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Etat-civil

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La famille Noppe.

Mr et Mme Noppe, mariés en 1880, fêtent leurs noces d'or en 1930.

(photo n° 02847)

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L'abbé Paul Parent, lorsqu'il effectuait son service militaire le 15 mai 1938.

(photo n° 09299)

 

 02114

Ecole du Sacré-Coeur Halluin, en 1933 avec M. Mazereuw.

Au 1er rang en haut : René Descamps et Prosper Vallaeys,

Firmin Latour,Raymond Verfaillie,Bernard Olivier,Alidor Vervaecke,

Raymond Vandewynckele,Paul Pattyn,Charles Pareit,Michel Witdouck,

2ème rang : Paul Schemaecker,Maurice Vandewoestyne,André Buyl,

Fernand Vitrant,Camille Picavet,André Herman,Joseph Savoye,

3ème rang : Joseph Nuttin,Pierre Desmettre,Julien Vanhoorne,

Joseph Quivron,Julien Hemelaere,Gérard Ducoulombier,Aimé Gheysen,

Cyrille Quivron,Gustave Nuttin,

assis : François Lesage,Henri Leconte,Albert Mathys,Oscar Cambier.

(Photo n° 2114)

 

Prosper Vallaeys nous a quittés...

 

Prosper Vallaeys résidait depuis quelques année à la Maison de retraite "L'Orée du Mont" Halluin. Il est décédé à Lomme (Nord) le samedi 14 juillet 2012 à l'âge de 91 ans. Ses Funérailles se dérouleront à Halluin, en l'église Saint-Hilaire, le vendredi 20 juillet 2012 à 9h30.

 

Prosper Vallaeys est né le 26 février 1921 à Menin (B). A l'époque, il habitait rue Saint Vincent de Paul. De septembre 1934 à septembre 1939, il est ourdisseur aux Ets Defretin, usine textile d'Halluin, avant d'être tisserand au Tissage de la Vallée, à Roncq, jusqu'en décembre 1951.

 

A l'annonce de la guerre, et comme il n'a encore que dix-neuf ans, il ne part pas pour le front, mais est obligé de se cacher, d'avril 1943 à septembre 1944, pour échapper au Service du Travail Obligatoire. En juillet 1945, il part effectuer son service militaire au 1er R.I. en occupation en Allemagne, dans la région de la Sahr, d'où il reviendra en juillet 1946.

 

Prosper reprend son travail ensuite au tissage de la Vallée avant de devenir contrôleur de tissage chez Sion Frères, jusque mai 1975. Enfin, il sera surveillant à la maison de retraite du Mont d'Halluin de juillet 1975 à septembre 1983, date à laquelle il prend sa retraite.

 

Ancien membre et secrétaire du club halluinois Voyages Amitié, Prosper Vallaeys était aussi ancien membre du comité de gérontologie d'Halluin, depuis sa création en 1990.

 

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 Alice Seidentopf et Prosper Vallaeys,

en leur domicile au 123, rue de Lille, en septembre 1997.

(Photo DD 12874  n° Img 138)

 

 Alice Seidentopf épouse Vallaeys, est née le 19 février 1926 à Roncq (Nord). Elle sera d'abord bobineuse puis monitrice aux Ets Masurel Frères à Tourcoing, de mars 1943 à février 1956, puis gouvernante chez les frères Maristes au Sacré-Coeur d'Halluin, d'avril 1960 à août 1974. Elle terminera ensuite comme lingère à la maison de retraite du Mont d'Halluin, de juillet 1975 à mars 1986. Comme son mari Prosper, Alice est médaillée du travail, échelon grand or.

 

Comme beaucoup de jeunes de l'époque, Prosper et Alice se sont connus au gré des bals populaires et des séances de cinéma. En juin 1946, ce sont les fiancailles, suivies le 1er août 1947 du mariage en mairie de Menin (Belgique), et en la paroisse Saint-Hilaire d'Halluin le lendemain. De cette union naîtront deux enfants, Michel en 1948 et Martine en 1956.

 

Le couple fêtera leurs Noces d'Or en septembre 1997, à la Mairie d'Halluin, entouré  aussi de leurs sept petits-enfants et trois arrière-petites-filles.

 

Mme Prosper Vallaeys Seidentopf est décédée à Tourcoing (Nord) le 18 décembre 2009 à l'âge de 83 ans.

 

18/7/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Le patronage du Mont dans les années 1934-1935, à l'école Saint Alphonse.

Patro organisé par les soeurs Cécile et Marie, après les vêpres du dimanche.

