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Culte catholique

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En 1956, sur le parvis de l’église Saint-Hilaire d’Halluin,

 Mgr Henri Dupont, et à sa droite devant le porche, Albert Decourtray,

pour la consécration de l'église à l'occasion du centenaire. 

(Photos n° 1777)

 

Le Parvis de Saint-Hilaire

« Cardinal Albert Decourtray » ? 

 

 Il y a 60 ans, le jeune Albert Decourtray, originaire de Wattignies, est nommé vicaire à Halluin en 1951, durant un an. 

 

La paroisse Saint-Hilaire est alors l’une des plus vivantes du diocèse, et près de 5000 personnes assistaient chaque semaine aux offices. Le vicaire Decourtray âgé de 28 ans, qui parlait déjà inlassablement dans les réunions des mouvements de jeunesse catholique, de l’Action catholique, était aussi l’aumônier d’une école de filles, mais tenait beaucoup à être présent dans les familles touchées par la maladie ou la mort d’un proche.

 

Les anciens halluinois se souviennent de lui comme d’un homme attentif aux autres, toujours souriant et charmant.   

 

1er à gauche, Albert Decourtray, sortant de l'Eglise Saint-Hilaire, le 17 Juillet 1955,

après la cérémonie d'ordination de l'halluinois Ignace Vermeersch.

(Photo n° 10615)

 

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Eglise Saint-Hilaire Halluin.

Octobre 2002.

(Photo DD 8658  n° Img 675)

 

En 1956, devenu directeur du grand séminaire de Lille, Albert Decourtray reviendra à Halluin, pour la consécration de l’église Saint-Hilaire, à l’occasion de son centenaire.

 

 

 

Consécration de l'Eglise Saint-Hilaire Halluin,

le 19 Mai 1956 par Monseigneur Dupont,

à sa gauche, l'abbé Albert Decourtray

qui deviendra plus tard Archevêque de Lyon puis Cardinal.

(Photo n° 2970)

 

Vicaire général du diocèse de Lille, il devint archidiacre de Roubaix-Tourcoing. « C’est son contact avec les petites gens à, Seclin, Halluin, Roubaix qui lui a permis de devenir évêque » disait de lui son ami l’abbé Germain Dequae. Effectivement, il recevra l’ordination épiscopale, en la cathédrale de Lille, le 3 juillet 1971.

 

C’est à cette époque qu’il quitta le Nord pour rejoindre l’évêché de Dijon. Son attachement à ses racines nordistes ne s’était toutefois jamais démenti.

 

Il sera nommé archevêque de Lyon et primat des Gaules en 1981, vice-président de la conférence épiscopale la même année (il y restera jusqu’en 1987) puis accède au Cardinalat en 1985 sur décision du pape Jean-Paul II. C’est en octobre 1986, que l’ancien halluinois recevra Sa Sainteté, lors de sa visite en France et notamment à Lyon.

 

Premier cardinal depuis Jean Daniélou à être admis sous la célèbre Coupole du quai Conti, parmi les « Immortels », il avait été reçu à l’Académie française le 10 mars 1994, succédant au fauteuil du Professeur de Médecine  Jean Hamburger (Père du chanteur Michel Berger).

 

Le Cardinal Decourtray a écrit trois livres. Son préféré « Vingt-deux entretiens avec Raymond Sève » dans lequel, notamment, il raconte son passage à Halluin avec beaucoup d’enthousiasme « J’étais passionné » disait-il.

 

La maladie déjà, l’avait frappé au milieu des années 1980,  quand un cancer des cordes vocales l’avait contraint au silence pendant plusieurs mois. Albert Decourtray est décédé le 16 septembre 1994 à Lyon, des suites d’une hémorragie cérébrale ; il avait 71 ans.

 

Après l’inoubliable Achille Liénart, Albert Decourtray, par son exceptionnel parcours, est le second cardinal a laissé une empreinte indélébile dans le cœur de nombreux Halluinois.

