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Guerre 39 – 45

 

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Henri-France Delafosse,

en 1939.

(Photo 8896  n° Img 865)

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Photo de captivité de Mr André Gévaert, lors de la

visite d"un camion de la croix rouge française aux prisonniers.
Stalag VI C

André Gévaert est 3ème à partir de la droite, (sous le mot croix).

(photo n° 7665 -(1)

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Stalag VI C -

Prisonniers halluinois, la toilette dansune tourbière

remplie d'eau.

Abbé Catry,André Gevaert,André Nolf.

(Photo n° RP 7665(2)

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Stalag VI C.

Gym d'entretien des prisonniers français.

Photo n° 7665 (3)

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Stalag VI C.

Gym d'entretien des prisonniers français.

1er à gauche 1er rang : André Gevaert.

photo n° 7665 (4).

 

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Mr André Gévaert conduisait un tracteur sur rails, qui transportait les morts

à l'aller et la nourriture au retour. C'est à cette occasion qu'il est devenu malade

et a été rapatrié sanitaire fin 1943.

(photo n° 7666)

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Une vue du stalag de Bathorn, non loin du nord de la Hollande.

(photo n° 7667)

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(photo n° 4116)

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La procession du Congrès Eucharistique, en 1952,

 passe rue Arthur Houte.

(Photos n° 2488, 2489)

 

La rue Neuve devient...

 rue Arthur Houte, en 1944. 

 

Né à Halluin, le 11 Octobre 1875, M. Arthur Houte décède à Halluin, le 25 Août 1935, après une vie toute remplie de dévouement et de labeur. Sa devise était servir. Il mit ses belles qualités au service de ses frères de travail.

 

C'est en 1919, alors qu'il se trouvait avec sa famille, réfugiée à Bourges (Cher) que les syndicalistes chrétiens d'Halluin firent appel à son concours. San hésiter, il revint au pays natal. Il devint Secrétaire Général des Syndicats Libres, fonction qu'il remplit jusqu'à sa mort.

Sous son impulsion se créèrent des syndicats dans toutes les branches d'industrie et de commerce, et bientôt une vivante Union Locale couronna le tout. Mais les locaux s'avérèrent trop étroits ; Arthur Houte, si modeste pour lui et les siens, voyant grand quand il s'agissait de ses organisations syndicales. Il conçut un plan magnifique et travailla à son exécution. Une Maison des Syndicats vaste et bien agencée s'érigea sur l'emplacement de l'ancienne école des Soeurs, au 78, de la rue des Ecoles.

 

L'activité d'Arthur Houte ne se borna pas seulement aux Organisations Syndicalistes, mais à tout ce qui était local. En 1923, il soumit à quelques amis ses projets de création d'une coopérative ouvrière de production. Et la Sève vit le jour. Réalisation magnifique qui occupa à certains moments plus de cent ouvriers et ouvrières de l'industrie de la chaise.

 

Le problème de l'habitation ouvrière le tourmentait. C'est à sa belle activité que l'on doit, en grande partie, la création de la Coopérative d'Habitation à bon marché "Le logis familial", dont les maisons de la Rue Neuve (qui devient rue Arthur Houte), sont une belle illustration.

La Coopérative de Consommation et de Boulangerie "L'Epi", trouve en lui un ardent défenseur, et ses précieux conseils étaient écoutés. 

 

 

(Photo ARPH DD 25184  n° Img 249)

 

Mais la plus grande partie de l'activité de M. Arthur Houte était consacré à la Défense de ses frères de travail. Dans ce domaine, immenses sont les services rendus par lui à la classe ouvrière de notre ville. En dehors de l'action professionnelle, un véritable secrétariat populaire fonctionnait, dont il assumait la direction et la permanence. Des centaines d'ouvriers s'adressaient à lui pour débrouiller leurs affaires : dommages de guerre, loyers, etc....

 

En un mot, Arthur Houte fut un travailleur infatigable, au service du prochain. Aussi, ce labeur acharné, cette activité intense qu'il dépensa sans compter pendant les vingt dernières années de sa vie, usèrent sa santé pourtant robuste.

 

Arthur Houte, son épouse, et six enfants.

(Photo RP 11038) 

 

Il faut ajouter encore, qu'Arthur Houte éleva une famille de huit enfants. Il perdit son épouse en 1923, lors de la naissance du plus jeune de ses enfants. L'année suivante, c'est son fils aîné qui fut emporté par un mal terrible à l'âge de 14 ans.

 

On peut plus facilement comprendre dans ces conditions, de quel héroïsme a été capable cet homme, qui a laissé derrière le souvenir impérissable d'un grand homme de bien et d'un bon halluinois. 

 

(Photo DD 25182  n° P1290802)

 

Lors de sa séance du 20 Décembre 1944,

Le Conseil Municipal d'Halluin

a décidé de donner à la rue Neuve

le nom d'Arthur Houte. 

 

En Août 2015 :  A l'intersection de la rue Gustave Desmettre et de la rue Arthur Houte...

(Photo DD 25179  n° P1290801) 

 

...la rue Arthur Houte, à l'intersection avec la rue Jacquard...

(Photo DD 25180  n° P1290803)

 

...(ancienne rue Neuve)...

(Photo DD 25183  n° P1290798) 

 

... Prolongement rue Arthur Houte, jusque la rue de Lille (au fond).

(Photo DD 25181  n° P1290799)

 

 Voir aussi : 

 

Arthur Houte, Figure Syndicale Halluinoise (1875 - 1935).

Famille Arthur HOUTE

Syndicats Libres d'Halluin

Réunion des Syndicats Libres (C'était en 1925, "Halluin la Rouge" par Roland Verkindère).

Il y a 80 ans : Mort d'Arthur Houte

Il est à l'origine du Val de Lys : Portrait d'Albert Houte

"Espace Albert Houte" Inauguration en 2009. 

 

24/10/2011 - 31/8/2015

Commentaire et Photos : ARPH - Presse - Daniel Delafosse 

,

01185

Ets Rover, fabrique de machines à laver,
au  3/5  rue de la Libération,
 sur le site actuel du Foyer-Logement Val de Lys.
  (photo n° 01185)
Rue de la Libération... en 1944.
 
En sa séance du 20 Décembre 1944, le Conseil Municipal de la Ville d'Halluin composé de  :
MM. Casier Gustave Président de la délégation municipale, Dereus Charles, Myngers Albert, Veranneman Achille Vice-présidents, Amez Robert, Lenez Victor,  Rousseau Arthur,  Mme Dujardin Monique,  Mittenaere André, Delafosse Henri-France, Verkindère André, Parmentier Henri, Decraene Joseph, Vandekerkhove Julien, Huyghe Constant, Verkindère Gérard,  Detaevernier Pierre, et Delattre Etienne,  Bekaert Marcel  Membres de la Délégation Municipale.
 a décidé ce qui suit :
De donner le nom de la rue de la Libération à la rue du Moulin.
Plusieurs habitants d'Halluin ont formulé le voeu que la rue du Moulin soit dénommé Rue de la Libération pour les raisons suivantes :
1) Le monument aux Morts est érigé au droit de cette rue et de la rue de Lille. Il honorera non seulment les morts de la guerre 1914-1918 et de la guerre actuelle, mais encore des enfants d'Halluin qui sont tombés au cours des combats de la Libération.
2) La première grande réunion publique qui fut organisée par le Comité Local de Libération eut lieu dans une salle qui a accès dans cette rue.
3) Le bâtiment (Maison Lemaitre), qui forme angle avec la rue de Lille, fut un des principaux postes de combat durant les journées du 2 au 6 septembre 1944. En cette fin d'année 1944, il sert maintenant de Home aux soldats alliés.
Le Conseil Municipal donne son accord avec cette proposition, qui a le mérite d'émaner des habitants eux-mêmes.
10/9/2011.
Commentaire : Daniel Delafosse

03942

Pompiers en action, lors de l'incendie

d'une maison Cité Emile Verroye.

(photo n° 3942)

L'Halluinois Emile Verroye...

Succombe à ses blessures,

 le 6 septembre 1944.

Emile Verroye, né le 9 juin 1890 à Lille (Nord), se rendait à Menin (Belgique), le 2 septembre 1944.

 

Il rencontra des soldats allemands qui tiraient dans sa direction. Il voulut se réfugier dans un coin de rue, mais fut atteint d'une balle au ventre. Emmené à la clinique Molisson à Menin, il fut opéré, mais succomba suite à ses blessures, le 6 septembre 1944. Epoux de Dame Célina Decraene, Emile Verroye était âgé de 54 ans.

 

Son corps fut ramené à son domicile, cité Montebello à Halluin. 

Son nom fut donné à cette ancienne cité, lors de la séance du Conseil Municipal d'Halluin, le 20 Décembre 1944.

 

5/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 


02422

Une vue de la rue Georges Vanlaere (rue basse),

 près de la douane.

(photo n° 2422)

Les Halluinois Polydore Delaere et Georges Vanlaere...

Massacrés le 5 septembre 1944.

Polydore Delaere, né le 5 août 1893 à Roncq (Nord), faisait partie de la Résistance. Il avait accepté d'entreposer des armes chez lui, ainsi que des munitions, et faisait office d'armurier des Francs Tireurs Partisans.

Dès le 2 septembre 1944, il est dans les Forces Françaises de l'Intérieur et participe à toutes les actions. Brave ne connaissant pas la peur, il répond à ses camarades qui lui conseillent de se coucher, lors d'une fusillade dans le Bois Gratry : "Les Allemands sont mauvais tireurs, toutes leurs balles passent au-dessus de ma tête".

 

Le 5 septembre 1944, lors d'une action à Menin (Belgique), il est fait prisonnier avec un autre Halluinois Georges Vanlaere. Emmenés tous les deux vers Gheluwe (Belgique), ils sont lâchement massacrés.

Leurs corps sont retrouvés trois jours après dans un état épouvantable : mâchoires fracassées, poignets cassés, jambes broyées, coups de baîonnettes dans la région du coeur, une balle explosive dans la nuque.

Lors de la réunion du Conseil Municipal d'Halluin, le 20 Décembre 1944, le nom de l'Halluinois Georges Vanlaere fut attribué à la rue du Nord, où sa veuve et ses enfants habitaient.

Rue Georges Vanlaere...

Georges Vanlaere, né le 31 octobre 1922 à Menin (Belgique), était engagé volontaire dans les Forces Françaises de l'Intérieur, dès le 2 septembre 1944.

Il fut massacré avec Polydore Delaere, comme il est dit ci-dessus.

Il habitait rue Basse. Lors de la réunion du Conseil Municipal d'Halluin, le 20 Décembre 1944, son nom fut donné à ce qui était autrefois la rue Haute et la rue Basse.

L'Halluinois Georges Vanlaere avait 22 ans.

5/9/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse