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Protection sociale et sanitaire

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Le Dispensaire Public dans les années 50.

Oeuvre de l'architecte Pagnere, comme l'école Jules Guesde dite Ecole Blanche au Colbras.

A côté: la boucherie Desmazières, l'habitation de l'abbé Planckaert, la maison Catry et la boucherie Ramon.

carte AL568

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L'Hôpital du Mont d'Halluin vers 1920

carte AL129

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Cet hospice-hôpital fut construit en 1907. Remarquons la décoration des toitures qui évoque un peu celles des Hospices de Beaune.

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affiche ARPH 00073

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Une exposition sur la santé organisée par la JOC et la JOCF après une enquête sur les taudis et leurs nuisances;

c'était le 20 mai 1946, rue de Lille. Leur programme d'action figure sur des affiches à l'intérieur.A l'occasion de cette exposition, une

plaquette alerte a été vendue. Elle avait été réalisée par deux médecins et 4 jeunes : un bobineur,un métallo,un formateur d'apprentis et un sportif, dont 2 étaient des tuberculeux guéris.

(photos n° 1803-1804)

 

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Une Assemblée Générale de la Mutuelle "La Prévoyance".

Au centre : M. René Descamps membre de la société mutualiste.

 (photo n° 1667)

 

 « La Prévoyance »... 

La plus ancienne association halluinoise. 

 

Les associations n’ont pas toujours existé en tant que telles. C’est la loi du 1er juillet 1901 qui a créé leur statut. Cela ne signifie pas pour autant que nos concitoyens ne se rencontraient pas auparavant.

On trouve déjà des sociétés sous Napoléon III. A cette époque, c’était l’empereur lui-même qui donnait son agrément pour leur constitution.

 

A Halluin, par exemple, la plus ancienne de nos sociétés est probablement la société mutualiste « La Prévoyance », qui existe toujours aujourd’hui. Son acte de naissance porte la date du 11 février 1853 !

 

Son président d’alors était le maire d’Halluin, M. Pierre Demeestere-Delannoy, et le secrétaire n’était autre que le secrétaire général de la Mairie, M. Charles Porchet.

 

Cette association est une des premières mutuelles à voir le jour. A l’origine, la cotisation était de 0,50 francs pour le sociétaire. En contrepartie « La Prévoyance » accordait les soins médicaux et pharmaceutiques, ainsi qu’une indemnité de 5 francs par semaine.

Quand on sait qu’un tisserand touchait à l’époque entre 1,5O F et 2 F pour 16 à 18 heures de travail, on se rend compte de l’importance de cette mutuelle pour le budget familial.

 

Mais ce fonctionnement a amené progressivement ses structures à des situations financières déficitaires. C’est pourquoi le gouvernement les a réglementées à la fin du siècle dernier.

Ce qui parait fantastique, c’est que malgré toutes les évolutions réglementaires et l’apparition de quantité de mutuelles, « La Prévoyance » est toujours là, tient ses permanences à l’Epi, rue de Lille, et se porte plutôt bien.

 

L’esprit d’origine est resté le même. La mutuelle a toujours pour objectif d’offrir une service aux personnes, sans gagner d’argent ! Par exemple, les cotisations ne sont pas calculées en fonction de l’âge, comme c’est devenu la règle au fil des années, et la gestion de l’association est assurée par des bénévoles.

 

La mutuelle compte plusieurs centaines d’adhérents répartis dans toute la France, puisque beaucoup d’halluinois ayant déménagé ont néanmoins gardé toute leur confiance dans leur « vieille » mutuelle…

 

Aussi, il existe d’autres ancêtres aux associations d’aujourd’hui, ce sont les premiers syndicats qui se sont mis en place à Halluin, suite à l’expansion industrielle de la fin du siècle dernier : ainsi le syndicat du Textile créé en 1903, celui du bâtiment en 1904, celui du bois en 1905, et sans oublier la création de la boulangerie coopérative l’EPI en 1910, dont les bâtiments ont été, il y a plusieurs  années, réhabilitées et constituent une des richesses du patrimoine halluinois.

 

L’apparition des syndicats a été très importante pour l’évolution de la ville. Non seulement parce que leur fonctionnement a souvent été un exemple pour les communes voisines, mais aussi parce que outre l’aspect revendicatif de l’action syndicale, ces structures jouaient un grand rôle dans l’animation de la cité.

 

La multiplicité des organisations politiques, syndicales ou laïques de l’époque a favorisé l’émergence d’une foule d’activités sportives, culturelles, avec souvent pour objectif principal le fait de se réunir pour faire la fête. Même si les rencontres de football entre deux clubs issus de mouvances différentes étaient quelquefois l’occasion de franches empoignades.

 

 Les confrontations, dans les années 1920-1930, entre Le Sport Ouvrier Halluinois et l’Olympique Sporting Halluinois, le deuxième club de foot de la ville, étaient passionnées voire violentes…

 

On peut considérer que les premières associations sont issues de trois courants principaux. Tout d’abord, les organismes paroissiaux qui depuis longtemps étaient déjà des lieux de rencontre et d’échanges. La deuxième « source » vient du monde du travail avec l’importance des syndicats. La troisième origine vient des partis politiques qui avaient eux aussi vocation à rassembler les citoyens en leur proposant des activités.

 

A ces trois principales origines de la vie associative, qui étaient tout de même plus ou moins partisanes, il convient d’en rajouter une quatrième, celle des sociétés qui se sont créées toutes seules par la volonté d’hommes et de femmes qui désiraient créer une activité, souvent d’ordre musicale.

 

La création des statuts associatifs de la loi de 1901 a d’ailleurs permis la multiplication de ces initiatives. La loi permettait enfin aux citoyens de s’affranchir des tutelles politiques, syndicales ou religieuses.

 

Actuellement, la ville d’Halluin compte près de 250 associations !

 

24/1/2012

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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La mutuelle de la vallée de la lys. Premier conseil d'administration

avec entr'autres : Gustave Desmettre,Edmond Schout et Gustave Vanhecke

debout : Charles Sinnaeve, ? , Alphonse Desmettre,Vandenhede,Vandeweghe et Buyse.

Cette société a cessé toute activité en mars 1983.

(photo n° 2990)

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L'ancien château Hottelart, (devenu centre de santé), qui était situé

chemin de la grand'ville (drève du manoir druelle),

actuellement rue Arthur Dennetière.

(photo n° 678)


 

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Le Mont d'Halluin, l'hospice-hôpital, construit en 1907,

devenu par la suite la Maison de Retraite "L'Orée du Mont"

(photo n° 3989)