:

Evénements politiques et sociaux majeurs

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En 1989 , André Louf, président de l'association " la recherche du passé d'Halluin", remet le tome 1 "Halluin, Images d'autrefois, à Mr Alexandre Faidherbe - maire - (photo n° 10802)

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André Louf -président - et Jeanne Saint Venant.

(photo n° 10800)

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André Louf, président de l'association et Claude Rembry - trésorier - lors de la mise en vente du tome 1 - Halluin Images d'autrefois -à la salle du manège.

(photo n° 10799)

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Salle du manège, la vente du tome 1 - Halluin images d'autrefois - , remporte un réel succès.

(photos n° 10801-10803)

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Le cardinal Lienart est en visite officielle à Halluin.

(photo n° 5010)

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(photo n° 09378)

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Festivités.

Bal populaire organisé par le syndicat.

(photo n° 10706)

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Mouvements revendicatifs, vers 1925.

Rassemblements ouvriers, meetings syndicaux, avant le défilé en ville.

(photos n° 10700-10700(1)-10701-10702-)

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Manifestations ouvrières vers 1925, avec cortèges et défilés.

1/ Rue de Lille tout d'abord.

2/ On remarquera ensuite que le défilé rue abbé Bonpain, est sérieusement escorté par les forces de l'ordre.

3/ Rue Edouard Vaillant (rue Gabriel Péri),et en vue du cortège ouvrier qui se prépare,

les gardes mobiles à cheval, prennent position, en face de la maison du peuple.

(photos n° 10703-10704-10705)

 

(Pour un agrandissement, cliquez sur le titre principal ci-dessus). 

Annonce de l'abdication du roi des Belges Albert II, le 10 Juillet 2013.

(Photo DD 15353  n° P1120814) 

 

 "l'union fait la force".  

 

 (Photo DD 12876  n° p1040989) 

Vous désirez écouter l'hymne belge :

youtube.com/watch?v=1q9-yITkwTM

 

La Princesse Mathilde et le Prince Philippe

qui devient le 7ème souverain belge

ce Dimanche 21 Juillet 2013 à 12 h.

(Photo DD 15352  n° P1120816)

 

Halluin et Menin... Villes frontalières franco-belge.

 

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Des prisonniers français et belges,

 entourés de sous-officiers allemands, en 1917/1918.

 (photo n° 1867)

 

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Commémoration du 50ème Anniversaire de la Libération d'Halluin,

au Monument aux Morts, rue de Lille - Septembre 1994.

(Photo DD 12875  n° Img 139)

(Pour  un agrandissement , utilisez la loupe en  bas à droite).

 

21 Juillet... Fête Nationale Belge.

 

C'est par une loi du 27 mai 1890 que la date du 21 juillet  fut instituée Fête nationale de la Belgique. Les Belges commémorent ainsi le serment fait le 21 juillet 1831 par Léopold Ier, premier roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution. Cette Constitution garantit les libertés individuelles des citoyens et se fonde sur la séparation des trois pouvoirs : pouvoir législatif, pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire. Le serment du roi Léopold Ier fut l'aboutissement des démarches qui firent de la Belgique indépendante une monarchie constitutionnelle et parlementaire... 

 

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Dans les Flandres, le président de la République française,

Raymond Poincaré remet la croix de Guerre

 au roi des Belges Albert 1er. 

(Photo n° 1914) 

 

Albert 1er est né à Bruxelles (Belgique) le 8 avril 1875 et mort à Marche-les-Dames le 17 février 1934. Il fut le 3ème roi des Belges à partir du 23 décembre 1909, à la mort de Léopold II.

Raymond Poincaré né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse), décède le 15 octobre 1934 à Paris (16e). Avocat et Académicien, il est élu Président de la République de 1913 à 1920.  

 

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Ecole Jeanne d'Arc vers 1919/1920.

 En remerciements au roi des Belges, qui avait accueilli

6000 halluinois évacués pendant la guerre en 1917 et 1918.

(Photo n° 4884) 

 

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Mariage à la frontière Halluin -Menin, le 3 Novembre 1939 

Entre Marie-Louise Velghe et Roger Destoop.

(Photo n° 6193) 

 

(Sur ce nouveau site, vous pouvez désormais agrandir

certaines photos anciennes, quand vous apercevez la loupe en bas à droite).

 

1939 : La France a déclaré la guerre à l’Allemagne fasciste. En cette période de troubles et de tourments, Roger, 23 ans et Marie-Louise, 20 ans s’aiment d’un amour tendre. Mariage insolite à la frontière. Il se déroule à peu près à égale distance du poste de douane belge (à gauche de la photo) et du poste de douane française. Les futurs époux ont pris place au beau milieu de la chaussée.

Lui est Français, elle est Belge. La France est en guerre, la Belgique est neutre. Et pour mieux marquer la frontière qui sépare les deux pays, une ligne de barbelés se dresse des deux côtés, à Menin et Halluin.

 

mairie 00227 

 Commémoration des 50 ans de Mariage, le 4 Novembre 1989,

au même endroit, à la frontière Halluin-Menin, 

 de M. Roger Destoop et Mme Marie-Louise Velghe.

Derrière à gauche, le bourgmestre de Menin (Belgique) 

et à droite, Alexandre Faidherbe, Maire d'Halluin. 

(Photo Mairie n° 227) 

 

La devise de la Belgique est : "l'union  fait la  force". Une devise que l'on traduit en néerlandais par "Eendracht maakt macht" et en allemand par "Einigkeit macht stark". Elle fait référence au fait que la Belgique est un état fédéral qui regroupe trois régions : la région bruxelloise, la région flamande et la région wallonne.

 

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 Une réception du roi des Belges Baudouin 1er (au centre),

 à la douane d'Halluin (Année ??)à droite de la photo : M. Paul Doléans. 

(Photo n° 1994)

 

Baudouin Ier né le 7 septembre 1930 à Laeken (Belgique), succéda en 1951 à son père Léopold III comme 5ème roi des belges. Il régna 42 ans et décéda en Espagne, le 31 juillet 1993 à l'âge de 62 ans.

 

Paul Doléans né à Coudekerque-Branche (Nord) le 14 juin 1921, est décédé à Menin (B) le 5 juillet 2009 à l'âge de 88 ans.Inspecteur honoraire de la police nationale et administrateur de la Maison de retraite d'Halluin, il fut passeur bénévole et médaillé du combattant volontaire de la Résistance. 

 

L’hymne Belge « La Brabançonne »,

 Historique et Paroles. 

 

En août 1830 les belges ne chantaient pas d’autres refrains patriotiques que « la Parisienne » et « la Marseillaise ». Jenneval un acteur français et le ténor flamand François Van Campenhout seront respectivement l’auteur originel et le compositeur de l’hymne national belge, d’abord intitulé « la Bruxelloise » puis « la Brabançonne ».

 

Selon la légende, l'hymne fut écrit durant une réunion au café L'Aigle d'Or. Les paroles originelles étaient destinées à stigmatiser les pilleurs belges et à glorifier la sagesse du roi des Pays-Bas. 

Après la révolution qui aboutit à l’indépendance de la Belgique et quelques semaines avant de mourir la tête arrachée par un boulet hollandais près d'Anvers, Jenneval modifia ses paroles pour condamner la campagne des Dix-Jours lancée par l’armée hollandaise contre l’indépendance de la Belgique. Il y flétrit l’image du Prince d’Orange et exalte les martyrs de la révolution.

 

En 1860 les paroles sont modifiées par le premier ministre Charles Rogier pour atténuer les insultes envers le royaume des Pays-Bas avec lequel la Belgique était désormais en paix. 

Une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décréta que seule la 4e strophe du texte de Charles Rogier devait être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais.

 

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 Les couleurs du drapeau Belge.

(Photo DD 12876  n° p1040989)

 

« La Brabançonne »

 

Ô Belgique, ô mère chérie,
À toi nos cœurs, à toi nos bras,
À toi notre sang, ô Patrie !


Nous le jurons tous, tu vivras !


Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :

 

Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !

Le Roi, la Loi, la Liberté ! 

 

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La frontière Halluin-Menin (B), rue de Lille - en 1992.

(Photo Mairie - DD 12873 n° Img 137)

 

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Sa Majesté Albert II, roi des Belges,

à la frontière franco-belge de Menin, le 3 juin 1997.

(Photo Mairie - DD 12871  n° Img 124)

 

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La rencontre entre le roi Albert II

et Alexandre Faidherbe Maire d'Halluin,

rue de la Lys, le 3 juin 1997.

au centre, M. Libbrecht bourgmestre de Menin (B).

Photo Mairie - DD 12872  n° Img 135)

 

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Hôtel de Ville de Menin (Belgique) - Août  2011.

