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Etat-civil

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5 générations de la famille Vangeensberghe sont rassemblées sur cette photo.

(photo n° 669)

 

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Mme Jules Claerbout-Delesalle,

en septembre 2003.

(Photo DD 8687  n° Img 702)

 

Ancienne commerçante, rue de Lille à Halluin, Madame Veuve Jules Claerbout née Amélie Delesalle nous a quittés le 18 Décembre 2011, à l'âge de 97 ans.

La célébration des funérailles aura lieu le Jeudi 22 Décembre 2011 à 10 H 45 en l'église Saint-Hilaire Halluin, suivie de l'inhumation dans le caveau familial, au cimetière de la Ville.

 

20/12/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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  Marie-Antoinette Delafosse-Danset (1914 - 2008),

en Août 2005 à "L'Orée du Mont" d'Halluin.

(Photo DD 30950  n° mam)

 

Marie-Antoinette Delafosse-Danset,

nous a quittés le 22 Novembre 2008...

 

Le 29 Novembre 2008, en l'église Saint-Hilaire d'Halluin, plus de 800 personnes ont accompagné Marie-Antoinette Danset Veuve Delafosse, lors de la Messe des Funérailles, suivie de l'inhumation dans le caveau de famille au cimetière de la Ville.

 

Née le 13 Juin 1914 à Halluin, Madame Marie-Antoinette Delafosse née Danset est décédée à "L'Orée du Mont" Halluin,  le 22 novembre 2008. Pour cette véritable figure de la ville locale, c’est sans aucun doute le mot dévouement qui caractérise le mieux le parcours de cette halluinoise, qui a rendu son dernier soupir dans sa 95ème année. 

Marie-Antoinette Danset n’avait que trois ans, lorsque son père Etienne, combattant héroïque, 4 fois cité, tomba au Champ d’Honneur le 5 novembre 1917.

 

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 Etienne Eugène Danset

"Mort pour la France" à 33 ans.

(Photo DD 30951  n° mam)

 

Malheureusement, les tourments de la Première Guerre mondiale ne devaient pas la quitter, car un an plus tard, elle était orpheline de sa maman, sans l’avoir revue depuis plusieurs mois ! En 1920, la jeune Marie-Antoinette devenait officiellement « Pupille de la Nation ». Ces deux évènements douloureux expliqueront, par la suite, tout le sens de sa vie. 

Elle n'a que six ans, à la disparition de son dernier grand-parent, et ne  peut compter alors, que sur le réconfort et la tendresse de ses deux tantes Jeanne et Germaine Tierrie. Par la suite, les anciens halluinois se souviennent des années passées au café de l'Entraide (siège des colombophiles, rue Gustave Desmettre), où le rendement et la capacité inépuisables au travail, de la jeune Marie-Antoinette, forçaient le respect et l'admiration de tous.

En 1939, elle a 25 ans quand elle rentre au service de M. et Mme Jean Sion-Defretin et leurs enfants, jusqu'en 1947. Ce fut pour elle, huit années de bonheur partagé au sein de cette honorable famille halluinoise, à qui elle dédia une éternelle reconnaissance.

 

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1er rang, à droite : Marie-Antoinette Danset,

en sevice chez M. et Mme Jean Sion.

 (Photo DD 30952  n° mam)

 

En souvenir de ses parents et avec beaucoup de dévouement, de disponibilité et d’affection, elle consacra également toute sa jeunesse à s’investir entièrement au sein de l’Association halluinoise des Anciens Combattants, des Mutilés, mais aussi de la société des Veuves et Orphelins de Guerre...

 

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1947 (debout au centre de la photo) : Marie-Antoinette Danset (chemisier blanc),

en compagnie des Anciens Combattants et des "Madelons" d'Halluin.

(Photo DD 30953  n° mam)

 

Ainsi qu’à la présidence du groupe halluinois « Les Madelons de Flandre », association qui était chargée de participer à des œuvres d’entraide en faveur des combattants et prisonniers de guerre.

Pour toutes ces raisons, la Pupille de la Nation était très attachée au drapeau national et aux valeurs qu'il représente. Parfois, en toute discrétion, elle faisait déposer une gerbe de fleurs au Monument aux Morts d'Halluin.

 

Le 12 Septembre 1947, à la Mairie d'Halluin, Marie-Antoinette Danset consentit d’unir sa vie à celle d’un veuf, mutilé de guerre, Henri-France Delafosse de vingt ans son aîné, et  accepta, par la même, la charge d’un foyer composé de douze enfants orphelins de mère depuis cinq ans.

 

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 Mariage Religieux le 13 septembre 1947 :

Henri-France Delafosse et Marie-Antoinette Danset.