 

De gauche à droite : Au 1er rang : Ernest Lesage,Raymond Vermeulen,Alphonse Ceriez,Achille Ceriez,Rudolphe Verfaillie,Jean-Marie Vanneste,André Florin,Louis Everaert,Raphaël Verfaillie.

Au 2ème rang : Paul Vanlerberghe,Denise Bisbrouck,Yvonne Everaert,Marie Dujardin,Marthe Zinzen,Bernadette Verschae,Thérèse Vanoverschelde, Marie-Jeanne Verrodde, ? , Andréa Lapeyre.

Au 3ème rang : Marcel Dutoit,Ch.Bondoux,Georges Ducoulombier,Lucien Saelens,Maurice Ramaen,André Vermeulen,JeanDutoit,Simon Descamps,Paul Dujardin,Jean Dendeviel,Jean-Marie Ramaen.

Au 4ème rang :ThérèseFlorin,Raymonde Pannecoucke,Christian Dieryck,Lydia Vanwalleghem,Raymonde Desplanque,Reine Chombeau,Denise Lobbens,Denise Verhaeghe,Andrée Raquet,Thérèse Verschae,Solange Delobel,Agnès Dejonckheere.

(Photo n° 10566)

 

Le décès de Marie-Jeanne Lepoutre Verrodde.

 

Née à Halluin le 27 Mars 1929, Marie-Jeanne Verrodde, Veuve de Roger Lepoutre, nous a quittés à Courtrai (B) le 7 Octobre, à l'âge de 84 ans.

 

Marie-Jeanne Lepoutre Verrodde

(1929 - 2013)

(Photo x DD 18617  n° Img 263)

 

Membre d'Honneur de la Lyre Halluinoise, et membre de l'Aric, ses Funérailles se dérouleront ce samedi 12 Octobre 2013 à 10h45 en l'église Saint-Hilaire Halluin.

 

La Lyre Halluinoise le 20 Octobre 2001 à la Salle du Manège.

(Photo Mairie DD 13824  Img 071)

 

 Hommage de Xavier Descamps Président de la Lyre Halluinoise,

lors de la Messe de Funérailles de Madame Marie-Jeanne Lepoutre.

  

Les nombreuses rencontres que fait chacun d’entre nous, au long de sa vie, nous enseignent qu’au bout du compte, rares auront les vraies relations d’amitié.

Rares en effet et, en conséquence, précieuses et importantes, ô combien !

 

L’ami, cette personne qui nous accompagne, parfois de loin, mais sans qu’on en ait de doute quant à sa présence…

Cette personne qui sait rester discrète, mais dont on connaît l’attention et la bienveillance qu’elle nous porte.

Cette personne qui n’a pas besoin d’être avec nous, bien présente, pour être véritablement et toujours à nos côtés.

Qui pense d’abord à nous, a déjà anticipé, et même déjà fait, ce qui nous fera plaisir, ou ce qui nous rendra service.

Cette personne qui a, comme nous, ses moments de détresse, de peine, d’angoisse, mais qui pourtant nous accueille et nous sourit.

Qui a ses faiblesses, mais qui, malgré tout, nous donne sans hésitation les quelques forces dont elle dispose encore, et fait l’effort d’oublier ses problèmes pour se rendre plus disponibles pour les nôtres.

Marie-Jeanne était votre amie, était notre amie.

 

Depuis des décennies, Marie-Jeanne était là, présente, attentionnée, nous soutenait, discrètement mais infailliblement.

Tant qu’elle l’a pu, elle a participé à toutes nos fêtes, a assisté à tous nos concerts, parfois même loin d’Halluin.

Chaque année, pour un banquet, pour une soirée, pour un concert, elle était la première à se manifester.

Mais jamais elle ne s’inscrivait seule…

Toujours, elle avait préparé l’inscription d’une liste d’amis, demandant pour chacun d’eux la faveur d’une bonne place, ou d’une bonne table.

Et avec quelle minutie, quel souci du détail !

 

Dès qu’elle le pouvait, Marie-Jeanne nous accompagnait, et si elle ne le pouvait pas, elle ne manquait jamais de s’en excuser, prenant toujours soin de s’enquérir de la façon dont elle pourrait quand même participer, quand elle n’avait pas déjà elle-même imaginé une manière  d’être « un peu parmi nous », à défaut de présence physique.

Combien de fois a-t-elle demandé comment elle pouvait nous aider ? Proposé de relayer auprès de tous, des nouvelles de la santé de l’un ou l’autre ?

Combien de fois s’est-elle inquiétée de nous… alors même que nous savions tous que c’était plutôt d’elle qu’il fallait nous inquiéter ?

 

J’ai en mémoire une anecdote, que je trouve parlante :

A l’issue d’un repas de Ste Cécile, une discussion s’était engagée, les convives de la table de Marie-Jeanne faisant part d’une petite déception quant à la journée, ce qui ne saurait être agréable pour ceux qui ont travaillé en vue d’une journée conviviale et appréciée.

Nous ne nous étions pas quittés fâchés, évidemment, mais… contrariés.

Marie-Jeanne n’avait en rien participé à cette discussion, et pourtant, dès le lendemain matin, qui donc était au téléphone à la première heure, appelant les uns et les autres pour relativiser, et enjoindre chacun à une attitude sereine et positive ?

Marie-Jeanne, évidemment !

 

Nous savons tous la vie et le parcours de Marie-Jeanne.

Chacun la reconnaît dans son attitude courageuse et volontaire face à l’adversité, et aux difficultés de la vie.

Nous gardons de Marie-Jeanne ses sourires et ses rires, un accueil et une attention, une bienveillance et un soutien, qu’on ne trouve qu’auprès d’une véritable amie.

Oui, Marie-Jeanne était une amie de la Lyre.

Et la Lyre, Marie-Jeanne, comme tu le souhaitais, chante aujourd’hui pour son amie.

 

9/10/2013 et 14/10/2013.

 

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Un groupe d'Halluinois de gauche à droite :

Francis Descamps,Daniel Tyberghien,Jean-Marie Gevaert,Marie-Paule Declercq,Geneviève Guilluy,Lydie Verhole,Annie Dutoit,Gabrielle Guilluy,Germinal Casier, Henri Delcour.

(photo n° 07816)

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Des halluinoises à Menin, vers 1998 :

Marie-Paule Declercq,Geneviève Guilluy,Lydie Verhole,Annie Dutoit,Gabrielle Guilluy.

(photo n° 07815)

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Mariage insolite à la frontière. Il se déroule à peu près à égale distance du poste de douane belge (à gauche) et du poste de douane française.

Les futurs époux ont pris place au beau milieu de la chaussée.

En effet,lors de la déclaration de guerre en 1939, la frontière changea fortement. La Belgique ne participant pas au conflit, les passages d'un pays à l'autre furent très stricts, avec dans certains cas, des problèmes familiaux.....

(photos n° 6192 et 6193)

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Mme Veuve Joseph Ampe

née Thérèse Delafosse.

(Photo DD 8979  n° Img 905) 

 

Mme Veuve Joseph Ampe, née Thérèse Delafosse à Halluin le 23 Février 1926, est décédée à Lomme (Nord) le 5 avril 2012, dans sa 87ème année.

 

Les Funérailles se dérouleront le Mercredi 11 Avril 2012 à 10 H 45, en l’Eglise Saint-Hilaire (Centre) Halluin, suivies de l’inhumation au cimetière de la ville.

  

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Joseph Ampe

(1927 - 1997)

(Photo 8613  n° Img 497) 

 

Ancien Chirurgien et Professeur Honoraire de la Faculté de Médecine de Lille, Joseph Ampe est décédé le 25 Janvier 1997, dans sa 70ème année.

 

 7/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

  

 Le Docteur Albert Louf.

(1891-1978)

(Photo X DD 8928  n° Img 486)

 

Le Docteur Albert Louf...

Une Personnalité et un Personnage. 

 

« J’ai eu la chance de pouvoir côtoyer et apprécier le docteur Albert Louf ; comme la plupart des maires qui ont présidé aux destinées de la ville, il faisait partie de ces « personnages » qui ont laissé une trace indélébile dans la mémoire de plusieurs générations d’halluinois ; ils aimaient passionnément leur ville et se sont dévoués sans limite, parfois  dans des périodes exceptionnelles, cruciales et souvent douloureuses, à travers leurs différentes activités, au service d’une population toute entière.

Le 3 avril 1991, jour du centième anniversaire de sa naissance, je rendais un hommage appuyé, dans la presse, à cet homme qui a profondément marqué la vie locale :

"En effet, comment ne pas rappeler ici la place considérable que le docteur Louf a tenue à Halluin, durant plus d’un demi-siècle, « sa ville qu’il connaissait sur le bout des doigts ». Homme de bien, de devoir, c’était le médecin de famille par excellence, une profession qui pour lui était une vocation, presque un « sacerdoce ».

En janvier 1974, le journaliste Albert Desmedt résumait en quelques mots ce que fut pour beaucoup d’halluinois, le médecin, l’homme ou l’ami qui quittait Halluin en 1973, après cinquante-trois années de bons et loyaux services :

« Ce jeune homme de 83 ans droit comme un I, traversant la chaussée au pas de chasseur, sautant dans sa voiture, infatigable de jour et de nuit, brillant et pétillant d’esprit dans les conversations, tout le monde l’aura reconnu. C’est évidemment le Docteur Louf.  C’est tout à la fois une personnalité et un personnage ; un homme exceptionnel de verdeur d’allant et d’enthousiasme ; il a admirablement rempli sa tâche, avec tout ce que cela suppose de travail, de difficulté et d’énergie ».

 

Albert Louf est né le 3 avril 1891 à Saint-Pierrebrouck (Nord). En 1909, il entre à la faculté libre de Lille pour y poursuivre de brillantes études de médecine. Il y décroche la médaille de bronze de la faculté des sciences et de médecine.

La guerre de 1914-1918 survient et durant ces quatre années de guerre, il accomplit son devoir de soldat, là où ses connaissances médicales l’imposent, c’est-à-dire au service de santé d’une des vaillantes unités du front. Médecin major, s’il était parfois, pour certains, l’homme à la « consultation motivée », il était pour tous, dans les circonstances les plus graves, les heures les plus pénibles, le sauveur compatissant et consolateur, quand ce n’était, trop souvent hélas, l’ultime confident.

Ce rôle, il l’accomplira de 1914 à 1918 avec tout son cœur, son dévouement à toute épreuve au mépris de tous dangers, ce qui lui vaudra plusieurs citations, la Croix de Guerre, et la promotion au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire, le 31 décembre 1939.

A cette époque, il était, évidemment, devenu un véritable Halluinois d’adoption, depuis septembre 1920, date de son installation, après avoir achevé ses études à la faculté de médecine de Paris.

 

Ordonnance en 1921.

(Photo doc AL 4474)

 

 

Ordonnance en 1931.

(Photo doc AL 4475) 

 

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 Décennie 1960 : La rue de Lille (centre), à gauche de la photo,

après la Boucherie Claerbout (Store ouvert)

 l'habitation et le Cabinet Médical du Docteur Albert Louf.

(Depuis 1984, emplacement de la Résidence du Centre).

(Photo n° 5405)

 

Une seconde fois, la patrie faisait appel à ses services en septembre 1939 ; avec quelques-uns  de ses anciens camarades de la Grande Guerre, avec la multitude des nouveaux mobilisés, il répondait « présent ». Cette drôle de guerre est pour lui une période d’intense activité.

Le Commandement militaire lui ayant confié les fonctions de médecin-chef de l’hôpital de Calais, il déploie là ses grandes qualités d’organisateur, prévoyant jusqu’au plus petit détail, et faisant de ce grand établissement un hôpital modèle et moderne, appelé à remplir dans les conditions les meilleures et les plus rapides, le rôle qu’en attendait le service de santé militaire.

Les circonstances ont voulu que ce rôle fut bien éphémère. La foudroyante offensive allemande, anéantissant en quelques heures, les fruits d’un labeur de plusieurs mois, le surprit en plein travail, soignant avec un extrême dévouement les nombreux blessés, sous un effroyable bombardement.

Cette situation tragique lui valut, par la suite, une élogieuse citation et l’attribution d’une seconde Croix de guerre avec étoile d’argent.

Fait prisonnier le 26 mai 1940, il fonde à Givet un hôpital d’éclopés pour les colonnes de prisonniers de toutes nationalités, avant de devenir médecin-chef de l’hôpital de prisonniers de Charleville-Mézières. 

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 Albert Louf (assis),

entouré de Militaires Halluinois.

(Photo n° 3015)

 

Démobilisé fin 1940, il rentre à Halluin où durant les quatre années d’occupation ennemie, il fit face avec calme, sang-froid et dignité aux vexations de l’occupant. Plus que tout autre, témoin des conséquences de la guerre, des privations et souffrances de toute une population, son cœur généreux et son dévouement à toute épreuve ont prodigué non seulement soins matériels, mais aussi le réconfort de ses encouragements, de ses consolations et de sa foi en la victoire finale.

Et quand pour la ville s’approche la délivrance, quand partent les premiers coups de feu de nos F.F.I, Albert Louf est là présent, redevenu le médecin militaire donnant ses soins aux blessés, sans le moindre souci de danger.

 

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Albert Louf et Maurice Schumann, quelques mois 

après la Libération d'Halluin de septembre 1944.

(Photo  n° 3038) 

 

A la Libération, il est président fondateur du M.R.P. d’Halluin et,à ce titre, accueille le 3 mars 1945

Maurice Schumann, porte-parole de la France Libre, au cours d’une réunion mémorable, salle du Manège.

