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Economie

 Agents généraux des automobiles Panhard et Levassor pour toute l'Indochine et stockistes des pneus Michelin!!

EcoAL0329 2

Capital : 5.000.000 de francs
TISSUS EN TOUS GENRES
GROS ET DEMI-GROS
TISSAGES À
Halluin, Wervicq-sud, Moen, Courtrai, Buenos-Ayres, Valparaiso
Maisons de vente .
Lille, Courtrai, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Flers-de-l'Orne, Rouen, Alger, Tunis,
Bruxelles, Tananarive, Buenos-Ayres, Valparaiso, Lima, Santiago, Rosario
Casablanca, Oujda, Hanoï
AEC 1 922-334
-
Sté anon. des Établissements Gratry, 1, rue du Pas, LILLE et 62, bd.de Sébastopol, PARIS (3ème) 
Capital: Sté an., f. en 1896, 5 millions de fr. en 5.000 act. de 1.000 fr., ent. lib.

Objet.
-Fabrication des tissus, leur [sic] teinture, apprêt. Dans les colonies et plus
particul. au Maroc, à Madagascar et au Tonkin, commerce des tissus de tous genres.
Maisons.
-Hanoï (Tonkin) ; Tourane (Annam).


                                                                                               Lie garage de la maison Gratry
                                                          ET SES ATELIERS POUR LES AUTOMOBILES PANHARD ET LEVASSOR
                                                                             (L'Éveil économique de l'lndochine,16 aoÛt 1922).

                      Nous avons déjà entretenu nos lecteurs de la maison, si connue et si française :Panhard et Levassor,
qui fut l'un des pionniers de l'automobile en France et qui, depuis, n'a cessé d'apporter de nouveaux perfectionnements
à la construction des voitures de tous genres, depuis les limousines les plus luxueuses jusqu'aux camions les plus robustes.
Cette maison est représentée depuis de longues années à Madagascar par la maison Gratry.
On voit encore circuler à Tananarive une voiture Panhard fournie il y a 21 ans par la maison Gratry. On pense bien qu'une
automobile administrative n'est pas soignée comme une automobile privée, et pour peu que les chauffeurs malgaches soient
cousins de leurs confrères annamites, ce record bat même celui du curé de Rainneville.
Nos lecteurs connaissent cette histoire. Dans le village saccagé de Rainneville, à quelques kilomètres au nord d'Amiens,
vit parmi les ruines laissées par les Allemands un humble curé de village qui, quotidiennement, visite ses paroissiens sur une
antique automobile aux roues hautes, cerclées de fer.
                  Lorsque les hordes germaines envahirent le pays en 1914, l'abbé Gavois s'échappa sur sa curieuse vieille automobile.
Lorsque les armées alliées repoussèrent l'envahisseur en 1918, le curé retourna sur la même machine vers sa cure en ruines.
Entre le prêtre et son automobile c'est un attachement qui est presque de l'affection. Trop pauvre pour acheter une
automobile, pendant deux ans il avait prié Dieu de lui en envoyer une. Saprière fut exaucée sous la forme d'un riche amateur
de sport qui, fatigué de la voiture qu'il avait achetée chez Panhard et Levassor, cherchait à s'en débarrasser pour une
petite somme. Cette automobile a maintenant 26 ans ; et, comme le prouve sonnurnéro, est la sixième machine sortie des
ateliers Panhard et Levassor. Elle est laide, elleest lente, elle est bruyante, si l'on en juge par comparaison avec ses soeurs
modernes, mais elle continue à rouler et elle a roulé tous les jours de son existence.
                   Comme c'est la plus vieille automobile du monde n'ayant jamais cessé de servir, il fut suggéré de la placer dans un musée.
Pour tenter le curé, une Panhard-Levassor moderne, rapide et silencieuse, pourvue d'un moteur Knight, lui fut offerte. Le curé l'admira fort.
Puis après un silence, il dit : « Pourquoi me séparerais-je d'une vieille amie ? ». Et la Panhard continue son service. La vieille machine sur
laquelle l'abbé Gavois continue à roulotter par les plaines et les champs de bataille de Picardie est l'ancêtre de la formidable famille des voitures Panhard-Levassor, dont les derniers-nés sont la 16 et la 20 chx avec le moteur Knight. Voilà ce que tout le monde pourrait lire
dans les luxueuses brochures réclames de Panhard et Levassor, si celles-ci n'étaient en anglais. Car c'est une croyance générale en France,
même parmi les hauts employés des plus grandes maisons de commerce ou d'industrie, que l'lndochine étant un pays nègre quelque part bien
loin au-delà des mers ne peut ètre qu'une colonre anglaise où l'on ne connaît d'autre iangue que l'anglais ;et de fait, la manie anglicisante que nous dénoncions dans un de nos derniers numéros semble leur donner raison, Tout ceci pour vous dire, chers lecteurs, que si vous vouiez, comme l'abbé Gavois, ou le Gouvernement général de Madagascar, une de ces impérissables Panhard-Levassor,il faut vous adresser à Hanoï, à la maison Gratry, rue de Balny.
                 M. Jaspar, le directeur,  a organisé pour la vente de ces rnachines un superbe garage et pour les réparations un atelier ultra-moderne, que dirige un technicien venu des ateliers Panhard :M.Jouhanean. Et comme, bien entendu, les rares réparations que nécessitent les voitures Panhard
ne suffiraient pas à occuper I'atelier, on y répare aussi les autres automobiles. Nous engageons vivement nos lecteurs à aller voir rue de Balny cette remarquable installation.
                Sur la rue donnent les magasins d'exposition d'automobiles et de vente de pneus et accessoires. Les ateliers et remises donnent sur la cour intérieure.Les ateliers comprennent une forge, un atelier d'ajustage et un atelier de réparations.L'atelier d'ajustage, dont les transmissions sont actionnées par un moteur électrique Giovanni de 6 chx. tournant à 1.700 tpm, comprend un tour parallèle d'1 m. 50, une scie à métaux, une machine à percer genre Barnes, une autre machine à percer avec plateau et étaux multiple, machines à mortaiser et à raboter, machine électrique à rectifier etc. Tout ce matériel provient des Forges de Vulcain, à Paris. La machine à rectifier est à elle seule une curiosité :elle permet de travailler les pièces qu'il serait autrement impossible de travailler au tour, elle amène l'outil fraise, meule, etc. aux parties en apparence les plus inaccessibles.
               L'atelier d'ajustage se continue par la salle de charge des accumulateurs à 5 ou 6 ampères en débutant sous une charge de 2 ampères.
               A l'atelier de réparations une intéressante innovation :au lieu d'une fosse creusée dans le sol, humide et sombre, réceptacle de poussières et de saletés, c'est une fosse aérienne à iaquelle l'auto accède par ses propres moyens par deux plans inclinés. Au moment de notre visite, on était en train d'y procéder à de menues réparations sur un camion automobile qui venait de battre au Tamdao un record  sensationnel, camion d'un type bien connu de tous ceux qui ont servi sur le front et destiné à rendre au Tonkin, en Annam et au Laos soit comme camion, soit comme autobus pour indigènes, d'immenses services.

(L'Éveil économique de l'lndochine,6 mai 1923

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