(Photo DD 30954  n° mam)

 

De cette union, entre le « miraculé » de Verdun  Henri-France et la Pupille de la Nation Marie-Antoinette, naîtra huit autres enfants.

Malgré le décès de son mari, survenu en 1966, et l’importante charge familiale, Mme Delafosse se consacra durant plus de trente ans, avec autant de dynamisme et de dévouement, à l’Association halluinoise des Familles Nombreuses (notamment en son domicile pour les permanences de la Maison des Familles) ainsi qu’à l’organisation de la Bourse aux Vêtements, dès sa création en 1977. De même, elle apporta longtemps son aide et son soutien à l’action du Secours Catholique halluinois.

 

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En Mai 1985 : Marie-Antoinette Delafosse-Danset (x)  cheville-ouvrière

de la Bourse aux Vêtements d'Eté, organisée par l'Union des Familles d'Halluin.

Durant 4 jours, 5200 vêtements furent déposés et 3500 vendus.

(Photo DD 30955  n° mam)  

 

Le 12  juin 1994, et afin de réparer « un oubli », c’est lors de son 80ème anniversaire, entourée de toute sa famille,

que Marie-Antoinette Delafosse-Danset recevait, officiellement, la médaille d’Or de la Famille Française,

des mains de Monsieur Alexandre Faidherbe Maire d’Halluin.

 

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 Alexandre Faidherbe Maire, décore Marie-Antoinette Delafosse-Danset

de la Médaille d'Or de la Famille Nombreuse.

(Photo DD 30956  n° mam)

 

A cette occasion, le Premier magistrat remettait à cette halluinoise très méritante,

la médaille d’Honneur de la Ville en ces termes : 

... « Avec votre mari Henri-France Delafosse, vous faîtes partie de ces halluinois

qui ont été un ciment formidable de la vie sociale de notre ville »...

  

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Le 12 Juin 1994, beaucoup d'émotions partagées en compagnie :

à gauche de la photo, de Mme Paul Faidherbe-Castel (1912-1997) du Secours Catholique,

et à droite, de Mme Jean Sion-Defretin (1913-2003).

(Photo DD 30957  n° mam)

 

Le 21 Novembre 1998, et après de longues recherches, Marie-Antoinette Delafosse-Danset, âgée de 84 ans, pouvait se recueillir, pour la première fois, devant la croix érigée au nom de son père, Etienne Eugène Danset, en compagnie de ses enfants, à la Nécropole Nationale de Mourmelon-le-Petit (Marne). 

 

Voir : Etienne Danset "Mort pour la France" en 1917... cliquez ici :

Guerre 14/18 - Etienne Danset "Mort pour la France" en 1917

 

En septembre 2007, un accident vasculaire cérébral avait condamné définitivement au lit, Marie-Antoinette. Ne pouvant plus s'exprimer par la voix et les gestes, mais l'esprit intact, il ne lui restait seulement pour communiquer que l'expression des yeux, et parfois même un sourire encourageant, lorsque la douleur était un peu plus supportable.

Pendant les quinze mois d'immobilité complète, sans jamais se plaindre et jusqu'à l'extrême limite de ses forces, elle assuma des efforts inouïs, pour que nous comprenions qu'elle restait attentive à notre écoute, et qu'elle demeurait près de nous.

Toute sa vie Mme Delafosse-Danset fut un exemple de courage, de volonté, de dévouement et de simplicité. Malgré les épreuves, elle n'a cessé de semer amour, partage et joie de vivre autour d'elle, en s'oubliant toujours pour les autres.

 

Dernier "Au Revoir"...

Le samedi 29 Novembre 2008, lors de ses Funérailles, trois citations résumèrent son parcours : 

"Le bonheur des siens était sa vie. Elle nous quitte, discrète et bénie de tous".

Elle faisait partie de ces gens qui sont pareils aux vitraux : "Ceux-ci brillent tant qu'il fait soleil, mais quand vient l'obscurité leur beauté continue d'apparaître, car ils sont illuminés de l'intérieur".

"Une étoile est passée dans notre vie, alors ne soyons pas triste de la voir partir, mais réjouissons-nous plutôt de l'avoir connue !"

 

Hommage du Maire et de l’Union des Familles.

Regroupant, 300 adhérents dont plus de 70 bénévoles, l'Association Familiale d'Halluin, emmenée par la  présidente Mme Cathy Werbrouck, tenait son assemblée générale en février 2009, en présence de Jean-Luc Deroo Maire d'Halluin. La présidente et le maire ont tenu à rendre hommage à Marie-Antoinette Delafosse qui fut plus de 30 ans un des piliers de l'association.

 

Voir aussi... cliquez  ci-dessous : 

Pupilles de la Nation : Création 1917 - 2017 (Danset Etienne et Marie-Antoinette).

