux multiples facettes s’était largement impliqué.

 

Président de la MJC dans les années soixante-dix, Roger Beke consacrait en effet tous ses loisirs à l’engagement associatif, donnant son temps sans compter. Son nom restera intimement lié à nombre d’associations dont SVP Lecture, les Klappende Kloef, le Comité flamand de France (dont il était trésorier), mais surtout au Moulin Hollebeke où il s’est tant investi.

 

En janvier 2010, cinq ans après l’ouverture de l’estaminet voisin qui faisait sa fierté (car porté par son association Les Amis du Moulin), Rober Beke avait reçu le trophée du mérite associatif. Saisissant alors l’occasion de s’exprimer en pleine cérémonie, il avait fait part de son souhait de voir des travaux de gros œuvre entrepris le plus tôt possible sur le bâtiment. C’est ce « parler vrai » qui était tant apprécié chez lui.

 

« Un homme intègre »

 

« Roger était quelqu’un de franc ; quand il avait des choses à dire, il les disait », glisse très ému, Michel Coquet, de l’Entraide Alimentaire. Les deux bénévoles s’étaient rencontrés sur le projet de restauration des fresques murales de l’église Saint-Hilaire. Projet que coordonnait également Roger Beke.

 

« C’était un homme intègre, fidèle à sa parole et d’une grande simplicité », lui rend encore hommage M. Coquet. Un homme très actif qui, malgré une courte hospitalisation la semaine dernière, préparait avec soin son bal folk programmé ce samedi.

 

Epris de culture flamande, passionné de lecture, amateur de photographie, amoureux de musique, Roger Beke était un grand consommateur d’arts et de patrimoine, que ce soit des expositions, des spectacles, de l’architecture, des concerts… Sa maison halluinoise témoignait d’ailleurs de cette immense curiosité qui le caractérisait.

 

Célibataire, sans enfant, il s’était longtemps occupé de ses deux parents, dont il était voisin. Le décès de son père de 99 ans, en avril dernier, l’avait laissé bien seul. Aujourd’hui, c’est sa disparition qui laisse un grand vide.

 

Roger Beke était médaillé de la Fédération des Sociétés Musicales.

 

Ses Funérailles religieuses se dérouleront samedi 19 Février 2011 à 10 h 45 en l’église Saint-Hilaire à Halluin, d’où son corps sera conduit au cimetière de Roncq (Centre) pour y être inhumé.

 

18/2/2011.

 

img886

Roger Beke (1945 - 2011)

(Photo 8952  n° Img 886)

 

Hommage de M. Jean-Luc Deroo Maire de la Ville d'Halluin,

lors des Funérailles de M. Roger Beke, le samedi 19 février 2011. 

 

Roger BEKE,

 

Il disait : « Tout ce que je fais, je le fais parce que cela me plait. J’essaie de mettre mes capacités au service des autres, et ceux qui m’entourent me le rendent bien. »

Roger était des nôtres, citoyen d’Halluin, citoyen des Flandres.

Nous sommes nombreux, réunis ce matin, pour rendre témoignage, pour rendre ce témoignage d’une vie remarquable, au service des autres. Passionné, Roger partageait ce qui le faisait vivre.

 

C’était un organisateur hors pair. Homme orchestre, il savait allier rigueur et joie de vivre. Il aimait proposer. Il savait agencer. Il voulait le mieux. Il savait l’obtenir.

 

C’était un compagnon bienveillant. Il avait le souci des autres, sans jamais se soucier de lui-même. Il était de ceux dont nous appréciions d’emblée la présence. Sa cordialité n’était pas feinte. Sa bonne humeur s’accompagnait de ces pointes d’humour, qui ont réussi à faire grincer quelques dents. Son sens critique était toujours en éveil et assuré. Il avait horreur du soupçon permanent et des arrière-pensées. Il était franc.

 

C’était un prophète. Il plongeait dans la mémoire collective pour orienter les traditions vers l’avenir. Il voulait donner du sens à la durée nécessaire des projets. Il unifiait ses démarches avec son implication sans mesure dans le comité flamand. Le site Jean-Pierre Verschave, qui lui était confié, était à son image.

 

C’était un pédagogue. Il inspirait confiance. Développant avec art son sens de la persuasion, il savait entraîner, conduire. Ses interventions rappelaient ses exigences. Il arrivait à nous faire entrer dans ses raisonnements, et nous faisait adhérer au cœur de ses réflexions.

 

Roger était convaincu de ce qu’il faisait.

 

S’effaçant toujours derrière l’objectif, déployant avec une belle énergie ses multiples capacités, il n’agissait pas pour lui-même. Son humilité n’était pas la moindre de ses qualités. Son courage, et l’audace qui accompagne celui-ci, était un exemple contagieux.

 

Roger, au moment de ton départ, je te remercie de ta vie remarquable, de ta proximité, de ton amour de fils à l’égard de tes parents que tu as accompagnés dans leur vieillesse avec une tendresse jamais mise en défaut, de ta proximité avec ta ville, avec tes élèves, de ta proximité avec tes amis.

 

Ton départ a suscité une forte émotion, celle de la douleur, celle qui nait de l’absence et du vide.

 

Au nom de la ville d’Halluin, qui reconnaît en toi un de ses fils, je te remercie. Je te remercie pour ton œuvre, pour ta loyauté, pour ton dynamisme. Tu as fait rayonner ta ville. Tu as donné du sel à ce que tu  as entrepris. Ton amitié était sincère.  Beaucoup en ont partagé le prix.

Roger, ta vie est devenue témoignage. 

 

                                                                                                                                          Jean-Luc DEROO 

 

24/2/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

05061
           (photo no 5061)
03323
Les précieux auxiliaires des colonies : Mme Thomas (Marraine), 
Mme Varasse mère ( dite bobonne) et M. et Mme Varasse,
cuisinières, accompagnatrices et chauffeur, colonies année 72*              
        (photo no 3323) 

012650126401260012590125501254a

En vadrouille dans les Vosges, années 70 

(photos nos 1265, 1264, 1260, 1259, 1255 et 1254)