 

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Le 1er assis, Albert Louf, à sa droite, Maurice Schumann,

le 3 Mars 1945, salle du Manège Halluin.

(Photo X DD 8927  n° Img 037)

 

Si son rôle de médecin militaire fut très important, son activité civile ne le fut pas moins. Retenons qu’à Halluin, rien ne le laissait indifférent.

Ce furent d’abord les divers services médicaux de la ville, qui sous son impulsion et ses directives, ont pris une importance considérable : goutte de lait, consultation des nourrissons, visites médicales des indigents, des écoliers, œuvre du dispensaire etc, ont bénéficié de son inlassable et dévoué concours. Sans omettre ses études, rapports, démarches et interventions en vue de doter la ville d’une clinique maternité, espoir que des circonstances bien indépendantes de sa volonté réduisirent à néant.

Médecin de l’administration des douanes, de la gendarmerie, de la S.N.C.F., le docteur Louf est élu par ses pairs au conseil départemental de l’ordre des médecins en 1948, accomplissant la délicate fonction de trésorier. Il effectue trois mandats de six ans, en achevant sa tâche comme vice-président, parallèlement avec celle de président de la commission départementale de Sécurité sociale. Les pouvoirs publics reconnaissent ses éminents services, en lui décernant la croix de Chevalier de l’Ordre de la Santé publique.

 


Impressions d'un voyage au Congo Belge,

début des années 1950 par Albert Louf.

(Doc 4340)

 

Par décret paru au Journal Officiel du 3 janvier 1960,

Albert Louf est élevé au grade d’Officier de la Légion d’Honneur.

 

En 1960, Albert Louf fait

Officier de la Légion d'Honneur.

(Photo X DD 8974  n° Img 903)

 

Pour le docteur Louf, l’heure n’existait pas tant qu’il y avait quelqu’un à soulager ; quand on lui demandait le secret de son éternelle jeunesse, il souriait tout simplement. Ce qu’on peut dire c’est qu’il était un adversaire de la suralimentation et de la sédentarité ; il conseillait souvent la marche à pied, et consentait à dire, que trop souvent, on se moquait des principes, des règles de la raison, alors que celles de la nature restent intangibles, que le soleil continue de se lever à l’est, et que les lois de la pesanteur n’ont pas changé !

Pour lui la jeunesse n’était pas un stade de la vie, mais un état d’esprit ; et comment ne pas parler de l’espérance qui était en toutes circonstances sa manière d’être.

« La vie est un combat. Je l’ai maintes fois répété, dans une houle, il est parfois difficile de remonter le creux de la vague, sachez que l’espérance est la plus grande richesse de la terre ; on ne le répètera jamais assez », avait-il déclaré. 

 

Le Docteur Albert Louf en 1954.

(Photo X DD 8581  n° Img 481)

 

Le Docteur Albert Louf est décédé à Lille, le 19 janvier 1978. Lors de ses funérailles, l’église Saint-Hilaire contenait difficilement la foule de ceux qui l’estimaient et lui portaient affection. Le curé-doyen Lommez évoqua la mémoire d’Albert Louf, qui fit preuve d’un courage incommensurable jusqu’à son dernier souffle.

« Ce n’est pas seulement une grande figure halluinoise qui disparaît, pas seulement un médecin exemplaire, un membre à part entière de la communauté paroissiale, mais un grand ami, un confident qui a partagé les joies et surtout nos souffrances. Un ami qui a usé sa vie jusqu’au bout au service de ses frères…  Pour lui, la vie n’avait de sens que par son contenu d’amour ». Le doyen rappela alors ses dernières paroles : "Je m’en vais, je vais rejoindre tous les miens ".Albert Louf a été inhumé au cimetière d’Audruicq.

Aussi, il convient d’associer à ce témoignage, son épouse disparue qui, avec tant de calme et de résignation, fut toujours sa compagne discrète mais efficace, supportant les épreuves et les sacrifices, et qui permit à son mari, par ses renoncements journaliers, d’être aussi pleinement à tous.

 

Image Mortuaire

(Doc 04341)

 

Petite précision le Docteur Albert Louf est le grand-père du Docteur André Louf (Président de l'ARPH)

 qui lui succéda comme médecin sur Halluin, jusqu'en octobre 2011.

  

Voir aussi... cliquez ci-dessous : 

Albert Louf Médecin (Légion d'Honneur en 1939 et 1960).

Maurice Schumann et les Halluinois (Rétrospective de 1945 à 2002).

Funérailles des FFI le 7/9/1944 (Les Résistants halluinois de l'ombre).

3/4/2012 - 17/11/2014

Commentaire et Photos  : Presse - ARPHalluin - Daniel Delafosse