Guerre 14/18 - "Les Madelons de Flandre" (Officialisation du Groupe Halluinois en 1947).

La Bourse aux Vêtements - Création en 1977 (L'Association Familiale Halluinoise... Historique).

Festival d'Halluin - 1978 (Marie-Antoinette Delafosse-Danset en "Sidonie" sage-femme). 

Delafosse Henri-France 1894 - 1966 (Un Homme de "Devoir").

Guerre 14/18 - "Les Madelons" d'Halluin 1942/43 ("La Véritable Madelon" : Historique et Chanson).

Guerre 14/18 - "Les Madelons" d'Halluin en 1942 (Chanson : "La Madelon").

Guerre 14/18 - "Les Madelons" d'Halluin en 1942 ("Mademoiselle from Armentières" : Historique).

Guerre 14/18 - Danset Etienne Eugène (A la recherche d'une Croix 1917 - 1998).

Guerre 14/18 - Danset Etienne Eugène (Alsace 1916). 

 

28/11/2011 - 14/11/2018

Commentaire et Photos : Presse - Daniel Delafosse 

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M. Léon Saint-Venant

nous a quittés à 95 ans.

(Photo DD 08533 n° Img. 555) 

 

Léon Saint-Venant (1913 - 2009)...

Un exemple de Militantisme ! 

 

M. Léon Saint-Venant est né à Halluin, le 25 septembre 1913. Il a travaillé très tôt et milité de même.

 

En 1932, il a été l’un des fondateurs de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) à Halluin. Ce mouvement qui a pour devise « Un jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde », veut améliorer les conditions de travail et de vie, et améliorer l’éducation populaire.

 

Léon Saint-Venant a exercé d’importantes responsabilités à la JOC, en sa qualité de président de 1932 à 1938, tout en étant secrétaire de syndicat local, avec des permanences dans les environs d’Halluin. Permanent régional du Mouvement populaire de 1941 à 1943 et Membre permanent de l’Association Familiale Ouvrière, deux ans après la guerre.

 

A ce titre, il a été élu administrateur à la caisse d’allocations familiales de Roubaix-Tourcoing pour y défendre les intérêts des allocataires, et fait partie du Sillon, organisme social et catholique. Il a été militant CFTC puis CFDT.

 

Il a assumé un certain temps de présidence du comité de secteur Vallée de la Lys des retraités CFDT. Avec une équipe de ce comité et aidé d’une dizaine d’associations. Léon Saint-Venant a fondé et présidé dix ans le comité de gérontologie jusqu’en 2002, qui est devenu depuis 2004, l’association des seniors halluinois.

 

Il a également contribué à la restructuration de l’Epi qui abrite aujourd’hui dans des locaux rénovés, depuis plusieurs années, une dizaine d’associations syndicales et autres.

 

Au moment de cette rénovation complète, le syndicaliste halluinois connaît bien les bâtiments de l’Epi. Il y est « comme dans sa maison » même s’il a bien du mal à reconnaître, dans la grande salle qui sert d’espace de réunion et d’exposition, la salle où autrefois les fours à pain doraient 10.000 kig de mie fondante par semaine. «Nous n’avions alors même pas assez de place pour évoluer ».

 

Léon Saint-Venant a travaillé à l’Epi de 1929 à 1978. Le PDG d’alors passant le relais, il le saisit, pour rendre service bénévolement. C’est donc lui qui connaîtra la fin de l’épopée de cette boulangerie-culte des Halluinois, qui arrêta définitivement ses activités en 1988.

 

Retraité CDFT, l’ouverture de l’Epi en tant que siège de quatre syndicats et d’associations à vocation sociale est pour lui plus qu’une bonne nouvelle, « un rêve réalisé. Quand les activités ont cessé, cela m’a fait de la peine. Je suis heureux, et c’est peu dire que le bâtiment retrouve sa vocation sociale ! » Le cri du cœur.

 

Léon Saint-Venant souligne, lui aussi, l’exemple militant d’un père engagé dans le mouvement coopératif. Il relève au passage qu’à une certaine époque, les mouvements et les associations étaient très fortement marqués idéologiquement, avec des situations difficiles.

 

Pour caricaturer : soit comme chrétiens, soit comme communistes. L’Epi était une boulangerie coopérative précieuse pour beaucoup de familles ; de l’autre côté, la Fraternelle rendait le même service. C’était une époque avec de fortes tensions. On s’engageait beaucoup. Et il ajoutait : « Les autres faisaient comme nous, aussi bien que nous… ».

 

En 2004, il  recevait, ainsi que sa sœur Jeanne,  la remise du 1er trophée du mérite associatif halluinois, et souhaitait, comme elle, « dédier ce geste à tous ceux, nombreux dans la population d’Halluin et d’ailleurs qui le méritent tout autant, car ils s’engagent dans la vie associative, dans leur quartier, bref, dans la vie de tous les jours ».

 

M. Léon Saint-Venant est décédé le 6 janvier 2009 à Menin (Belgique). Ses Funérailles se sont déroulées en  l’église Saint-Alphonse (Mont d’Halluin) le samedi 10 janvier 2009, suivies de l’inhumation au cimetière de la ville. 

 

Hommage de Jean-Luc Deroo Maire d’Halluin :

 

En la personne de Léon Saint-Venant, disparu à 95 ans, Halluin a perdu l’un de ses enfants les plus actifs.

 

La Sève, l’Epi, la JOC, le Mouvement Populaire, le Sillon, la CAF, la CFTC, la CFDT, le Comité de Gérontologie, l’Association des seniors halluinois : la liste est impressionnante des organismes que M. Saint-Venant a marqués de son empreinte.

 

« J’ai eu la chance de le rencontrer, de le côtoyer, d’échanger avec lui, assure Jean-Luc Deroo, le maire. C’était un sage mais aussi un militant social avec beaucoup de convictions. Il fut un ardent défenseur du mouvement coopératif, privilégiant toujours la proximité, le contact avec les Halluinois.

 

C’est en leur nom que je présente mes condoléances à sa famille qui continue à porter ses valeurs ».

 

et de Roland Verkindère

 Président des seniors halluinois : 

 

« Pour beaucoup d’entre nous, Léon était une référence.

Sa modestie opiniâtre, son savoir-faire, ses convictions profondes, dans un monde parfois hostile et souvent divisé, l’ont fait l’héritier des pionniers d’un mouvement militant.

Léon fut un développeur attaché à l’élan coopératif.

Avec d’autres, parfois de sensibilités différentes, il souhaitait apporter la preuve qu’est possible, qu’est viable un autre monde que celui de l’exploitation, de la contrainte et du laisser-faire débridé.

 

Dégagé de la vie professionnelle, il sut transférer ses qualités premières d’administrateur et de gestionnaire attentif à la défense des besoins et des attentes des plus âgés.

Il voulait que les plus anciens, ou pour mieux dire les moins jeunes, soient considérés comme des citoyens à part entière, riches d’expérience, d’idées neuves et de bonne volonté. Sages. Des seniors quoi !

Il sut le faire dans un large esprit d’ouverture, laissant s’éloigner les querelles partisanes. Nous nous devons de lui rendre cet hommage et le faisons avec respect et affection.

 

C’est un homme de cœur et de conviction. Réactif, réfléchi, responsable.

Nous partageons la peine de sa famille et gardons de Léon le souvenir d’un modèle de générosité ayant gagné sa légitimité par l’action positive.

 

Henri Leveugle (ancien maire d’Halluin) évoquait une idée chère à Léon, son compagnon :

 

« Les seniors doivent échanger, dire ce dont ils ont besoin mais aussi continuer à faire en repoussant toute forme de paternalisme et d’assistanat subi. C’est le secret d’une dignité qui refuse toute humiliation ».

 

18/10/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse  

 

     

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Gabriel Malfait...

Une authentique "figure" halluinoise.

(Photo n° 1194)

  

Gabriel Malfait...

Un Halluinois Pittoresque ! 

 

Gabriel Malfait est né le 27 mars 1922, et demeurait au 282, route de Neuville Halluin.

 

Qui à Halluin ne connaissait Gabriel ? A un point tel que bien peu de gens étaient capables de donner son nom de famille à savoir Malfait… « Gabriel », pour tout le monde, ce simple prénom suffisait pour reconnaître une authentique « figure » halluinoise :

 

 Sa bonne tête ridée comme une « vieille pomme », son sourire bon comme le pain, son œil plissé, pétillant de malice, sa « dégaine » particulière… faisaient le délice des photographes et  peintres, dont les portraits s’affichaient dans les expositions diverses.

 

En effet, promenant sa grande silhouette un peu voûtée, à pied ou à vélo, du Mont au Colbras, il était devenu, au fil du temps, un élément indispensable du paysage halluinois.

 

« Gabriel » toujours dynamique, pittoresque en diable, conteur, chanteur, roi de la fête foraine, son royaume de rêve, éveillait le rire des enfants, le sourire des parents, l’amitié de tous. Aussi, notre Halluinois ne comptait que des amis dans sa bonne ville, car il était toujours prêt à rendre service.

 

Le 22 octobre 1990, il était renversé par une voiture alors qu’il circulait à vélo rue de Lille. Il s’en sortait avec le nez cassé.

 

Malheureusement, quelques jours plus tard, le samedi 3 novembre au soir, il marchait le long de ce chemin du Billemont qu’il connaissait si bien. La nuit noire, un violent orage qui éclate, deux voitures qui se croisent… et c’est le drame, « Gabriel » est fauché par une voiture… Fauché par le destin, sans que la vitesse ou l’alcool soient en cause ; la faute à pas de chance, à un fâcheux concours de circonstances… Trop fâcheux…

 

Agé de 68 ans, Gabriel est décédé…La triste nouvelle se répand, dans la ville, comme une traînée de poudre.

 

« Gabriel » le désintéressé, celui qui était connu, et apprécié, de tous et toutes sans exception, rejoignait définitivement son ami Paul Beernaert (1928-1988). Pour l'anecdote,  ce dernier,  représentant des cycles Peugeot qui l'amena  à suivre la bagatelle de treize Tour de France, se faisait un devoir, tous les ans, de  payer à Gabriel Malfait un anniversaire de roi !

 

22/9/2011

Commentaire : Daniel Delafosse

 

  

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Hildevert Wancquet (1900-1963)

(Photo DD 13094  n° Img 051) 

 

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Terraind'Honneur du Stade Hildevert Wancquet - Août 2012. 

(Photo DD 13151  n° p1070505)

 

Hildevert Wancquet,

Président de la Délégation Spéciale en 1957,

et « Monsieur Union Halluinoise ». 

 

M. Hildevert Wancquet nous quittait le 10 octobre 1963.

A cette occasion, Daniel Delafosse, amateur d'histoire locale, 

nous emmène à la rencontre de ce véritable personnage de la vie halluinoise,

dont le nom a été attribué au magnifique stade de la ville.

 

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Plaque Hildevert Wancquet, Avenue du Stade Halluin - Août 2012.

(Photo DD)  

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Entrée du Stade Hildevert Wancquet - Août 2012.

(Photo DD 29526  n° Hild)

 

Né à Menin (Belgique) le 30 juin 1900, Hildevert Wancquet se trouvait partout où il était possible de rendre service. Sa vie patriotique, associative et sportive pouvait se résumer dans  ces trois mots : Devoir, Amitié, Union.

 

En 1914, à 14 ans, des estafettes allemandes lui demandent la route d’Armentières ; il ne répond pas et les soldats lui mettent le revolver sur la poitrine. Agent de renseignements, durant la guerre, il fut arrêté le 16 juin 1916, alors qu’il franchissait sans autorisation la frontière belge. Prisonnier civil et interné politique, il subit des sévices et réussit par deux fois à s’évader.

 

En 1939, il est mobilisé au 1/14e compagnie des travailleurs militaires. Fait prisonnier, et alors qu’il est dirigé sur l’Allemagne par voie fluviale, il s’évade une nouvelle fois, et revint définitivement à Halluin. 

Courageux et efficace, il s’engage alors dans la Résistance de 1940 à 1944. Hébergeant des soldats alliés, il accomplit avec son équipe de nombreux actes de sabotage.

 

Aussi, pendant l’occupation, il s’est efforcé de protéger la jeunesse et les sportifs en particulier, leur donnant la possibilité d’apprendre un métier, les ravitaillant et les empêchant de tomber aux mains des Allemands. 

Membre actif des différents mouvements patriotiques de l’époque, il était notamment le président d’honneur des jeunes d’A.F.N. Ainsi de nombreuses décorations et témoignages attesteront de ses mérites et de son grand patriotisme.

 

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Hildevert Wancquet, Artisan, forge et serrurerie, au 40, rue de la Pannerie Halluin.        

(DD 29531  n° Hild)

 

Si Hildevert Wancquet exerça surtout la profession d’artisan forgeron, il consacra aussi la plus grande partie de sa vie aux sports. L’union des jeunes et des sportifs étant pour lui une obsession quotidienne, c’est en 1920, qu’il s’engagea comme dirigeant sportif. 

Membre fondateur et dirigeant de l’Olympique Sporting Halluinois, il fut à l’origine de la fusion de l’Union Halluinoise, qui groupe encore actuellement toutes les sociétés sportives de la ville. 

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Fête de l'UH, en 1957, Hildevert Wancquet Président reçoit son poids en chocolat.  

(DD 29530  n° H-W) 

 

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 Tribune du stade Hildevert Wancquet Halluin - Août 2012.

(DD 29527  n° Hild)

Présent à toutes les réunions et manifestations, avec une prédilection pour « sa section de football » dont il assume la présidence, il devint aussi vice-président de l’Office municipal des sports, et délégué pour mener à bien les démarches relatives à l’aménagement du stade municipal d’Halluin.

 

Dès lors, élu président du comité directeur de l’Union Halluinoise, il a lutté sans relâche pour défendre les intérêts des associations sportives de la ville, cela jusque dans les hautes sphères du sport régional, où il fut souvent appelé à siéger.

 

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Stade Hildevert Wancquet - Août 2012.

(Photo DD 13152  n° p1070504)

 

Ses compétences de dirigeant et son dévouement à la cause du sport, lui valurent de nombreuses distinctions, dont la médaille de vermeil de reconnaissance de la Ligue du Nord et celle d’officier du Mérite sportif.

 

En 1957, les qualités d’animateur hors pair alliées à un charisme rare ont permis à M. Hildevert Wancquet d’être nommé par le Préfet pour exercer les fonctions de président de la délégation spéciale, aux côtés de MM Henri-France Delafosse et Gustave Decamp, dans l’attente de nouvelles élections.

 

En effet, ces trois personnalités étaient désignées pour une période intérimaire, par la préfecture, afin de poursuivre la gestion des affaires de la commune ; car considérant que de graves dissensions au sein du conseil municipal entravaient l’administration de la ville, le Conseil des ministres, présidé par M. Guy Mollet, décréta le 15 mars 1957 la dissolution du conseil municipal d’Halluin.

 

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Lors d'une remise de Médailles au Monument aux Morts d'Halluin en 1960 :

Au second plan, Hildevert Wancquet Ancien Président de la délégation spéciale en 1957,

et Charles Vanoverschelde Maire d'Halluin.

(LC DD 29544  n° LC081)

 

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1er plan à gauche, Hildevert Wancquet devant le Monument aux Morts d'Halluin - 1960.

(LC DD 29543  n° LC082)

 

Les valeurs de patriotisme et de civsme sont restées le fer de lance de la famille Wancquet, puisque M. Hildevert fils  fut Colonel de réserve, officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite, quant à son gendre M. François Bisbrouck, il exerça, durant de nombreuses années, les fonctions d’adjoint au maire et de conseiller municipal de MM. Charles Vanoverschelde et Alexandre Faidherbe.

 

C’est à l’âge de 63 ans, qu’une courte mais pénible maladie devait ravir M. Hildevert Wancquet aux siens, et à toute la population halluinoise qui l’appréciait tant. 

Désormais, ce fervent sportif incarnera le renouveau du sport local, et la très belle réussite de l’Union Halluinoise devenue, sous son impulsion, le grand club omnisports d’aujourd’hui.  

 

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Sur la gauche : le CES Robert Schuman et le Dojo Municipal - Août 2012.

(Photo DD 29529  n° Hild)

 

En 2011, le complexe Hildevert Wancquet se compose de la piste d’athlétisme Jean Wadoux, du dojo Marie-Claire Restoux, du terrain d’honneur du football, d’un terrain synthétique et un en schiste pour la pratique du foot, d’un terrain de mini-foot, d’un plateau multisports et d’une salle omnisports.

 

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La piste Jean Wadoux du Stade Wancquet - Août 2012.

(DD 29528  n° Hild)

 

Voir aussi... cliquez ci-dessous :

Dojo Municipal Inauguration en 1986 (Teddy Riner 7ème Titre Mondial en 2014).

Terrain synthétique au stade Hildevert Wancquet (2010 - 2012). 

Inauguration de la piste du stade Wancquet en 1971, et nouvelle piste Jean Wadoux en 1994. 

Inauguration du stade Wancquet en 1957

6/1/2011 - 5/5/2017
Commentaire et Photos : ARPH - Daniel Delafosse
 

 Alexandre Faidherbe Maire d'Halluin,

 félicite la centenaire : Mme Tanghe.

(photo 01913)

 

Le décès dans sa 103ème année,

 de Mme Marie Speckaert-Tanghe.
 

Marie Speckaert-Tanghe allait fêter ses 103 ans le 29 mai 1992 et son état de santé pouvait laisser espérer encore bien des beaux jours. Hélas en ce début février 92, elle n’a pas survécu à une chute dans les escaliers qu’elle voulait descendre sans même allumer l’éclairage.

Peut-être ne voulait-elle pas déranger à cette heure matinale ; Marie était pleine de délicatesse, pleine de joie de vivre aussi. Née à Menin (B) en 1889 ouvrière textile, elle demeurait avec son mari dont elle est devenue veuve en 1943, et ses deux enfants Madeleine et Denise, respectivement âgées de 81 ans et 65 ans, au 37, de la rue du Docteur Pierchon.

L’esprit de famille était si fort que Marie qui hébergeait Denise et son mari vendit sa maison à son beau-fils Gilbert Vervaecke qui, à son tour l’hébergea. Et c’est là que chaque année, pour la nouvelle année, Marie réunissait toute la famille, ses cinq petits-enfants et neuf arrière-petits-enfants.

Agée de cent ans, Marie Speckaert n’a-t-elle pas pris l’avion Lesquin-Perpignan pour assister au baptême de son petit-fils Cyril, dans le Gard. Et en y étant, elle s’est offerte un mois de vacances en Espagne.