 

A l’occasion, notamment, du 60ème anniversaire de son arrivée à Halluin, mais aussi de la préparation du centenaire du Diocèse de Lille (2013) où Albert Decourtray fut également Vicaire Général et consacré Evêque, l’Halluinois  Daniel Delafosse a soumis la proposition suivante (le 2/9/2011) à Monsieur Jean-Luc Deroo maire et à l’abbé-doyen d’Halluin Yves Billaut :

 

Dénommer le Parvis de l’Eglise Saint-Hilaire :

 

  « Parvis  Cardinal Albert Decourtray

 1923 - 1994 ».

 

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 Parvis Eglise Saint-Hilaire.

Octobre 2002.

(Photo DD 8657  n° Img 674)  

 

Le passionné d’Histoire locale souhaite qu’il soit entendu par les autorités compétentes, et  que cette proposition bénéficie de l’appui de la population halluinoise. 

 

2/12/2011 et 12/9/2013.

Commentaire : Daniel Delafosse        

 

 

 

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Statue de Saint-Alphonse

Eglise du Mont d'Halluin.

(Photo DD 8569  n° Img 609)

 

Alphonse-Marie de Liguori Docteur de l’Eglise Catholique est né à Naples le 27 septembre 1696. Avocat brillant puis prêtre, il fonde en 1732 la congrégation des Rédemptoristes pour l’évangélisation des populations les plus abandonnées. Il est l’auteur du très fameux « Les gloires de Marie ». Il meurt le 1er août 1787. Huit mois après on introduit sa cause de béatification. Il est canonisé le 26 mai 1839.

 

29/10/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

 

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L'autel de l'Eglise Saint-Alphonse,

(Mont d'Halluin) en 2003.

(Photo DD 8568 n° Img 608)

 

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Eglise Saint-Alphonse (Mont d'Halluin),

en 2002, avant sa restauration

extérieure en 2004.

(Photo DD 8567  n° Img 607) 

 

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L'Eglise Saint Alphonse

 (Mont d'Halluin),

 et le Presbytère en 1922.

(photo n° 2232)

L’église Saint Alphonse

 (Mont d'Halluin)... Historique.

Alphonse-Marie de Liguori Docteur de l’Eglise Catholique est né à Naples le 27 septembre 1696. Avocat brillant puis prêtre, il fonde en 1732 la congrégation des Rédemptoristes pour l’évangélisation des populations les plus abandonnées. Il est l’auteur du très fameux « Les gloires de Marie ». Il meurt le 1er août 1787. Huit mois après on introduit sa cause de béatification. Il est canonisé le 26 mai 1839.

 

L’abbé Alphonse-Marie Coulon, vicaire à Reckem, rendait souvent service à la paroisse d’Halluin.

Considérant que les Halluinois du Mont étaient bien éloignés du centre-ville, l’abbé Coulon désira pour eux une église. Cette église, il la désira tellement, qu’il y consacra toute sa fortune personnelle. Pour elle, il se fit même mendiant et manœuvre-maçon (il ramassait les vieilles briques provenant de démolitions). Et, c’est ainsi qu’en 1897 l’église fut presque terminée.

 

Mais c’est après beaucoup de tribulations que l’abbé Coulon réussit à faire don de son église à la commune d’Halluin, grâce à Félix Faure, président de la République. Ce n’est donc qu’en 1898 que l’église fut bénite et que le Mont devenait paroisse. En 1910 l’église fut enfin dotée d’un joli clocher dont on aperçoit la flèche de très loin.

 

Les habitants du Mont n’oublieront pas ce fondateur énergique qui s’était fait mendiant pour bâtir la maison de Dieu.

 

Depuis 2004, l’église a été entièrement restaurée aussi bien extérieurement, qu’intérieurement ;  cette rénovation complète s’est achevée en 2006. Ces travaux ont été pris en charge par la Ville à qui incombe l’entretien de cet édifice religieux, dont elle est propriétaire suite à la loi de 1905.

 

Historique complet mis à jour... cliquez ci-dessous : 

Halluin - Abbé Alphonse-Marie Coulon... et l'Eglise Saint-Alphonse du Mont... Suite et Fin 4/4 (Historique)

Halluin - Abbé Alphonse-Marie Coulon... et l'Eglise Saint Alphonse du Mont... Suite 3/4 (Historique).

Halluin - Abbé Alphonse-Marie Coulon... et l'Eglise Saint-Alphonse du Mont... Suite 2/4 (Historique).

Halluin - Abbé Alphonse-Marie Coulon... et l'Eglise Saint-Alphonse du Mont...1/4 (Historique).

 

 

25/10/2011 - 29/8/2021

Commentaire : Daniel Delafosse 

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Bénédiction de la chapelle rénovée

 de Notre-Dame de l'Immaculée Conception,

rue Henri Carette Halluin, le 18 Mai 1998.

  par le Curé-Doyen d'Halluin René Motte.

 (Photos n° 2385, 2386, 2387) 

 

René Motte s’en est allé…

Curé-Doyen d’Halluin de 1990 à 2002. 

 

Apprécié de tous pour sa gentillesse, sa simplicité et son dévouement, l'abbé René Motte est décédé à l'âge de 76 ans. Il a consacré sa vie aux autres et à l’Eglise.

 

Ses derniers mots auront été adressés à ses fidèles, une dernière homélie avant de tomber dans le coma. C’était le mardi 6 septembre 2011, l’abbé Motte célébrait la messe quotidienne à l’oratoire de Saint Martin à Bousbecque (Nord).

 

Hospitalisé à Lille ; il n’a pas survécu à une rupture d’anévrisme, et il s’est éteint le vendredi 12 septembre 2011.

 

La retraite des prêtres tombant à 75 ans, il avait rejoint le presbytère de Bousbecque qu’il surnommait en riant « l’antichambre du paradis » : « Il voulait être prêtre jusqu’au bout », confie sa filleule Muriel Thuilliez. « Il a toujours été très dynamique, bon vivant. Depuis son arrivée, il célébrait les messes en collaboration avec l’abbé Gérard Bogaert de Linselles, les baptêmes, des mariages… ».

 

Fils unique issu d’une famille catholique de Wattrelos (Nord), René jouait à dix, douze ans à célébrer la messe avec sa cousine. Lui entra au séminaire, et elle au couvent.

 

Ordonné le 22 décembre 1962, à 27 ans, il rejoint la paroisse de Croix, puis Wasquehal, avant de s’installer à Tourcoing. Là il est vicaire de Notre-Dame des Anges, puis curé de Sainte Anne au Brun Pain.

 

En 1990 il arrive à Halluin où il sera nommé doyen un an plus tard. Il doit alors gérer les paroisses des villes d’Halluin, Bousbecque, Linselles, Roncq et Neuville-en-Ferrain, jusqu'en 2002.

 

Cette année-là, il arrive à Quesnoy-sur-Deûle (Nord) et comme curé également de Frelinghien, Deûlémont et Warneton, jusqu’à sa retraite en Octobre 2010. Il assume également la responsabilité de la Fraternité des malades pour le diocèse de Lille, et il était aumônier du train bleu puis rouge de Lourdes.

 

Une proximité avec les malades, pour un homme qui a vécu dans sa chaire la souffrance : « Il était diabétique, il devait être surveillé toutes les nuits en cas de crise, et j’ai souvent appelé le SAMU » explique Muriel.

 

Et sa filleule poursuit : « Il était réputé pour ses homélies percutantes, en rapport avec l'actualité », qui loue aussi « sa simplicité, son écoute ».

 

L’homme laissera un très grand vide à Bousbecque et Linselles (Nord) dont les catholiques appréciaient les qualités, comme en témoignent les nombreux témoignages arrivés au presbytère. Malgré la maladie, « il rendait toujours service, il suffisait de sonner chez lui ». Pas étonnant pour celui qui disait : « il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime ». 

 

Les Funérailles seront célébrées ce samedi 17 septembre 2011 à 10 H, en l’église Saint-Martin de Bousbecque. Une veillée de prière, dans l’église, se déroulera le vendredi à 18 H 30.  

 

15/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

La Chapelle de L'Immaculée Conception... 