(Photo DD 12879  n° p1020908)

 

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Hôtel de Ville d'Halluin - Août 2011.

(Photo DD 12880  n° p1020979) 

 

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Drapeaux au Port de Plaisance

Halluin- Menin (B.) en 2012.

(Photo DD 12877  n° p1040986)

 

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Rue de Lille Halluin - Janvier 2012.

(A l'emplacement de l'ancien Poste de Douane Française).

(Photo DD 12282  n° p1030428) 

 

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Halluin direction Menin (B)... en Juillet 2012,

(A l'emplacement de l'ancien poste de Douane Halluin Est).

(Photo DD 12878  n° p1060081) 

 

p1040473 

Emplacement de la future place

transfrontalière "Jacques Delors" - Mai 2012

(à l'intersection des rues de Lille et de la Lys, à droite).

(Photo DD 12881  n° p1040473)

 

20/7/2012 et 21/7/2013
 
Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Enfants juifs portant l'étoile jaune.

(Photo DD 12868  n° Img 661) 

 

La commémoration des 70 ans (1942 - 2012)

 de la rafle du Vel d'Hiv.  des 16 et 17 Juillet 1942. 

 

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Camp de Drancy en 1942.

(Photo DD 12869  n° Img 683)

 

Le camp de Drancy était, avec celui de Compiègne, le principal centre de "triage" de la région parisienne.

Les dizaines de milliers de juifs raflés à l'été 1942 y séjournèrent, avant d'être envoyés vers les camps de la mort. 

 

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Le camp de concentration ou "l'usine de la mort".

 (Photo DD 12147  n° Img 136)

 

Cette rafle tire son nom du Vélodrome d'hiver, un stade près de la Seine (XVème arrondissement),

où la quasi totalité des 13.152 Juifs étrangers arrêtés furent déportés.

(lors de cette rafle par la police française sur la demande de l'occupant allemand, qui en réclamait 24.000),

 Moins d'une centaine (aucun enfant) survécurent.

 

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 Drapeau des Déportés - Avril 2012 - Monument aux Morts Halluin (Centre).

(Photo DD 12175  n° p1040247)

16/7/2012

Commentaire et Photos :  Presse - Daniel Delafosse 

 

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De Gaulle en visite officielle, en septembre 1962,

retrouve Adenauer (à gauche) le chancelier allemand,

 chez lui à Rhöndorf, en Rhénanie.

(Photo DD 12782  n° Img 006) 

 

Il y a 50 ans, le 8 juillet 1962, Konrad Adenauer Chancelier de l'Allemagne de l'Ouest et Charles de Gaulle Président de la République Française scellaient à Reims la réconciliation franco-allemande.

 

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Le Cimetière Militaire Allemand

de la Guerre 14-18 - Halluin.

(Photo DD 8633  n° Img 621)

8/7/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Maurice Schumann (1911 - 1998)

(Photo DD 12648 n° Img 979)

 

Porte-parole de la France Libre, homme du Nord,

 ministre du général de Gaulle  et de Georges Pompidou,

grand témoin et acteur du XXème siècle.

 

"Qu'aurais-je fait si Alain ne m'avait appris à douter, Simone Weil à croire,

Marc Sangnier à aimer et de Gaulle à combattre  ?".

 

Maurice Schumann (1911 - 1998) :

Les grandes étapes de sa vie...

 

Maurice Schumann est né le 10 avril 1911 à Paris. Il suit des études secondaires aux lycées Janson de Sailly et Henri IV, puis les cours de la faculté de lettres de Paris où il obtient une licence de philosophie, en étant classé premier au concours général.

 

img972 

La presse fut son premier métier.

En 1961, Maurice Schumann président de la commission

des Affaires étrangères de l'Assemblée Nationale,

fut pressenti à l'Information.

(Photo DD 12645  n° Img 972) 

 

Il se dirige vers le journalisme et, en 1933, il occupe les fonctions de chef adjoint du service Grand reportage à l'agence Havas à Londres puis à Paris. Engagé volontaire en 1939, il rejoindra le général de Gaulle en Angleterre fin juin 1940 et devient le porte-parole de la France libre à la BBC (ses 100 principales émissions ont été réunies sous le titre « La Voix du Couvre-Feu » avec une préface de Georges Duhamel et un avant-propos du général de Gaulle). 

 

Il quitta Londres dix jours avant le débarquement et prit part à la bataille de France, d’abord avec l’armée britannique, puis avec la 2e division blindée (2e DB). Cette unité militaire française créée pendant la Seconde Guerre mondiale par le général Philippe Leclerc, est parfois appelée Division Leclerc.

 

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Maurice Schumann

fait Compagnon de la Libération en 1945.

(Photo DD 12598  n° Img 703) 

 

Le général de Gaulle le fera Compagnon de la Libération

 sur le front des troupes, le 14 juillet 1945.

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La Croix de l'Ordre de la Libération.

(Photo DD 12648  n° Img 979)

 

Le général de Gaulle, chef de la France libre, souhaitait récompenser le dévouement de celles et ceux qui avaient répondu à son appel du 18 juin 1940 : Résistants de l'intérieur comme Français libres. Cette décoration  fut créée le 16 novembre 1940, et  vient immédiatement après la Légion d'honneur, avant la Médaille militaire. Il n'y a qu'un seul insigne et qu'un seul grade, donc un seul type de croix de la Libération. 

 

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A la Libération Maurice Schumann

 se lance dans la vie politique.

(Photo DD 12649  n° Img 983) 

 

Fondateur et président du Mouvement Républicain Populaire en 1944, il va « épouser » le Nord et une carrière politique. Elu 9 fois député, d’abord à Lille de 1945 à 1958, puis après le redécoupage électoral, de 1958 à 1973 sur la 10ème circonscription regroupant Armentières, Tourcoing Nord et la vallée dela Lys.

 

Maurice Schumann a été par deux fois conseiller municipal. Une première fois entre 1953 et 1955 à Lille, puis entre 1971 et 1977 à Comines. Mais il a toujours refusé d'être maire. Il était contre le cumul des mandats, et estimait qu'il ne lui était pas possible de mener de front les mandats locaux et nationaux.

 

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Maurice Schumann au Conseil Régional en 1986 :

Défenseur infatigable du Nord - Pas-de-Calais.

(Photo DD 12647  n° Img 978)

 

Maurice Schumann fut aussi à la tête de l’Union des Français à l’étranger (1960), de la Ligue pour l’autodétermination des peuples (1962) et du Mouvement international pour l’Union atlantique (1966).

 

Il est ensuite élu sénateur du Nord en 1974, réélu en 1983 et 1992 (a été vice-président du Sénat de 1977 à 1983 et, depuis octobre 1986 assurait la présidence de la Commission des Affaires culturelles). Il siège également au conseil régional et en était le doyen d’âge.

 

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Maurice Schumann occupa des fonctions ministérielles

à plusieurs reprises de 1954 à 1973.

(Photo DD 12628  n° Img 949)

 

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Ministre des Affaires étrangères de 1969 à 1973,

Maurice Schumann  fut reçu en Chine à Pékin, en 1972 par Chou En Laï,

avant que le président Mao ne le fasse à son tour.

(Photo DD 12635  n° Img 959)  

 

Sous la IVe République, Maurice Schumann est secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères (1951-1954), puis a été plusieurs fois ministre sous la VeRépublique, d’abord en 1962 ministre de l’Aménagement du Territoire, puis ministre d’Etat chargé de la recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales (1967-1968), ministre d’Etat chargé des affaires sociales (1968-1969) et des Affaires étrangères (1969-1973).

 

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Maurice Schuman élu à l'Académie française.

(Photo DD 12636  n° Img 957)

 

img917

De nombreux nordistes étaient venus admirer

l'épée du nouvel académicien en mars 1975,

présentée au Palais des sports de Tourcoing.

(Photo DD 12617  n° Img 917)

 

Passionné d’écriture, il entre le 7 mars 1974 à l’Académie française. Il était professeur associé à la faculté libre des Lettres et Sciences humaines de Lille et président de l’Association des Ecrivains catholiques. Maurice Schumann a publié plusieurs romans, des essais littéraires, politiques, économiques, philosophiques, ainsi que des ouvrages historiques.

 

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Accompagné de sa femme Lucie, qui donna à Maurice Schumann

ses filles, Christine, Laurence et Béatrice,

en juin 1994 au 50e anniversaire du Débarquement.

(Photo DD 12637  n° Img 695)

 

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Médaille de la Légion d'honneur.

(Photo DD 12021  n° Img 927)

 

Il était Chevalier de la Légion d’honneur, à titre militaire

 et décoré de la Croix de Guerre avec trois citations. 