C’est bien de cet allant que les Halluinois se souviendront. Marie n’était pas à une danse près ! Ne l’a-t-on pas vue danser avec le maire en octobre 91, ne l’a-t-on pas entendue chanter dans les bus emmenant nos aînés en voyage.

Des histoires elle en avait toujours à raconter, même avec Michel Delebarre, ministre, lors de l’inauguration officielle de la maison de retraite, éclipsant ainsi les autres officiels présents…

Membre de l’Union nationale des « Vieux de France » (U.N.R.P.A.), Marie laissera là aussi un grand vide auquel ses nombreux amis et amies ne sont pas insensibles.

Ses Funérailles se sont déroulées le Jeudi 19 Février 1992 en l'Eglise Saint-Hilaire à Halluin, suivies de l'inhumation au cimetière de la ville.

 

30/4/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Les Noces d'or de M. et Mme Roger Beke en 1985.

Au 1er rang, de gauche à droite, Patrick Tierrie, Roger Beke Fils,

 Roger Beke et Madame, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Louis-Paul Ampe, André Rampelberg.

 

Le temps n'y a rien changé... 

 

Roger Beke est né le 24 avril 1912, rue Mazure à Roncq (Nord). Père de Roger Beke F. (très connu dans le tissu associatif  local), ilest décédé à Tourcoing (Nord) le mardi 27 avril 2010 à l’aube de sa 99ème année.

 

Comme son fils, Roger Beke était fils unique ; son père étant mort à la guerre, il est allé rapidement au travail comme tireur, à 13 ans, chez Moulin-Vernier, puis tisserand chez Motte, Magasinier chez Vienne et Bonduelle et emballeur aux Etablissement Brépols d’Halluin. Il obtiendra la médaille d’Or du Travail pour ces années de labeur.

 

Zouave au Maroc, Roger Beke fut évidemment mobilisé en septembre 1939. De la compagnie de garde de Douai, il est dirigé sur Bohain puis Beveren (près d’Ypres) où il fut fait prisonnier en 1940 et envoyé en Pologne puis en Allemagne :

« J’ai été libéré le 13 janvier 1942 en qualité de « Français-Flamand ».

 

Roger Beke a épousé Georgette Gekière le 27 septembre 1935 à la mairie de Roncq, et le lendemain en l’église Saint-Piat de cette ville.

Après leurs noces d’or en 1985, Ils célébrèrent les noces de Diamant, à la Mairie d’Halluin, en septembre 1995.  A cette occasion, famille et amis ont joué le grand jeu, sortant des placards costumes traditionnels et capelines élégantes des Klappende Kloef, société fondée par leur fils Roger.

 

Georgette Gekière est née le 15 mai 1911 rue de Lille à Roncq. Elle n’avait pas encore 13 ans qu’elle travaillait comme piqûrière chez Tiberghein-Frères, puis chez Motte-Sion et chez Demeestere-Demeestere, rue de Lille à Halluin, comme plieuse. Elle cessa de travailler à 62 ans.

 

Si le sport a également marqué la vie de Roger, lors de sa longue retraite avec son épouse (décédée, il y a quelques années), ce sont aussi les voyages avec SVP lecture, les Amis d’Halluin mais aussi les bals avec les Klappende de Kloef … Et pour cause, trois sociétés chères au cœur de la famille Beke.

 

Les Funérailles de Roger Beke se déroulèrent le lundi 3 mai 2010, à 10 h 45 en l’église Saint-Hilaire à Halluin, suivies de l’inhumation au cimetière de Roncq (Nord).

 

6/8/2010. 

 Commentaire : Daniel Delafosse 

  

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Arthur Houte est né à Halluin le 11 octobre 1875.

 Il fut appelé au secrétariat du Syndicat Libre du Textile

 en mai 1919 jusqu'à son décès le 25 août 1935,

pour "reprendre en main" un syndicat qui n'arrivait pas à se reconstituer

 après la fin de la Guerre.Ce syndicalisme d'inspiration chrétienne

 trouvait à Halluin un terrain particulièrement difficile.

 Il doit affronter la puissante C.G.T.U.

L'Abbé Catry lui a consacré un petit ouvrage :

"Un ouvrier chrétien : Arthur Houte".

(photo n° 5874)

 

Roland Verkindère évoque avec Hélène-Marie Seys,

 (fille d'Albert Houte), le parcours de Arthur Houte : 

 

Arthur Houte est une figure halluinoise incontournable. Il est aussi le père d'Albert Houte qui deviendra maire d'Halluin en 1971.

Les syndicalistes chrétiens halluinois -la CFTC est créée en 1919 et fédère des syndicats libres- font appel à lui à cette date pour relancer et organiser l'union locale syndicale dans un contexte de concurrence avec la CGT et de refus de syndicat mixte (patrons-ouvriers).

Réfugié avec sa famille à Bourges il rejoint Halluin. Dans une commune encore marquée par les dégâts liés à la guerre il y trouve une maison de tisserand à domicile cour Porchet. Ce sont deux rangées d'habitations construites perpendiculairement à la rue du Molinel (devenue rue du Cardinal Lienart).

 

Petite maison ouvrière classique sans confort où la famille d'Arthur s'entasse. Cuisine en terre battue, hauteur proche du mètre 70. Ses fils grandissant, on creuse le sol pour leur permettre de ne pas toucher le plafond. Authentique. C'est bien dans cette masure que se concentre la vie familiale. Certes Arthur dispose d'un bureau, encombré c'est vrai, dans les locaux syndicaux au Foyer Démocratique à l'EPI au 134, rue de Lille et bientôt dans ce qui deviendra la maison des syndicats libres (actuelle MJC) rue des Écoles (devenue rue G. Desmettre). Mais cour Porchet c'est la famille et des moyens réduits.


Il pratique de la cordonnerie, réparant les chaussures de la maisonnée, devient coiffeur le samedi pour rafraîchir les cheveux des gamins, peintre-tapissier à l'occasion pour donner une allure plus saine à ces murs souvent humides. La courée c'est le lieu des échanges, des rencontres, des services, bref de la solidarité vécue. Démarches et dossiers pour toucher les dommages de guerre. Cet écrivain public, permanent syndical, supplie aux carences des plus humbles. Sa réputation est faite.

 

 

Deux frères, deux destins

 qui marqueront l'histoire de la ville entre 1919 et 1989.

 

Profitant de nouvelles constructions de la loi « Loucheur » déménagement pour s'installer dans cette « avenue ». Un bien grand mot mais symbolique pour conduire du bourg central qui a démesurément grossi à l'hôpital-hospice l'actuelle maison de retraite.

Avec le temps la maison elle-même se révèle bien exiguë. Un jeune ménage dans la pièce de devant, un autre dans la pièce du milieu, une cuisine commune, des chambres à l'étage pour les parents et les filles, des lits au grenier pour les garçons, séparés comme au monastère par de simples draps. Bientôt, les jeunes épouses, « rapportées » comme on dit, filles uniques dans leurs jeunes années, ont parfois quelques difficultés à s'adapter au désordre ambiant, à l'apparente anarchie.

Au point qu'Albert, jeune marié, après la mort subite d'Arthur en 1935, loue une maison juste en face de la maison parentale afin de pouvoir jouer les « go-between », les conciliateurs.
Arthur de son vivant, compte tenu de ses convictions originales a été traité durement voire avec haine par ses adversaires. Période sociale et politique troublée dans Halluin entre les deux guerres. Mais son dévouement combatif et sincère, son charisme ont marqué fortement ses amis et ses adversaires momentanés.

Au point qu'en décembre 1944, dans le jeu des nouvelles dénominations de rues après la Libération pour honorer les martyrs et les victimes de la résistance locale, le nom d'Arthur Houte est donné à une rue de jonction entre la rue de Lille et la rue des Écoles.

 

En Décembre 1944, la rue Neuve devient la rue Arthur Houte...

(Photo DD 25176  n° P1290805)

 

... direction la rue Gustave Desmettre (au fond)...

(Photo DD 25177  n° P1290804)

 

... en Août 2015.

(Photo DD 25178  n° P1290800)

 

Albert qui a connu ce parcours est resté fidèle à l'avenue de l'Hôpital avant de rejoindre le foyer-logement de la rue de la Libération. Il tenait à ce projet, à cette alternative à proposer aux aînés pour habiter dans des conditions agréables et de sécurité.

La cour Porchet a bien changé eau courante, sanitaires, assainissement, surélévation des maisonnettes, certaines masures transformées en bijoux. Manquent cependant pour vaincre la douzaine de marches d'accès des rampes d'accès pour les poussettes, fauteuils roulants, poubelles... L'avenue de l'Hôpital, qui a connu le désagrément du nouveau calibrage de la Becque, se prolonge aujourd'hui jusqu'à la maison de retraite. Un nouveau quartier de résidences cossues ou plus modestes. Souhaitons que ce secteur continue de connaître des solidarités actives. 

 

Voir aussi : 

Réunion des Syndicats Libres (C'était en 1925, "Halluin la Rouge" par Roland Verkindère).

Congrès Eucharistique de 1952 (Rue Arthur Houte en 1944).

 

6/8/2010 - 31/8/2015

Commentaire et Photos : Verkindère - Seys - Delafosse

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Vers les années 20/30 - Famille LAPERE - RAMAEN très connue à Halluin.

(photo n° 668)