 

Belle petite chapelle située rue Henri Carette, face à la rue Francis de Pressencé.

 

Elle a été construite en 1876 par un patron de l'industrie textile, M. Loridan-Dupont, juste à côté de son usine. Restaurée une 1ère fois en 1973 par des bénévoles, qui auront du mal à rentrer dans leurs frais.

 

En 1998, le plâtre intérieur et surtout la porte donnaient des signes de faiblesse. M. et Mme Guy Desreveaux ont sauvé une nouvelle fois cette chapelle en gérant l'ensemble des travaux. Aidés d'une équipe de bricoleurs bénévoles, ils l'ont restaurée.

La restauration de cette chapelle fut à l'origine de la création de l'association De Kapelle.

La ville d'Halluin a apporté un soutien notable en implantant des bacs à fleurs et en dotant l'édifice d'un éclairage, ce qui lui donne un petit air coquet.

Appelée depuis ce temps la chapelle "à Guy", cette propriété communale fut bénie le 18 mai 1998 par M. le Doyen René Motte, en présence d'une centaine de personnes. 

 

Nous remarquons une façade originale avec des vitraux dans la partie supérieure. L'intérieur, très coquet, possède de belles statues, et est toujours fleuri par un membre de l'association.

 

Saviez-vous que nos ancêtres ont ainsi construit à Halluin, six Chapelles dédiées à la Vierge, sous différents vocables :

 

Chapelle Notre-Dame de la Lys  -  1788  -   qui se situe dans la zone industrielle de la Rouge Porte. 

Chapelle Notre-Dame du Perpétuel Secours  - 1844  -   (route de Neuville). 

Chapelle de l’Immaculée Conception  -  1876  -   (rue Henri Carette). 

Chapelle Notre-Dame des Affligés  -  1844  -  (rue Gustave Desmettre). 

Chapelle Notre-Dame de Grâce  -  2003  -  (route de Linselles). 

Chapelle Notre-Dame des Fièvres  -  1955  - (rue de la Lys).

 

Ce patrimoine est en grande partie rénové et entretenu par la dynamique association halluinoise  "De kapelle".

 

Le 21 Mai 2009, son Président M.  Jean-Pierre Polnecq n'était pas peu fier de présenter les réalisations de son association, lors de son dixième anniversaire . Avec cinq membres actifs et vingt huit sympathisants, le groupe a redonné vie, remis en état et entretient sept chapelles (la dernière dédiée à Sainte Barbe la patronne des Pompiers, installée en 2009, rue Abbé Bonpain, sur le site de l'ancienne caserne) et une trentaine de niches !

 

13/8/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

  

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Consécration de l'église Saint Hilaire Halluin,

 le 19 mai 1956 par Monseigneur Dupont,

 à sa droite, l'abbé Michel Cornil, et à sa gauche, l'abbé Albert Decourtray,

qui deviendra plus tard Archevêque de Lyon puis Cardinal.

 (Photo n° 2970)

 

L'Abbé Michel Cornil Vicaire Général,

 et Archidiacre de Roubaix-Tourcoing. 

 

L’abbé Michel Cornil est né à Halluin le 5 novembre 1914.

Il est ordonné prêtre à Lille le 2 juillet 1938, après avoir fait ses études à Paris, où il obtient son doctorat en théologie.


Mobilisé en 1939, il rentre à Paris en 1940.

En 1943, il est nommé vicaire intérimaire à Lille Saint-Etienne.

En 1944, il est professeur au séminaire de Merville, dont il devient le supérieur en 1953.

Chanoine honoraire de Lille en 1956, il est nommé en 1962, supérieur au grand séminaire de Lille et membre du conseil épiscopal.

A partir de 1968, il est vicaire général diocésain pour les services de séminaire et autres services de formation sacerdotale.

En 1971, l’abbé Cornil arrive à Roubaix comme vicaire général pour le diocèse et archidiacre de Roubaix Tourcoing.

Il restera de longues années sur ce secteur du versant Nord-Est où ses qualités d’homme et de prêtre ne cesseront d’être reconnues.

Trois de ses frères André, Emile et Gérard Cornil étaient également prêtres. Sa sœur Marie-Madeleine a tenu durant de nombreuses années l’épicerie située au carrefour des rues de Lille et Abbé Bonpain à Halluin.

L’abbé Michel Cornil, très connu des Roubaisiens et Tourquennois, décéda en 1994, à l’âge de 80 ans. Sa disparition laisse le souvenir d’un homme d’écoute et de prière.

 

23/8/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Entrée de la rue Abbé Bonpain Halluin,

 face au parvis de l'église Saint Hilaire (Années 1970 -1985).

L'épicerie Cornil (1ère Photo) transformée en Agence Immobilière (2ème Photo).

En face, la transformation de la façade de la Boulangerie-Pâtisserie Jean Vandebeulque.

(photos n° 4013 et 4038)

La Famille Halluinoise Cornil

Cinq  Frères et Sœur en Religion ! 

 

L’Halluinois Emile Cornil, décédé le 17 octobre 1943 à l’âge de 63 ans, et son épouse Valentine Carton, décédée le 17 avril 1973 à l’âge de 91 ans, ont eu 8 enfants.

 

Deux enfants Marie-Thérèse et Emile sont décédés en très bas âge. Cinq autres enfants se sont consacrés à la vie religieuse :

 

Elisabeth Cornil, en religion Sœur Marie Florence (1913 – 1973)

 

André Cornil, Curé Doyen de Croix Saint-Martin (1910 – 1974)

 

Michel Cornil, Vicaire Général de Roubaix-Tourcoing (1914 – 1994)

 

Gérard Cornil, Prêtre en Mission ouvrière, secteur Arras Ouest – Dainville (1921 – 1993)

 

Emile Cornil, Doyen de Lambersart  (1924 – 1999)

 

On doit à l’Abbé Emile Cornil, l’un des récits détaillés de la Libération de la Ville d’Halluin, du 30 août au 6 septembre 1945.

 

Madame Marie-Madeleine Cornil reste la dernière de la Famille ; elle réside toujours au centre ville d’Halluin. Elle a tenu durant de nombreuses années « l’épicerie fine » (notre photo ci-dessus) située au carrefour des rues de Lille et Abbé Bonpain de la commune.

 

22/8/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Chapelle Notre-Dame de la Lys. 

(Photo n° 1851)

 

Chapelle de la Cavale Rouge,

Notre-Dame de la Lys. 

 

C'est la plus ancienne des chapelles d'Halluin : Notre-Dame de la Lys, avenue de Lauwe (autrefois appelée chapelle de la Cavale Rouge en raison de sa construction sur ce chemin). Elle se situe dans la zone industrielle de la Rouge Porte sur un terrain qui appartient à la communauté urbaine.

Elle possède les proportions typiques de la Flandre rurale.  A l'abri des tilleuls dans un calme champêtre, elle incite à la détente.

 

Des découvertes archéologiques gallo-romaines viennent d'y être faites en avril 2006. Le fief et la Cense de la Rouge Porte appartenait depuis 1585 au Révérend Père Guillaume Hangouart qui en fit don au Collège des Jésuites de Lille en 1597.

Le Père Supérieur de ce Collège croit se souvenir qu'un pélerinage annuel avait lieu du Collège des Jésuites vers la chapelle de la Cense de la Rouge Porte (peut-être cette chapelle actuelle).

L'abbé Coulon, dans son "Histoire d'Halluin", signale la chapelle de la Rouge-Porte (ensuite Cavale Rouge) en 1788. 

 La porte de cette Chapelle est garnie de nombreuses signatures gravées au couteau en des périodes différentes. La statue ne semble pas être d'origine. L'intérieur, régulièrement entretenu, est coquet. 

 

Actuellement propriété de la commune, cette chapelle a survécu grâce aux bons soins de nombreuses personnes, notamment de l'association halluinoise "De Kapelle".

 

13/8/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Bénédiction de la Chapelle rénovée de Notre-Dame des Fièvres,

rue de la Lys, Halluin, en 2000.

(Ph. n° 2384, 4025)

  

La Chapelle Notre-Dame des Fièvres d'Halluin,

 restaurée en 1999 et bénie en 2000. 

 

La dévotion à Marie au Colbras remonte à 1490, selon des documents anciens. Ils parlent d’une chapelle à Nore-Dame-du-Tilleul ; une statue de la Vierge était probablement placée sur un arbre de 1377 à 1490, à l’emplacement dit de « l’capelle à berlires », route de la lys, au lieu-dit le Malplaquet. La statue est abîmée pendant la Révolution puis restaurée.

Et sur un plan d’Halluin datant de 1590 apparaît déjà la « chapelle des Fièvres » sur la route de Bousbecque.

Elle est reconstruite en 1955 par des industriels de la commune. Elle a été restaurée une dernière fois en 1999. Elle fut bénie le 2 juillet 2000 par M. le Doyen René Motte Curé de Notre-Dame de la Lys en présence de M. Alexandre Faidherbe Maire d'Halluin, des membres de l'ARARCO et d'une nombreuse assistance recueillie.

En bordure de la route, entouré de verdure, ce petit oratoire est construit en briques sous un toit pentu dont les planches de rives sont peintes en bleu clair. Un parvis dallé de pierres bleues le précède. Il est bordé par un mur de briques qui dessine au sol avec la chapelle un hexagone. Le dernier pan laissé ouvert permet l'accès des fidèles et des visiteurs.

Une belle croix en fer forgé surmonte cet oratoire. Au-dessus d'un ressaut de briques posées de champ, la niche centrale, grillagée en arc brisé saillant, abrite une statuette de la Vierge, Notre-Dame des Fièvres et une statuette du Sacré-Coeur.

Tout au long de l’année, des mouchoirs ou des rubans (« berlouffes » ou « berlires ») sont accrochés pour se protéger de la fièvre.
Superbement éclairée la nuit, la chapelle attire le regard des passants. 

 

La Chapelle provisoire Notre-Dame des Fièvres,

 de 1928 à 1931. 

 

En 1997, l’ancienne salle paroissiale Notre-Dame des Fièvres était entièrement rénovée par la Ville, pour servir de restaurant scolaire (où l’on pratique désormais la formule du self-service), et doter le Colbras d’une salle supplémentaire accessible à la population halluinoise.

 

Ce nouvel équipement municipal était baptisé salle « Pierre Declercq » en hommage à cet halluinois assassiné en Nouvelle-Calédonie, pour être allé jusqu’au bout de son idéal.

 

Tandis qu'un nouvel avenir se profile pour cette salle ; l'Halluinois Emile Dansette nous en conte le passé :

 

En 1928, l'abbé Dondeyne est chargé, par l'évêque, de la paroisse Notre-Dame des Fièvres. En attendant que l'église soit érigée sur un terrain appartenant à la famille Vandewynckèle, on construit une chapelle provisoire qui servira pendant 2 ans 1/2. Après la bénédiction de l'église en 1931, cette chapelle est devenue salle paroissiale.

 

Les anciens y évoquent le patronage des filles, celui des garçons, les répétitions de la chorale, les réunions de la JOC, du catéchisme ainsi que des cercles d'études du temps de l'abbé Dehont, curé pendant 23 ans. Au début de la guerre, en 1940, c'est là que les Anglais y installent leur cantonnement. La paix revenue, pendant de longues années, cette salle sert de classe maternelle, de cantine scolaire, de salle de gymnastique à "La Colbrasienne", de théâtre pour les comédiens halluinois ou de local aux scouts qui attendent un préfabriqué.

 

Et puis au fil des ans, les réunions de catéchisme, les vins d'honneur se font rares car la salle n'est plus fonctionnelle. Après certains travaux urgents (toiture et portes) effectués par la paroisse, la mairie en fait l'acquisition en 1997 et aménage l'intérieur.

 

Désormais les enfants y trouvent une cantine, les associations une salle accueillante. Une convention municipale règle l'utilisation de cette salle, qui, en 2011, est âgée de 83 ans.

 

13/8/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse