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Guerre 39 – 45

 

 Mariage sur la ligne de la frontière franco-belge en 1939.

La Belgique, s'étant déclaré neutre, avait aussitôt fermé ses frontières.

 Des barbelés furent installés pour séparer Halluin de la zone des Baraques.

 Le mariage a lieu " à cheval" sur la frontière.

 Après le mariage l'épouse, belge, put rejoindre son mari, M.Destoop,  en France.

(photo mairie 0226)

 

Historique de ce mariage à la frontière

 Halluin-Menin (B),le 3 Novembre 1939.


 

1939 : La France a déclaré la guerre à l’Allemagne fasciste. En cette période de troubles et de tourments, Roger, 23 ans et Marie-Louise, 20 ans s’aiment d’un amour tendre.

Lui est Français, elle est Belge. La France est en guerre, la Belgique est neutre. Et pour mieux marquer la frontière qui sépare les deux pays, une ligne de barbelés se dresse des deux côtés, à Menin et Halluin.


Chaque jour des dizaines de personnes se parlent des deux côtés des barbelés : des familles séparées mais aussi des amoureux qui se languissent de ne plus se voir. Comme Marie-Louise Velghe, jolie brunette au sourire franc et Roger Destoop, grand et beau jeune homme sérieux.

Roger et Marie-Louise sont fiancés depuis trois ans. L’attente est longue, la fin de la guerre n’est encore pas pour tout de suite, ils décident de se marier envers et contre tout et de briser les barbelés, à leur manière..

Il s’agit d’obtenir des autorisations ce qui n’est pas très facile. Roger et Marie-Louise se démènent, chacun dans leur pays respectif. L’amour est plus fort que tout, ils parviennent à leurs fins :
la date du mariage est fixée pour le 3 novembre 1939.

Mais il s’agit aussi de préserver la neutralité de la Belgique. Ce jeune couple ne peut se marier ni à Menin, ni à Halluin. Qu’à cela ne tienne, l’union sera célébrée entre les deux villes, entre les deux frontières de barbelés.

« Nous en avions assez de ne pas pouvoir nous parler, explique 50 ans plus tard en 1989 M. Destoop. Ce mariage entre les deux pays était la seule solution ».

Le 3 novembre, une petite pluie fine tombe sur les deux villes. « Un vrai temps de Toussaint ! » renchérit M. Destoop.

La noce est bien couverte. Chapeaux, manteaux de fourrure et cols douillets. Marie-Louise porte un joli tailleur, Roger une redingote et un nœud papillon. Le temps est gris mais les fleurs ne manquent pas, portées par brassées par les demoiselles d’honneur.

Amis, famille et curieux se retrouvent dans ce « no man’s land ». Assis à une table en plein air, le bourgmestre de Menin rédige l’acte de mariage. Et sur les photos, tous sourient, heureux en ce jour de fête mais aussi étonnés de la situation. Car Roger et Marie-Louise sont les premiers à se marier ainsi.

« Il y en a eu d’autres ensuite, raconte Roger Destoop.
La mode était lancée, mais comme la Belgique renonçait à sa neutralité au mois de mai, nous ne sommes pas nombreux à nous être mariés ainsi. Mais je me souviens qu’il y a un couple qui s’est marié à la frontière peu de temps après nous. Le lendemain de son mariage, le jeune homme repartait à la guerre et il n’est revenu que 7 ans après ! Il avait été fait prisonnier par les Allemands ».

M. et Mme Destoop ne subiront malheureusement pas une telle séparation. Mais le jour de son mariage, Marie-Louise doit accepter d’être séparée de sa famille. Les autorités ont accepté de laisser passer la frontière à la famille belge de Marie-Louise, mais uniquement pour une heure, pour la messe célébrée à Halluin.

« A croire qu’ils avaient peur des espions ! ».
Marie-Louise en rit encore cinquante ans après.

Puis chacun retourne de son côté. Une partie de la noce fête l’évènement à Halluin, tandis que l’autre banquette à Menin. Marie-Louise est restée avec son époux.

Le lundi chacun reprend son travail. Ce n’était pas le moment de partir en voyage de noces. Roger fait un an de guerre puis est affecté dans une filature. Marie-Louise travaille en France aux Etablissements Demeestere.

50 ans plus tard, ce samedi 4 novembre 1989, leurs noces d’or seront célébrées en bonne et due forme. Tout d’abord en Mairie d’Halluin puis, comme il y a 50 ans, à la frontière en plein air. Le bourgmestre de Menin viendra y faire un discours.

« Si j’avais su tout ça, je ne serais pas allée à la mairie signaler notre anniversaire de mariage…, soupire Mme Destoop. Cette agitation l’effraye un peu. M. Destoop semble en avoir pris son parti.

Après la fête, tous partiront faire la fête à Reckem, Fraçais et Belges réunis cette fois-ci Mais avant de partir M. Destoop s’étonne :

" 50 ans ! On se demande comment c’est passé, tellement ça va vite ! ".
En voilà une belle déclaration d’amour.

25/4/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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 En colonie à Boeschèpe (Nord) en 1942/43,

 avec l'Abbé Michel Beddelem.

 (photos n° 3388 et n° 3389)

 

Les Colonies de l'Abbé Michel Beddelem,

durant la Guerre 1939-1945. 

 

L’abbé Michel Beddelem originaire de Boeschèpe (Nord) où il est né le 2 0ctobre 1908, fut ordonné prêtre en 1935. Nommé vicaire à Halluin, il y resta jusqu’en 1945.

 

Les halluinois se souviennent bien de ce prêtre dynamique et populaire, c’était un fonceur, et il en donna la preuve particulièrement devant l’occupation allemande.

 Il fut tout naturellement résistant et s’évertua à fournir du ravitaillement à de nombreuses familles.

 

Aussi, envers et contre tout, l’abbé Beddelem organisa durant l’été 1942, 1943 et 1945 les colonies de vacances au Mont-Noir, dans une habitation qui appartenait à un halluinois Raymond Defretin et où, pour l’anecdote, l’Académicienne Marguerite Yourcenar a passé sa jeunesse, juste à côté.

 

La renommée de l’abbé était telle, que près de trois cents jeunes halluinois se répartissaient de juillet à septembre, dans ce cadre régional devenu, depuis célèbre. Le prêtre halluinois était responsable non seulement de la bonne marche des séjours, mais aussi de l’intendance. Il n’hésitait pas à parcourir les fermes environnantes pour nourrir le mieux possible les jeunes colons.

 

Ennemi du conformisme, on le voyait partout fumant sa pipe légendaire. Mais encore, le Cercle Saint-Joseph bénéficia particulièrement de son dévouement, et les anciens se plaisent à rappeler, comme pour les colonies, le succès exceptionnel que connut le cercle durant son séjour à Halluin.

 

En 1946, l’abbé Beddelem fut nommé vicaire à Hondschoote et en 1952, il devint curé du Mont-des-Cats. Cet homme d’exception qui marqua à jamais de son empreinte la vie halluinoise, devait décéder dans sa paroisse Sainte-Constance au Mont-des-Cats, où ses funérailles ont été célébrées le 4 mars 1971 en la chapelle de l’Abbaye.

 

2/8/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Novembre 1943. Fête au profit des prisonniers de guerre, au cercle catholique du sacré-coeur - Halluin.

(photos n° 1897-1900-1901-1902)

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Mercredi 6 septembre 1944.

 Le cortège de la victoire remonte la rue de Lille.

(photo n° 2437)

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nous sommes rue de Lille,  un officier allemand passe devant la maison  Demeestère;      ( photo n° 1647)

 

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Les résistants FFI et FTP de la Libération d'Halluin,

le 16 Septembre 1944.

(photo n° 3044)

La Libération d'Halluin - Septembre 1944

Tous les acteurs de la Libération :

un cliché historique ! 

Le 16 septembre 1944, tous les Halluinois ayant pris part aux combats de la Libération se rassemblent dans les jardins de l’actuelle Union Patronale, pour une unique photo.

Cinquante ans  (1994)  après beaucoup ont aujourd’hui disparu, mais d’autres sont encore en vie.

 

En septembre 1994, lors de la célèbration de la Libération de la ville, M. Alfred Simono ancien résistant dans les FTP  a réussi à mettre de nombreux noms sur ces visages. C’est cette liste  (avec les erreurs éventuelles d’orthographe) que je publie ci-dessous :

 

Roger Prevot, Marcel Vanlerberghe, Roger Vanwygene, Denis Gryson, Hoedt, Vervacke, Gustave Gourland, Camille Soen, Léon Aspeslach, Albert Verbecke, André Dewasme, Louis Marincourt, Maurice Vanhalst, Pierre Bogaert, Gilbert Dillies, Augustin Vandorme, Edouard Penasse, Julien Vandekerkove, Alfred Simono, Arthur Coopman, Henri Supply, Rémy Baert, Floris Castro, Julien Buttenaere, Abel Bataillie, Auguste Bouba, Georges Devriese, Emile Holvoet, Pype, Hervé Vandorme, Albert Verhellen, Albert Bolle, Paul Hus, Albert Verhelst, Adrien Subts, Hollebecque, Augsute Dekiert, René Ampe, Roger Provost, Léon Cnockaert, Raymond Casier, Joseph Raes, Holvoet, Cyrille Provost, Roland Vandendriessche, Les Frères Zinzen, Poppe, Dekimpe, Deneweth, Roger Vanneste. 

 

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Croix de Chevalier du Mérite National

(Photo DD 13494  n° Img 074) 

Un héros de la Résistance, M. Alfred Simono

fait Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

 Récit paru dans la presse locale.

 

En mars 1989, , l'halluinois Alfred Simono, Ancien lieutenant du Mouvement national des francs tireurs et partisans français, capitaine honoraire des troupes de marine, est décoré de la médaille de chevalier dans l’Ordre national du Mérite, sur proposition de l’Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre.

 

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Beaucoup de monde dans la salle d'honneur de la Mairie d'Halluin.

1er à gauche de la photo : M. Alfred Simono.

(Photo VdN DD 13493  n° Img 057)

Devant une très nombreuse assistance, dans la salle d'honneur de la mairie, M. Didier Desprez, maire d'Halluin, s'adressa à M. Simono qu'il appela Alfred :

"C'est un moment délicat que celui de recevoir de la pommade, cela nous met parfois dans l'embarras. Mais cette remise de croix doit être l'occasion de rappeler des moments difficiles. Il faut avoir en mémoire tout ce qui a été fait, et comment cela s'est passé. Ceux qui reçoivent une décoration pensent aux autres qui les ont aidés dans leur action. En tout cas, je vous félicite, et j'espère que vous partagerez mon analyse".

Et de poursuivre : "Ce jour de septembre, vous étiez un "voleur" qui a détalé comme un lapin pour échapper à la Gestapo, qu'il s'est retrouvé dans la salle des... prud'hommes. Une journée qui a tourné au drame. Ce qu'il faut souhaiter, c'est que plus jamais, il n'y ait de guerre".

 

Ce fut à M. Raymond Charniaux, secrétaire général de la fédération du Nord, membre du Conseil et du Bureau national de l’A.R.A.C., qu'il appartint de prononcer le discours. (...) «  Mais le prestige qui s’attache à cette haute distinction ne peut être rehaussé par la prise de rang dans l’Ordre du Mérite., d’une personnalité marquante de la ville d’Halluin, dont le patriotisme exemplaire s’est enrichi du meilleur civisme, au fil d’une existence consacrée au travail et couronnée par un dévouement inépuisable au service d’autrui.

 

Né le 23 janvier 1923, Alfred Simono avait dix-sept ans quand l’armée nazie déferla sur le sol national, accumulant les deuils et les ruines dans une région frontalière qui avait déjà subi les ravages de quatre années d’occupation allemande en 1914 – 1918. 

Profondément marqué par les témoignages vécus des citoyens rescapés de cette tragédie, et par le rappel lancinant des monuments aux morts, devant lesquels les maîtres d’école conduisaient leurs élèves à chaque cérémonie du 11 novembre, notre ami aspirait à la liberté, la fraternité et la paix.

 

Pour lui, l’occupation étrangère, la dictature fasciste étaient une humiliation insupportable, une plaie ouverte dans son cœur de jeune étudiant, imprégné d’idéaux républicains, d’aspirations à la démocratie, à la justice et au progrès social…

Mais le désespoir n’avait pas de prise sur des hommes comme Alfred Simono dont le patriotisme inné répondait présent aux appels à la résistance du 18 juin à Londres et du 10 juillet à Paris…

 

" A 20 ans"…

 

« Dans ces moments décisifs pour le destin national, poursuivit M. Charniaux, il fallait pourtant un courage sans limites pour faire le choix de la France, un dévouement inégalable pour affronter un ennemi sanguinaire au sommet de sa puissance policière et militaire, car les bourreaux nazis avaient décidés l’extermination des élites ouvrières et intellectuelles dont ils redoutaient le clairvoyant patriotisme, et leur rôle essentiel dans la naissance et le développement de la résistance française.

 

A vingt ans, en janvier 1943, au contact du résistant Edouard Penasse, receveur municipal d’Halluin, Alfred devient l’un des meilleurs combattants des Francs tireurs et partisans français de la ville, accomplissant de multiples actions directes contre l’ennemi, ses installations et ses moyens de communication, jusqu’à son passage dans la clandestinité pour échapper aux recherches de la gestapo ».

Croix de guerre, médaille de la résistance et croix du combattant

 

 Et d’évoquer les risques mortels encourus par de courageux citoyens : à Halluin, Tourcoing et Lille, dont le domicile a servi de refuge au lieutenant Simono jusqu’aux combats de la Libération. Il se plut alors lire un extrait de l’ordre particulier n° 66 du 4 décembre 1044 :

 

« Le Général Deligne commandant la 1ère région militaire sur proposition du Colonel Lejeune, chef régional des Forces Françaises de l’Intérieur, cite à l’ordre de la Division le lieutenant Alfred Charles Simono, chef de groupe de résistance : a effectué de nombreux sabotages dangereux. A saboté 130 wagons en gare d’Halluin. A montré constamment un dévouement absolu et un parfait mépris du danger ».

 

Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre 1939 – 1945 avec étoile d’argent.

Le ministre de la Défense nationale et des forces armées, par décret du 14 juin 1946, décernait la médaille de la Résistance, l’une des plus belles distinctions concernant la guerre d’indépendance et de Libération nationale au lieutenant Simono, dont le grade avait été validé le 18 octobre 1944 et qui s’était engagé pour cinq ans le 16 septembre 1944, au titre de l’infanterie de marine et porté volontaire pour la libération de Dunkerque.

 

La Croix du combattant et la Médaille commémorative de la guerre 1939 – 1945 ont également souligné sa belle attitude patriotique, qui appelle l’attribution de la Médaille des combattants volontaires de la guerre 1939 – 1945.

 

M. Charniaux évoque alors sa vie civile et souligna la précieuse collaboration de son épouse.

« Ancien président du Syndicat des lavoirs automatiques familiaux, ancien délégué consulaire à la Chambre de commerce et de l’Industrie de Lille, ancien responsable de la Fondation Raoul Follereau, toujours président de l’Action commerciale halluinoise, Alfred a su déployer une énergie militante humanitaire, tout en animant une activité socioprofessionnelle.

 

Président d’honneur de l’Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre depuis 39 ans, notre camarade est l’un de ces citoyens valeureux dont l’idéal républicain est une composante essentielle du patriotisme.

 En cette année du bicentenaire de la révolution française et du 45ème anniversaire de la Libération, quelle joie pour notre A.R.A.C. qui s’identifie si  pleinement à la République, de distinguer un patriote irréprochable qui fait honneur à son association à sa famille, à sa ville, à son pays ! ».

 

Après le « Ouvrez le ban ! »  des Cavaliers halluinois, M. Charniaux,  délégué par le Grand chancelier de la Légion d’honneur, chancelier de l’Ordre national du mérite, et au nom du président national de l’A.R.A.C. remit la haute distinction.

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La remise de la décoration par M. Charniaux.

(Photo VdN DD 13492  n° Img 056)

 

Après « Fermez le ban ! », M. Alfred Simono se dit : « Heureux de n’avoir pas atteint la zone rouge de l’émotion », et remercia les responsables qui avaient œuvré pour l’obtention de cette distinction, MM. Coopman, président de la section locale de l’A.R.A.C. et M. Charniaux « homme de terrain, battant, résistant et victime de guerre ».

 

Il rendit également hommage à Mme Charniaux et n’oublia pas dans ses remerciements les membres du bureau, les personnalités présentes, les membres de l’Ordre, et ses amis qui avaient répondu à l’invitation.

Ses mots suivants furent pour regretter que la Résistance avait été souvent mal comprise et flétrie, et que la télévision parfois en donnait une fausse image :

 

" Toutefois restons modestes, la Résistance à Halluin n’était pas celle du Vercors, ni celle de la région minière et la population de l’époque n’a pas eu à subir de représailles.

 Si certaines personnes cherchaient leur voie, il n’y eut cependant pas de collaborateurs. Ce fut une chance pour les résistants. Hélas, une place et des rues portent néanmoins les noms d’Halluinois morts pour leur idéal ".

 

M. Simono tint alors à adresser toute sa reconnaissance aux familles des disparus et ses profonds remerciements à M. André Deprétère, à M. et Mme Dubled, qui l’avaient recueilli à leur domicile ; il eut une attention toute particulière pour son grand camarade décédé le Docteur Stéphane Dubled, dont il fit l’éloge.

 

Et de citer ensuite une grande résistante, Mme Yolande Vanackère, qui fournissait les tickets d’alimentation ; et M. André Dewasme « Un dur, dont les mérites devraient être reconnus officiellement ».

M. Alfred Simono avait de nombreuses raisons d’être heureux et ému. Que de souvenirs à la fois exaltants et douloureux, lui revinrent à la mémoire en croisant l’un ou l’autre regard.

 

Et on imagine le coup au cœur qu’il dut maîtriser en découvrant, le matin même, le visage d’une dame qui, en quelque sorte, lui avait sauvé la vie. Jamais en effet, jusqu’à il y a quelques semaines, il n’avait réussi à savoir comment on avait pu le prévenir, le 28 juillet 1944, que la Gestapo était à ses trousses.

 

Voilà l’histoire : « Trois résistants avaient monté un coup sur Tourcoing. Ce coup tourna mal. Deux d’entr’eux furent arrêtés. Le troisième trouva refuge chez une tante au Blanc-Seau, qui s’arrangea pour prévenir les résistants halluinois de l’imminence d’une rafle.

 

Cette dame s’appelle Mme Verpraet, ici présente ». M. Simono la serra très fort dans ses bras et conclut :

« Mon vœu le plus cher, c’est que les faits de guerre et de résistance n’aient jamais plu lieu ». 

 

La médaille d’honneur de l’A.R.A.C. 

 

Chant des partisans et Marseillaise furent interprétés par les Cavaliers halluinois, mais la cérémonie n’était pas terminée. Une surprise attendait le récipiendaire qui allait recevoir des mains de M. Guy Allouche, la médaille d’honneur de l’A.R.A.C.

 

« Nous n’avons pas voulu mélanger les deux cérémonies : ce n’est pas le sénateur, mais le vice-président national de l’A.R.A.C. qui vous parle, celui né quand M. Simono partait pour défendre les libertés.  

On a voulu glorifier un acte qu’en temps ordinaire on déplore, mais pas dans ces conditions. Vous avez été un exemple pour les jeunes de courage et de désobéissance (une vertu à l’époque). Souhaitons que jamais plus il n’y ait de conflagration internationale.  

Mais de la résistance nous devons tous en faire afin que les Droits de l’homme dont vous êtes le défenseur ne soient pas bafoués ». 

  

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Sur le perron de l'Hôtel de Ville d'Halluin,

les dames fleuries en compagnie du maire Didier Desprez, 

du récipiendaire Alfred Simono et des dirigeants de l'A.R.A.C.

(Photo VdN DD 13491  n° Img 058)

 9/9/2010 et 4/9/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 


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Le Résistant  Halluinois,

Walter Dumoulin.

 (photo n° 2357)

L'Halluinois de 17 ans... Walter Dumoulin,

"Mort pour la France".

 

Durant les combats de la Libération, un jeune halluinois Walter Dumoulin, engagé volontaire des FFI comme agent de liaison, membre du groupe de Résistance de Tourcoing "Front National", fut grièvement blessé le 2 septembre 1944 à Tourcoing.

Il se trouvait dans les Gardes Publics, rue Nationale à Tourcoing ; ce 2 septembre il aperçut un soldat allemand et voulut le rejoindre. Il n'avait pas aperçu un autre soldat qui lui tira une balle explosive dans le dos. Très gravement blessé, il fut transporté à l'Hôpital de Tourcoing.

Il est mort des suites de ses blessures le 12 septembre parmi les siens à son domicile, rue de la Liberté. Son nom fut donné à cette rue halluinoise. Né à Halluin, le 3 février 1927, Walter Dumoulin n' avait que 17 ans.

 

Sur sa pierre tombale, au Cimetière d'Halluin, est gravée ces mots :

 

"A la Mémoire de Walter Dumoulin, Franc Tireur et Partisan Français. Soldat à la 2ème Compagnie du 4ème Bataillon. A combattu depuis le 2 septembre 1944 "Mort pour la France" le 12 septembre 1944 à l'âge de 17 ans".

Le 20 Décembre 1944, le Conseil Municipal d'Halluin donne le nom de Walter Dumoulin à la rue de la Liberté.

5/9/ 2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

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Photo souvenir du 30/01/1943 à

Mme Mullebrouck-Dujardin germaine.

(photo n° 2289)

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Le groupe de femmes de prisonniers. Une journée à Bondues le 29.08.1944. (photos n° 3246-3249)

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Groupe de femmes de prisonniers pendant la guerre de 39/45.

(photo n° 3245)