 

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 Maurice Schumann (1911 - 1998) 

(Photo DD 12633  n° Img 956) 

 

 Maurice Schumann s’éteindra le 9 février 1998

 à Paris à l'âge de 86 ans.

 

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Le 13 Février 1998, Cérémonie Nationale aux Invalides,

La France présente les armes à Maurice Schumann,

en présence de Jacques Chirac Président de la République.

(Photo DD 12646  n° Img 975) 

 

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L'inhumation le 13 Février 1998, en présence de sa famille.

(Photo DD 12597  n° Img 695)

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Maurice Schumann ancien porte-parole de la France libre

 repose face à la mer dans "le pays qui l'a rendu à la France",

 près de la plage en  Normandie qui l'a vu débarquer en juin 1944,

dans la concession à perpétuité

 que lui a offert la petite commune d'Asnelles (Calvados).

 

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Drapeau au Monument aux Morts 

Cimetière Halluin - 2012. 

(Photo  DD 12650  n° p1050662)

 

27/6/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

 

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Maurice Schumann : Elu du Nord et travailleur inlassable.

"Je n'ai pas le courage du repos,

 je n'ai pas le courage des vacances..."

(Photo DD 12619  n° Img 909)

 

Maurice Schumann... le Nord et les Halluinois.

 

A  l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, le Dimanche 10 avril 2011,

Le journal « Nord Eclair Halluin » a consacré une double page à Maurice Schumann  : 

 

Un amoureux du Nord fidèle à ses valeurs…  Extraits : 

 

Maurice Schumann, le porte-parole de la France libre aurait eu 100 ans aujourd'hui. Homme fidèle en amitié, par-delà les clivages, il marquera de son empreinte la vallée de la Lys.

 Maurice Schumann est présent dans le Nord dès l'entre-deux-guerres. Des documents attestent de sa présence en 1932 à Armentières, comme délégué du comité central de la ligue des droits de l'homme. Sa tante habitant Marcq-en-Baroeul, il lui arrivait aussi, enfant, d'y passer ses vacances. Mais, c'est bien au sortir de la guerre qu'il va "épouser" la région.


Celui qui est devenu par ses quelque 1100 interventions radiophoniques surla BBC, le porte-parole dela France libre, va tomber amoureux du Nord et y consacrer une grande partie de sa vie politique, jusqu'à sa mort en 1998. Malgré tout, il ne lâchera jamais ses attaches parisiennes et il faut attendre 1975, pour qu'il fasse l'acquisition d'un bien, rue Jean-Jaurès à Tourcoing. 

Jusque-là, celui qui revenait tous les week-ends dans ses circonscriptions, celle de Lille d'abord de 1945 à 1958, puis la 10e de Tourcoing à Armentières en passant par la vallée dela Lys, de 1958 à 1973, descendait à l'hôtel Terminus à Lille. Ou n'hésitait pas à dormir chez ses amis lorsque les soirées se terminaient trop tard.

 

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Maurice Schumann à Comines, vers 1985.

Coll : Les Amis de Comines.

(Photo DD 12630  n° Img 953)


Tout le monde l'appelait Maurice


Des amitiés qu'il s'est forgé au gré de sa vie, de ses passages dans la vallée de la Lys. « Il est resté fidèle en amitié, raconte Alexandre Faidherbe, maire honoraire d'Halluin et suppléant de Gérard Haesebroeck qui battra pour la première fois Maurice Schumann à la députation en 1973. Malgré des voies qui pouvaient devenir différentes ».

 

Car si Maurice Schumann devient président du MRP en 1944, puis rejoint les rangs gaullistes - là aussi une grande fidélité au général malgré des divergences de point de vue sur certains dossiers - il a connu ses premiers engagements politiques àla SFIO. Une fibre sociale qu'il va conserver tout au long de sa carrière politique. « Un socialisme du possible », commente Michel Pacaux, maire de Frelinghien, et suppléant de Maurice Schumann en 1973.

 

Il prend ainsi comme suppléant, de 1967 à 1973, Adrien Verkindère, premier adjoint à Halluin, et syndicaliste à la CFDT. Les fonctions ministérielles de Maurice Schumann à cette période (dont le ministère des affaires sociales), propulseront l'élu halluinois au palais Bourbon.

 

D'un père juif et d'une mère agnostique, Maurice Schumann va se convertir au catholicisme, plutôt « une évolution spirituelle graduelle », évoque René Knockaert. Il quitte la mouvance socialiste pour se rapprocher du Sillon, le parti fondé par Marc Sangnier. de tendance démocrate-chrétienne.


Lors de ces passages hebdomadaires dans la région, sinon dans la vallée dela Lys, Maurice Schumann multipliait les rencontres, les rendez-vous. Il était aussi à l'aise avec le peuple que les notables. « Et tout le monde l'appelait Maurice », se souvient Michel Pacaux. 

Maurice Schumann a été par deux fois conseiller municipal. Une première fois entre 1953 et 1955 à Lille, puis entre 1971 et 1977 à Comines. Mais il a toujours refusé d'être maire. Il était contre le cumul des mandats, et estimait qu'il ne lui était pas possible de mener de front les mandats locaux et nationaux (...).

 

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Drapeaux Français et Halluinois

au Port de Plaisance d'Halluin, en 2002.

(Photo DD 12634  n° Img 556)

 

Maurice Schumann et Halluin... de 1945 à 2002.

 

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Maurice Schumann... le maître de l'éloquence !

(Photo DD 12618  n° Img 908)

 

A titre personnel, l’halluinois Daniel Delafosse avait eu l’occasion de correspondre souvent avec Maurice Schumann. En février 1998, lors de son décès, il fit part à la presse locale de son émotion : 

« Par son parcours journalistique, militaire, politique, littéraire et philosophique, Maurice Schumann restera l’une des figures locales, régionales et nationales les plus remarquables et les plus attachantes de ces cinquante dernières années.

Maurice Schumann aimait rappeler, qu’en sa qualité de Président du Mouvement républicain populaire, il avait tenu sa première réunion publique, avant des centaines d’autres, précisément à Halluin, le 3 mars 1945, salle du Manège.  

Depuis cette date, il entretenait avec la population halluinoise des liens privilégiés, amicaux et souvent personnels, qui resteront pour beaucoup gravés à jamais dans les écrits et la mémoire collective de la ville.

Par son travail inlassable à la cause du pays, de la région, et des communes de la Vallée de la Lys en particulier, dont il aimait, avec la passion qui le caractérisait, défendre les valeurs auxquelles il était profondément attaché, nous lui disons toute notre reconnaissance et nos remerciements, ainsi que nos pensées émues à son épouse et sa famille ».

 

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 Devant l'ancienne mairie rue abbé bonpain Halluin,

quelques mois après la Libération de la ville en septembre 1944 : 

de gauche à droite : Etienne Bauwens,

 Henri-France Delafosse derrière Albert Louf (1er plan),

 Gérard Verkindère (béret), Maurice Schumann (chapeau)

et Jérôme Somers (de profil). 

(Photo n° 3032)

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Maurice Schumann Président du Mouvement Républicain Populaire,

Salle du Manège à Halluin, le 3 Mars 1945.

(Photo DD 12624  n° Img 038)

(Pour un agrandissement instantané,

cliquez droit sur la loupe et ouvrez le lien). 

 

En 1994, dans un courrier que Maurice Schumann avait envoyé à Daniel Delafosse, il indiquait : (...)"Que la réunion qui s’est déroulée à Halluin en 1945, était la première qu’il avait effectuée dans le Nord…Et depuis cette date, combien de centaines se déroulèrent ? " 

Et il ajoutait : "Pourquoi ne pas vous l’avouer ? Je n’ai pas pu retenir mes larmes en lisant votre lettre, en découvrant les articles que vous avez eu l’heureuse idée de m’envoyer, en attardant mon regard sur les photographies que vous avez prises dans une circonstance qui m’est particulièrement chère.  

Vous savez les liens d’amitié qui m’unissaient à votre père. Ceux qui, désormais, m’unissent à vous sont également indestructibles"...

 

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Maurice Schuman Ministre d'Etat

et Charles Vanoverschelde Maire

coupent le ruban au C.E.S. d'Halluin, en 1964.

(Photo DD 12626  n° Img 944)

 

En 1964, le nouveau Collège d'Enseignement Secondaire "Robert Schuman" est inauguré officiellement par le Maire d'Halluin Charles Vanoverschelde et du Ministre d'Etat Maurice Schumann. En cette rentrée scolaire 2012, l'établissement, situé rue de Lille, accueille 506 élèves et compte 52 enseignants.

 

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Le nouveau Poste de Douanes Halluin-Est en 1967.

(Photo DD 12639  n° Img 962)

 

En sa qualité de Ministre, Maurice Schumann contribua très activement à la réalisation de la Route de Contournement (ancienne RN 17),  ainsi qu'à  la réalisation du Poste-Frontière d'Halluin-Est en 1967. 

 

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Les standardistes de la Poste d'Halluin

 opèrent pour la dernière fois.

(Photo DD 12627  n° Img 945)

 

En 1968, Charles Vanoverschelde Maire d'Halluin inaugure les nouvelles installations du téléphone automatique... Et le premier coup de téléphone a été pour M. Maurice Schumann.

 

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Adrien Verkindère

Député du Nord

1er Adjoint au Maire d'Halluin.

(Photo DD 12625  n° Img 947) 

 

Adrien Verkindère 1er Adjoint au Maire d'Halluin répond positivement à la demande de Maurice Schumann, ancien Porte-parole de la France Libre, pour être désigné comme son suppléant aux élections législatives de mars 1967.  Maurice Schumann est élu au premier tour, avec à Halluin : 4225 voix, Gilles Jules (PC) en obtient 2878. Gérard Haesebroeck (socialiste), déjà conseiller général dans son canton d’Armentières, 721 voix.

 

Quelques semaines après son élection, Maurice Schumann est nommé Ministre, et par voie de conséquence Adrien Verkindère lui succède comme Député de la Xème circonscription du Nord, du 8 mai 1967 au 30 mai 1968, puis du 13 août 1968 au 1er avril 1973 sous l’étiquette Union des Démocrates pour la Vème République.

 

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 Charles Vanoverschelde Maire d'Halluin (à gauche)

remet la 1ère Médaille de la Ville 

à Maurice Schumann, en 1969. 

(Photo DD 12573  n° Img 677) 

 

La Vallée de la Lys, d'Armentières à Halluin, a marqué le parcours politique de Maurice Schumann. Conseiller général de Tourcoing-Nord en 1965, plusieurs fois élu député du Nord et sénateur de 1974 à 1998, Maurice Schumann était d'essence MRP et comptait de nombreux amis qui n'oublièrent jamais de le solliciter au besoin.  

C'est lors de la réception du Nouvel An 1969, que Maurice Schumann, alors ministre des Affaires Sociales, reçut des mains de Charles Vanoverschelde maire d'Halluin, la première grande Médaille de la Ville. Un signe de gratitude et d'admiration des Halluinois envers celui qui a beaucoup fait pour eux.

 

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Albert Desmedt :

Chef d'Edition de "La Voix du Nord". 

(Photo DD 12629  n° Img 951)

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Maurice Schumann : A son bureau,

au Ministère des Affaires Etrangères.

(Photo DD 12616  n° Img 902) 

 

En mai 1972, M. Maurice Schumann, alors ministre des Affaires étrangères de l’époque vient à Halluin remettre les insignes de la Légion d’Honneur à celui qu’il appelle son confrère, son camarade, son filleul, son ami, son frère. 

Au revers de la veste du chef d’édition de « La Voix du Nord », Maurice Schumann épingle la croix de chevalier de la Légion d’Honneur, pas n’importe quelle croix, la sienne reçue des mains mêmes du général Leclerc, commandant la 2e D.B.

 

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Maurice Schumann à Halluin,

en l'Eglise Saint-Hilaire, le 30 Juillet 1987.

(Photo DD 12623  n° Img 942) 

 

Lors des Funérailles d'Albert Desmedt, le jeudi 30 juillet 1987, Maurice Schumann membre de l'Académie Française a prononcé l'éloge funèbre du Maire d'Halluin  et Conseiller général du Nord : 

 

(...) "J’ai retrouvé sur ce cercueil ma croix de la Légion d’honneur, celle qui m’a été remise par le général Leclerc. Je ne pouvais la confier qu’à un frère. Je me souviens de te l’avoir épinglée, si près du cœur. De ce coeur qui a tant battu pour Geneviève, ton épouse, ta famille, pour Bousbecque, ta ville natale, pour la Vallée de la Lys ; 

Près de ce cœur qui battit aussi et surtout pour la France. De ce cœur qui fut offert à la France. De ce cœur d’un ami fidèle entre tous… jusqu’au devant du peloton d’exécution"  (...). 

 

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  Le 17 septembre 1988, Maurice Schumann arrive 

à la Bibliothèque Municipale d'Halluin, entouré 

à sa gauche de Didier Desprez Maire d'Halluin, 

et à sa droite de Jean-Pierre Verschave Adjoint à la Culture. 

(Photo DD 12622  n° Img 941) 

 

Maurice Schumann est venu pour la dernière fois à Halluin, le 17 septembre 1988 à la bibliothèque municipale, dans le cadre de l’exposition sur le trentenaire de la cinquième République, intitulé « De Gaulle, père de la cinquième République », dédicacer son livre « Un certain 18 juin ».  

Il a commencé par rappeler son passé lié à Halluin. Il exprima tout l’émotion qu’il ressentait à se trouver là : «Tous, vous êtes mes amis, même si vos orientations politiques sont différentes"...  

Maurice Schumann était un homme chaleureux et plein d’humour. Ce jour-là, il a fait sourire son auditoire halluinois, en abordant le chapitre de l’Europe. « De nombreux Halluinois ont longtemps pensé que Robert Schuman, fondateur de l’Europe, était mon père. Ainsi ils me disaient ; « min fils, y va à tin collèch ». Et je leur expliquais que le collège Robert Schuman, c’était pas min collèch ».

 

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Inauguration à Halluin du CCAS "Espace Maurice Schumann".

Mme Lucie Schumann et Alexandre Faidherbe Maire d'Halluin

dévoilent la plaque officielle, le 15 Avril 2000.

(Photo DD 12621  n° Img 943)

 

Par courrier en date du 19 février 1998, l'halluinois Daniel Delafosse proposait à M. Alexandre Faidherbe maire, d'attribuer le nom de Maurice Schumann au futur Centre Communal d'Action Sociale, sachant que l'ancien porte-parole de la France libre fut le dernier Ministre d'Etat chargé  des Affaires Sociales (1968-1969) sous De Gaulle. Le Maire d'Halluin..."ayant volontiers souscrit à cette demande pleinement justifiée", le Conseil d'Administration du CCAS a entériné à l'unanimité cette décision.

 

Lors de la cérémonie d'inauguration du nouveau CCAS d'Halluin, Alexandre Faidherbe a rappelé le souvenir de la personne qu'il connaissait, citant cette dédicace que Maurice Schumann lui avait écrite en 1988 : "en témoignage d'une amitié plus forte que les désaccords légitimes qui ont pu nous éloigner l'un de l'autre sans jamais nous séparer". 

Et il ajoutait aussi : "Le monde politique serait sans doute bien différent si chacun de ses membres était porteur de ces deux qualités qu'incarnat Maurice Schumann, la fidélité en amitié, la tolérance".

 

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Maurice Schumann au Monument aux Morts 

Place Rihour Lille, en 1996.

(Photo DD 12620  n° Img 939)

 

Je désire conclure cette rétrospective de Maurice Schuman et des Halluinois, par ma réaction publiée en page régionale de "La Voix du Nord" le 28 juillet 2002, faisant suite à un dossier spécial paru sur le Résistant Jean Moulin : 

" Lors de la cérémonie du transport des cendres de Jean Moulin, le discours historique d'André Malraux a marqué fortement le jeune adolescent, âgé de 13 ans, que j'étais ce jour du 19 décembre 1964. Devant la télévision, je me souviens très bien que les paroles de Malraux m'avaient ému aux larmes, même s'il m'a fallu quelques années supplémentaires pour mesurer le véritable sens et la valeur extraordinaire des deux hommes Jean Moulin et André Malraux.

Personne n'oubliera la voix envoûtante de cet orateur exceptionnel qu'était Malraux et son "fameux" et vibrant "Ecoute aujourd'hui, jeunesse de France..."

 

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Maurice Schumann en 1996,

pour un Hommage à André Malraux.

(Photo DD 12632  n° Img 955)

 

Trente-deux ans plus tard, le 23 novembre 1996, l'autre voix du gaullisme, Maurice Schumann eut le redoutable honneur d'accueillir André Malraux au Panthéon. Il concluait son hommage par les mots non moins marquants voire bouleversants : "Qu'on n'aime jamais assez la France pour ce qu'elle a de fragile, et qu'on ne l'aime jamais trop pour ce qu'elle a d'éternel". 

Il est ainsi des cérémonies symboliques qui peuvent marquer une génération, une jeunesse souvent à la recherche d'un idéal, d'un modèle, d'un sens à la vie. Certains hommes  nous marquent de la même façon. Moulin, Malraux, De Gaulle, Schumann étaient de ceux qui touchèrent plusieurs générations".

 

24/6/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse